Denis Bonzy

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  • 10/05 : les popularités éclatées

    Avec la crise, les Chefs d’Etats sont directement en première ligne. Les styles divergent. Les courbes de popularités aussi.


    Le plus exposé à des difficultés actuellement est le Premier Ministre Britannique distancé de près de 20 points à l’approche du scrutin Européen. Il est embourbé dans un scandale sur des remboursements de frais. Le Daily Telegraph publie presque chaque jour des exemples grotesques de remboursements de frais : nourriture pour chiens, barbecue … Sa Secrétaire d’Etat aux services sociaux s’est même fait rembourser … une cuvette WC.


    En Italie, Berlusconi demeure au top. Sa formation recueille 45 % d’intentions de votes et lui, à titre personnel, selon les enquêtes, sa cote de confiance varie de 60 à 72 %.


    Quant à Obama, la lune de miel s’allonge. Il est vrai qu’il y met le talent nécessaire comme le montre la vidéo ci-dessous.


  • 09/05 : Barack Obama en France le 6 juin

    Les services de la Maison Blanche ont confirmé hier que le Président Américain avait intégré une étape Française dans son voyage international de début juin. Le temps fort de ce déplacement sera le discours du Caire. Puis il se rendra en Normandie avant de se diriger sur l’Allemagne.


    Un Président qui cultive toujours la proximité comme le montre la vidéo ci-dessous lors d’un arrêt surprise à Arlington.


  • 08/05 : la Louisiane fait mieux que … Silvio Berlusconi

    Le Premier Ministre Italien est aujourd’hui à la une pour les critères de recrutements pour ses candidates au scrutin Européen de juin 2009. Les listes comprennent des « starlettes » particulièrement télégéniques transformant les réunions en plateau de concours de beauté.


    De façon assez surprenante, la politique Américaine se lance dans « la course » et fait même mieux que Berlusconi. En Louisiane, une actrice porno, Stormy Daniels explore une candidature pour les Sénatoriales 2010. Elle est née à Baton Rouge en Louisiane le 17 mars 1979. Elle constitue son comité électoral exploratoire sur des bases sérieuses qui font pour l’instant de sa candidature une démarche qui est loin d’être folklorique. Elle présente son parcours comme une forme de « business » comme les autres ni plus ni moins.


    La médiatisation de la politique provoque des évolutions bien surprenantes … probablement difficilement prévisibles il y a quelques décennies. Ce « sens de la nouveauté » traduit au moins une démocratisation des candidatures qui n’est pas nécessairement un mauvais point.


  • 07/05 : les banques ont-elles volontairement provoqué la crise d’octobre 2008 ?

    Le Center for Public Integrity a lancé hier une accusation grave : les banques ont-elles organisé la crise d'octobre 2008 pour faire éponger un système qu'elles savaient au bord de l'explosion échappant ainsi à des cascades de responsabilités individuelles ?

    Sur la base de cette étude, la Chambre des Représentants du Congrès US devrait créer une commission d'enquête pour examiner toutes les circonstances de la crise d'octobre 2008. Le projet concerne une commission très solide dotée de moyens importants sur le modèle de celle instaurée après les attentats du 11 septembre 2001.

    Selon le Center for Public Integrity, l'effondrement n'aurait pas été subi mais il était connu et aurait été programmé par des accords collectifs de façon à purger rapidement par le choc planétaire une situation connue des autorités bancaires qui auraient manoeuvré pour globaliser le dossier et échapper ainsi à des "épreuves individuelles" les rendant plus précaires.

    Cette version mérite d'être examinée de façon détaillée. Ce qui est sûr, c'est qu'il est surprenant et grave que des faits aussi importants ne fassent pas l'objet d'investigations sérieuses pour connaître la vérité.

    La France a longtemps porté une formule "coupable mais pas responsable" qui ironiquement indiquait que des fautes pouvaient être commises mais sans conséquence pour certains "privilégiés".

