Aujourd'hui, aux Etats-Unis, la Bourse plonge. Le chaos menace. La semaine prochaine semble capable du pire. En France, c'est le moral qui plonge. Le second confinement sera moins accepté. Une partie de l'économie risque de ne pas se relever. Mais surtout, deux socles culturels sont mis en cause par le terrorisme. Deux socles culturels essentiels. 1) L'intelligence c'est la nuance. La nuance, c'est ne pas juger en bloc. Or aujourd'hui, la nuance est contestée, presque délégitimée par la crainte d'être faiblesse. 2) Le catholicisme c'est le pardon. C'est le pardon qui fait que la condamnation à vie n'est culturellement plus concevable. Ou plutôt n'était plus concevable. Une vie devait permettre les secondes chances. Ces deux socles sont contestés comme rarement. L'esprit de guerre est en train de gagner du terrain. Et cet esprit ce n'est ni la nuance ni le pardon. Progrès pour se défendre ou enlisement tardif ? Un arbitrage personnel qui va s'imposer à chacun.
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Le Conseil Constitutionnel à son tour au centre d’une crise de fond
La Cour Suprême américaine vient de vivre une période très mouvementée avec les auditions pour la confirmation d'Amy Coney Barrett. Un volet de fond : les relations entre un Juge, le droit et ses convictions personnelles exprimées dans des cadres publics. La Juge proposée est une juriste universitaire d'une qualité professionnelle incontestée. Mais des déclarations de sa part l'exposait à des griefs de partialité sur certains sujets. En France, comment des personnalités politiques sans la moindre carrière juridique peuvent-elles voir leurs décisions s'extraire d'un sentiment d'a priori partisan ? Dans les réactions actuelles de l'opinion, c'est impossible. C'est toute la logique même de la composition du Conseil Constitutionnel qui est frappée d'une crise de fond.
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J – 14 : une audience jamais connue pour notre part !
Trump booste l'intérêt de la campagne 2020 dans des conditions inédites. Même aux temps de l'Obamamania, nos sites n'avaient jamais connu une telle audience. Pour ou contre, le personnage ne laisse manifestement pas indifférent. Un score très élevé de participation n'annonce le 3 novembre. Sur le terrain, la mobilisation bat manifestement des records.
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J – 17 : Amy Coney Barrett ou la démonstration manifeste que le droit mérite la lumière
"Les juges ne sont pas des figures royales" : cette formule d'Amy Coney Barrett est l'introduction d'une remarquable démonstration du rapport entre le juge et la règle de droit et la règle de droit et la décision politique. Une précision qui devrait inspirer de nombreuses réflexions en France où règne l'irresponsabilité des juges. Aujourd'hui pour qu'une décision de justice soit respectée, il ne suffit plus qu'elle soit rendue. Il faut qu'elle soit acceptée par l'opinion. Sinon le divorce est assuré. C'est une réalité nouvelle qui change la donne. Amy Coney Barrett montre, avec habileté, que le pouvoir judiciaire doit exister, rendre des comptes. Ses auditions font progresser l'image de la Cour Suprême comme du Sénat. Un moment bénéfique pour la Démocratie américaine au moment où sa présidentielle fait craindre le chaos.
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Louise Glück et la récompense de la « beauté austère »
Parfois trois mots résument tout. Quand Louise Glück a été récompensée, la formule de "la beauté austère" relève d'un génie du raccourci. Tout y est. Ses textes sur la mort sont probablement ceux qui correspondent le plus aux sentiments et aux questions qui sont les miens pour la disparition de proches. Des phrases très courtes. Des mots simples. Une écriture "brutale de simplicité" dans la réalité de sentiments. C'est ensuite le choix de la non exposition. Exister par son travail, par la qualité de son oeuvre et non pas par la course sur les plateaux médiatiques. Une récompense très méritée.
