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Jusqu’à quand les pertes, les dettes, les déficits peuvent toujours prendre l’ascenseur … ?
Lors des réunions avant l'introduction en Bourse d'Artprice, grâce à Martine Collonge, j'ai pu participer à de nombreuses réunions d'informations. Thierry Erhmann, brillant orateur très atypique, avait deux formules qui "secouaient' l'auditoire. 1) Il évoquait ses dernières rencontres avec Bernard Arnault et suscitait ainsi la confiance "si Arnault investit c'est un gage d'avenir ...". Et 2) quand il était question des pertes, Erhmann répondait " c'est le début. Les dépenses prennent l'ascenseur tandis que les recettes ont pris l'escalier. Mais demain, ce sera le contraire, les recettes prendront l'ascenseur et les dépenses prendront l'escalier car tous les gros investissements auront eu lieu ...". Cette semaine, Airbnb a été introduit en Bourse. Une progression record : + de 100 %. Lors du 2 ème trimestre 2020 pour un CA de 335 M de dollars, les pertes ont été de 400 M de dollars. Les pertes étaient de 340 M de dollars au 1er trimestre 2020. Et Airbnb est maintenant mieux valorisé que le groupe Marriott ! Une période où l'argent semble déconnecté des réalités. Comme la dette dans la vie publique française. La bulle grossit partout. Les pertes, les dettes et les déficits ne pourront pas toujours prendre l'ascenseur tandis que les bénéfices, les économies, les impôts resteraient dans l'escalier … du jamais vu !
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« Une conversation avec quelqu’un qui n’a pas souffert, c’est une perte de temps »
Cette phrase de Cioran résume particulièrement bien la période actuelle. Nous traversons une période de décomposition. Des hauts fonctionnaires à la totale sécurité de l'emploi (donc à la totale sécurité des revenus) garantie cassent des vies entières d'entreprises c'est à dire d'acticités par définition précaires donc fragiles. Et le tout dans une incohérence absolue. Une maladie qui serait venue de nulle part (un pangolin urinant sur une chauve-souris mangée par le benêt du voisinage !) : un scénario qui ne résisterait même pas à la superficialité d'une légende urbaine… Mais là, ce scénario doit être accepté sans le discuter. Puis cette discipline implacable parce qu'il faut s'adapter aux moyens hospitaliers. Il ne s'agit pas d'adapter les moyens hospitaliers aux nouvelles circonstances. Et tous ces chiffres lancés en échappant à la raison de base dont le rapport avec le nombre d'habitants, dont la relation avec le nombre de tests … Et tous ces comportements étrangers jamais évoqués dès qu'ils s'éloignent de la pensée unique officielle. Officielle car la "pensée scientifique" dégage une cacophonie bien inquiétante. Ces jeunes hauts fonctionnaires qui composent les cabinets ministériels ne se rendent pas compte des vies qu'ils maltraitent parce qu'ils n'ont pas connu la vie des risques, des doutes sur un chiffre d'affaire, sur le risque d'un investissement … C'est l'une des circonstances où le découplage entre le profil des décideurs et le sujet des décisions produit ses effets les plus négatifs. Comme hier, pas un mot sur la souffrance des familles des victimes. Un tunnel lugubre.
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L’idée de crise financière s’approche-t-elle ?
2 marqueurs méritent l'attention. 1) Quand le thème même de "crise financière" devient le sujet de conférences. C'est un signe majeur. 2) Quand des valeurs significatives de la Bourse ne sortent pas d'un effet yoyo sur une séquence temps assez durable, effet lié non pas tant à des messages contradictoires passés aux marchés mais à la volonté du marché de capitaliser ses ressources par précaution faute de croire à un horizon durable porteur. Ces deux marqueurs se mettent en place pour la première fois à ce point. Tournant qui mérite l'attention.