    Là les banques bénéficient pour l'instant d'une escalade dans cette déresponsabilisation puisqu'elles fonctionnent de fait sur la base du "ni coupable ni responsable". L'Etat Français éponge et passe au dossier suivant comme si les causes de cette situation constituaient un tabou. C'est une situation étonnante et inquiétante.

  • 06/05 : INSEE : la pauvreté progresse en France

    Dans son rapport publié ce jour, l'INSEE indique qu'en 2006, 8 millions de personnes en France vivaient sous le seuil de la pauvreté soit 13, 2 % de la population.

    En 2004, ce chiffre s'établissait à 11, 7 %. La pauvreté a donc augmenté en France.

    1 retraité sur 10 vit en dessous du seuil de la pauvreté…

    Ce sont des chiffres qui méritent une profonde réflexion. Bien davantage, c'est l'ensemble de la pyramide des salaires qui devrait être revue. Un pays qui accorde un taux horaire supérieur aux garagistes chargés de gérer les ennuis matériels qu'aux médecins chargés de la santé humaine … : voilà des chiffres qui en disent long. Il en est de même pour tant d'autres professions.

    Mais surtout, l'éventail des rémunérations a considérablement augmenté dans des proportions qui ne peuvent en aucune manière refléter un juste rapport entre les travaux en question.

    La proclamation sur le "modèle Français" en prend pour son grade avec un tel chiffre de progression de la pauvreté.

  • 05/05 : une opinion qui n’a plus le respect d’elle-même

    La situation actuelle de l’opinion publique Française traduit un « détachement » inquiétant. Les chiffres publics sont faux. Pour le 1er mai, les données ont varié de 1 à 3 pour le nombre des cortèges. Il y a un an, Fillon dénonçait les « caisses vides ». Un an plus tard, chaque semaine connaît une annonce d’un coût minimal d’un milliard d’euros … Il y a 3 000 emplois supprimés par jour mais si l’opinion devait parler de licenciements, elle ne pourrait citer que Continental, Caterpillar, Heuliez car aucune information n’entoure la réalité de la crise économique. L’Europe est très importante : la preuve Sarkozy a pu « contrer » la crise économique quand il exerçait la Présidence de l’Union mais à 30 jours du vote la campagne pour les Européennes ne démarre pas. Voilà autant d’exemples d’une opinion qui n’a plus le respect d’elle-même tant elle est accoutumée à subir n’importe quoi.


    En matière de « démocratie locale », il est en de même : appartenances politiques « oubliées » le temps d’une campagne, hausses d’impôts non annoncées, promesses aussitôt abandonnées …


    L’opinion publique Française s’est habituée à être mal traitée probablement parce qu’elle n’a plus le respect d’elle-même car elle n’entoure d’aucune conséquence pratique de telles méthodes.


    Cette situation est aussi rendue possible par des durées de mandats publics très longues. Aux Etats-Unis, les durées des mandats sont plus courtes et le poids de l’opinion reste plus grand. La campagne de mi-mandat (2010) a débuté et même celle de 2012 comme le montre la vidéo ci-dessous.


    La réduction des mandats publics pour évoluer vers des durées de quatre ans permettrait de revitaliser le poids de l’opinion tout au long de l’exercice du mandat et rafraîchirait le respect des engagements.


  • 04/05 : 65 % de déçus au moment du bilan des 2 ans de mandat de Nicolas Sarkozy

    Deux sondages sont publiés ce jour avec des chiffres qui méritent l’attention. 65 % des Français se déclarent déçus par la politique mise en oeuvre depuis mai 2007. 79 % des Français se disent angoissés par le chômage.


    Ces deux premières années sont marquées par 4 faits majeurs :


    1) la rupture de l’état de grâce au cours de l’été 2007 quand le « Président bling bling » a choqué une part importante de son électorat par des attitudes provocatrices,


    2) la détérioration des marges de manoeuvre avec la crise économique internationale,


    3) la comparaison avec d’autres leaders occidentaux : Nicolas Sarkozy souffre de la comparaison avec le leader de « charme » qu’est Obama ou « la gestionnaire humble » qu’est Angela Merkel. Il a du mal à dessiner sa voie entre de tels profils,


    4) la réforme n’a toujours pas impacté la France qui offre le visage d’une société terriblement bloquée.