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Palantir et les multiples de Peter Thiel
Palantir revient à des cours plus prometteurs. Peter Thiel (l'un des actionnaires historiques de Palantir) est l'un des investisseurs les plus pertinents depuis plusieurs années en se spécialisant sur le créneau des entreprises de disruption : celles qui sont susceptibles de créer un nouveau marché. Avec Facebook en 2004, il a investi 500 000 dollars. Avec l'introduction en Bourse de Facebook (2012), entre ses cessions dès la cotation et celles à la fin du lock-up (délai de blocage), il parait avéré qu'il a vendu 20 millions d'actions sur les 26 millions qu'il détenait. Il aurait vendu à une moyenne de 20 dollars. Il a récupéré 400 millions de dollars ! Et l'intéressé procède toujours de la même manière. Le nominal est fixé très bas. Ce qui assure une très grande volatilité du titre et notamment par l'accès au grand public. La volatilité permet de multiplier les échanges (offres / demandes) sans trop plomber le cours par des cessions des actionnaires historiques. Au début, dès que les actionnaires historiques peuvent commencer à céder, ils cèdent massivement, ce qui ponctuellement tire le titre à la baisse. Les actionnaires historiques capitalisent alors leurs placements et le système s'auto-alimente ainsi pour de prochaines "aventures" d'entreprises. Il y a des échecs bien sûr dans les placements de base. Mais la rentabilité des réussites les compense très largement. Tant que l'accès à la Bourse en France ne visera pas une telle perspective, le devenir des start-ups restera très prisonnier des banques institutionnelles, très "frigides". Les "aventures" se vivront donc ailleurs en conséquence. Dommage pour les jeunes entrepreneurs français qui pourraient décider de rester en France et créer des emplois en France. C'est un frein considérable pour des entreprises émergentes à perspectives internationales.
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La beauté de l’abbaye de St Sever
L'émotion la semaine dernière de visiter une fois de plus l'abbaye de St Sever. La construction principale date de la fin du X ème siècle. Inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1998. 150 chapiteaux. Le grand orgue date de 1762. 6 ans de travaux pour un résultat majestueux. A visiter absolument.
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Palantir et son début atypique
L'une des règles de l'introduction en Bourse exposée dans toutes les écoles de commerce : fixer un cours d'introduction bas pour débuter sur des progressions attractives. Bref, le contraire de Palantir. D'où une question simple : le rebond c'est pour quand ?
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Ces prénoms qui sont un label de tempérament
Aujourd'hui, c'est l'anniversaire d'Achille Paoli qui fut Maire de la Verpillière pendant 19 ans et Conseiller Général de l'Isère pendant 13 ans. Au sein de l'Assemblée Départementale, il a été l'un de ceux qui m'ont accueilli avec la plus grande gentillesse. Achille avait le tempérament de son prénom : la solidité, un roc. Il ne s'embarrassait pas de longs développements. Le bon sens terrien était sa vraie boussole. Ses bretelles à motifs toujours originaux donnaient une touche d'humour. Le jour où j'aurai le temps, un sujet de livre m'intéresse : les prénoms, noms et proverbes populaires qui portent, volontairement ou pas, un sens symbolique fort vérifié dans les faits. Une galerie de portraits à écrire sous cet angle. Pierre (de Villard) a réussi dans … l'immobilier. Florence (Bouteille) a toujours été artiste sensible aux couleurs…. Quand mon père avait été hospitalisé avant son décès, la médecin s'appelait … Dr Colombe et l'infirmière en chef …Mme Pont… Pour Achille Paoli, son prénom est le vrai label de son tempérament. Tout son tempérament est dans l'histoire de son prénom. Fils du roi Pélée et de la Nymphe Thétis, Achille fut plongé à sa naissance par sa mère dans le Styx, le fleuve des enfers, afin de rendre son corps invulnérable. C'est de cet épisode que provient l'expression "talon d'Achille". Comme Thétis retenait son enfant par le talon, ce fut la seule partie du corps d'Achille qui ne fut pas en contact avec l'eau du Styx. Cette faiblesse lui fut fatale au cours de son affrontement avec Hector, lors d'un épisode de la Guerre de Troie. Il mourut quand Apollon lui tira une flèche dans le talon. Achille incarne, dans la mythologie grecque, l'idéal de l'honneur du guerrier. Achille Paoli est un "vrai Achille". Son seul "talon" est sa gentillesse y compris pour ses opposants. Une autre époque. Celle où les programmes comptaient, prenaient des heures pour être pesés dans le détail car ils devaient être … appliqués. Où l'entente était réelle et la personnalité comptait davantage que l'étiquette politique. Les manifestations comptaient une participation colossale comme les photos ci-dessous. Bon anniversaire Achille. Souvenirs d'une belle époque et je l'espère aujourd'hui la date d'encore nombreuses et heureuses années.
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Palantir : la surprise !
D'ordinaire, surtout avec un nominal bas d'action permettant des participations grand public, le parti pris, c'est de fixer un cours d'introduction qui assure une progression rapide qui sera la récompense des investisseurs de la première heure. Là ce ne fut pas le cas. Mais il faut noter le nombre élevé d'échanges de titres : plus de 123 millions ! Des actionnaires historiques ont probablement voulu capitaliser leur engagement de départ. Si c'est le cas, ils ont entraîne le cours à la baisse. Il faudra donc attendre quelques jours pour voir le nouvel équilibre. Si le cours ne repart pas à la hausse, c'est un message de doute du marché qui méritera d'être analysé avec attention sur le devenir même de cette entreprise valorisée à … 20 milliards de dollars.