  • 01/05 : quand la politique joue au moins le rôle d’ascenseur … financier

    Un débat s'est ouvert sur le rôle des élus, leur efficacité, leur implication durable sur les grands dossiers. Sous cet angle, le reportage de la revue "Capital" publié hier au sujet du salaire des élus mérite une attention particulière.Salaires élus

    Tout d'abord, pour ceux qui connaissent un peu la réalité des dossiers, il importe de préciser que les montants donnés sont incomplets. Par exemple, ils n'intègrent pas l'avantage de véhicules de fonction ; ce qui représente pourtant de 300 à 500 € par mois …quand on intègre l'essence, les assurances …

    Ensuite, même incomplets, ces chiffres montrent qu'il ya un réel problème dans le rapport travail / rémunération. Je passe sur le cas de JF Copé qui est député-maire, président de groupe à l'assemblée nationale : autant de tâches qui peuvent laisser penser qu'il y a matière à un plein temps. "Super Copé" est en plus avocat et il a perçu la dernière année 200 000 € d'honoraires à ce titre ! Il devrait dispenser des formations sur l'organisation d'un emploi du temps pour cumuler autant de tâches en 24 heures.

    Enfin, ces chiffres montrent qu'il y a aujourd'hui une véritable difficulté sur les salaires. Il est beaucoup question d'endettement mais il n'est pas question du niveau des salaires. C'est pourtant le véritable sujet. Combien d'élus se feraient la même rémunération dans le privé ? Et quelles postes devraient-ils occuper pour parvenir à cette rémunération ? Pour les salaires, il faut toujours regarder la comparaison par le bas. Pourquoi n'en serait-il pas de même pour d'autres secteurs ? Dans les pays scandinaves, les fonctions politiques sont quasi-bénévoles mais dans ce domaine la "comparaison par le bas" n'est jamais de rigueur …

  • 27/04 : 69 % d’approbation !

    ABC News et le Washington Post viennent de réaliser un sondage sur le bilan des 100 premiers jours de Barack Obama.

    69 % d'approbation, 54 % des sondés avouent que le Président fait "mieux qu'ils ne l'attendaient" … : tous les indicateurs sont au beau fixe.

    Cette enquête montre, si besoin était, que l'impopularité n'est pas automatiquement la soeur jumelle de la crise contrairement à ce que l'actuel Gouvernement Français laisse entendre au moment où un nouveau scandale bancaire d'ampleur éclate grâce à l'investigation de la presse.

  • 26/04 : Barack Obama toujours en plein état de grâce

    La Fondation Terra Nova a reçu dernièrement Howard Dean. Ce dernier, Chairman du Parti Démocrate lors de la présidentielle 2008, est revenu sur les caractéristiques de la dernière campagne présidentielle. Il a détaillé les incontournables du professionnalisme mais aussi les facteurs d’innovation. D’ailleurs, sur ce point, le rapport de Terra Nova est très instructif.


    A trois jours du cap des 100 premiers jours, le Président Américain est toujours en état de grâce. Pour 48 % des Américains, il leur « donne de l’optimisme », c’est dire son rôle emblématique.


    Il a apporté trois changements majeurs :


    1) de la suspicion à la confiance : sous GW Bush, tout était menace. Aujourd’hui, tout paraît chance y compris le déblocage des relations avec l’Iran, ce qui montre l’ampleur du changement,


    2) de l’amertume à la joie : de leader incompris comme seul « gendarme du monde » qui dot exposer en permanence ses muscles, les Etats-Unis dégagent la force de l’espoir par le respect de valeurs fondamentales.


    3) de l’arrogance à la tolérance : le partenaire qui « encombrait » est devenu l’ami qui sait écouter.


    Hier face à GW Bush, l’opinion internationale se disait « il va se fâcher« . Aujourd’hui, face à Obama, elle se dit « il va me séduire » et pour le moment ça fonctionne à la perfection.