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Le décès de Gilbert Grindler ou la fin d’une époque où les entreprises avaient des racines …
C'est avec tristesse que j'ai appris ce jour le décès de Gilbert Grindler. Un nom tellement associé à la vie des entreprises locales. Dans le canton de Vif, pendant des décennies, on ne disait pas "prendre le car" mais "prendre le Grindler". Quand j'ai été élu Conseiller Général du Canton de Vif, l'une de mes priorités à été de renforcer les liaisons pour les scolaires avec les transports collectifs. Pierre Grindler a été un partenaire fantastique. Etudiant chaque proposition dans le détail. Effectuant des efforts considérables. En septembre, avec Jacques Menut et Georges Behague, alors mes adjoints, nous avons pris les transports Grindler pour célébrer les nouvelles lignes. Grindler c'est une Institution. Et je suis sensible à l'amitié durable qui me lie à Huguette Grindler. Le nouveau pont du Gua n'aurait jamais été possible sans les efforts personnels considérables de la famille Vicat pour enlever ce portique qui rendait impossible ce nouveau pont inauguré en mars 94 et qui changeait totalement l'entrée sur le Gua. Que de réalisations auraient été impossibles sans les conseils de M. Damier. Et la liste pourrait durer longtemps d'entreprises qui avaient des racines et qui faisaient des efforts pour leur géographie. Sur Vif, cette culture, c'est encore celle notamment des jeunes générations Fossa, Paul David ou Converso. Mais ce qui était la règle hier est devenu l'exception aujourd'hui. Cette évolution change la donne. Etre cadre supérieur dirigeant d'une entreprise, ce n'est jamais être le patron qui s'inscrit dans une lignée familiale et encore plus quand une entreprise porte son propre nom. La financiarisation a fait disparaitre cette "culture des racines". C'est une triste évolution. Dans les rares autres pays que je connais un peu (Canada, zone centrale des Etats-Unis), cette culture des racines existe toujours. Le small business act y contribue avec efficacité. En France, le SBA c'est le serpent de mer jamais passé dans les actes. La métropolisation tue les Communes comme la financiarisation tue les PME familiales. Une logique "barbare" qui sera payée très cher par les prochaines générations. L'Histoire ne doit jamais être réduite au seul passé. Elle porte tellement d'autres enjeux. Aux 4 fils de Gilbert, comme à l'ensemble de ces familles, j'adresse mes sincères condoléances et toute ma reconnaissance pour le sens profond du service public qui les a toujours animés.
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La France devient-elle le pays des interdits gravement discriminatoires ou la faiblesse des « gentils » ?
2 sujets de fond provoquent actuellement une fracture profonde grave. 1) Les désordres ou l'aveu d'impuissance de l'Etat. Comment un Etat peut-il mériter le respect s'il n'est capable que de sanctionner le citoyen fragile qui commet une faute administrative mineure au moment où le même Etat est incapable de faire respecter la loi par des délinquants notoires mais collectivement organisés. C'est un délit de faciès. Il vaut mieux être en bande sous la capuche à dealer dans un quartier délicat qu'être une bourgeoise au volant de son véhicule dépassant de 5 hm / h la limitation de vitesse. 2) Pour la crise Covid-19, le "tri" existe déjà. Et ce "tri" est incontournable car l'intubation n'est pas une "formalité" mineure. Il faut lire l'ouvrage de Marie de Hennezel quand elle évoqué ce volet. La mort fait partie du parcours de vie. Mais l'angoisse frappe d'abord les conditions de la la mort davantage que la mort elle-même. C'est davantage qu'une nuance. Etre au milieu des "siens" c'est ce qui est attendu par le "malade" comme par les proches. Et on devrait être LIBRE de prendre ce risque en toute conscience. C'est un interdit scandaleux. Comme l'interdiction de travailler alors même que des comportements irresponsables sévissent dans tant d'autres occasions. Les interdits discriminatoires sont aujourd'hui ceux qui frappent ceux qui adoptent des comportements sérieux et ne concernent pas ceux qui sont "hors système"., Quand ce fossé devient trop manifeste, l'interdit perd toute légitimité.
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Le retard peut-il se rattraper ?
Très intéressant débat actuellement sur deux volets essentiels. 1) Le décalage total entre les débats de la presse mainstream (presse grand public) et ceux de cercles d'intellectuels de sensibilités diverses : où en est la position internationale de la France ? 2) A cette question, une seconde interrogation, sur la base d'un constat unanime de retards, sont-ils rattrapables ? Il n'y a pas un retard mais des retards. Et selon les domaines, ces retards s'agrègent pour constituer un retard global. Ce retard est-il rattrapable ? Est-ce trop tard ? Et si c'est trop tard, quelles conséquences pratiques pour l'avenir ? Une tribune vient le 23 novembre de poser des questions de fond. Pour en prendre connaissance, cliquer sur le lien suivant : Retards. C'est un sujet essentiel qui va mériter d'être traité avec beaucoup de sérieux.
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Un livre remarquable !
A regret et avec une immense tristesse, la mort s'est imposée dans notre famille avec une très grande variété de situations. Quand j'avais 20 ans, je n'ai jamais imaginé qu'une telle variété de douleurs puisse exister. Avec le recul nécessaire et ces expériences qui laissent tant de traces irréversibles, c'est juste que les dernières semaines, quand elles sont possibles, voire même les toutes dernières heures, laissent un sentiment de l'indispensable. Cet indispensable est actuellement interdit pour de nombreuses familles. C'est un volet qui mériterait davantage d'attention collective. Et cette auteure, que je ne connaissais pas jusqu'à son livre sur F. Mitterrand, est un esprit remarquable. A lire absolument sur cette période qui passe tant de messages graves qui méritent l'attention bien au-delà des mesures administratives qui se succèdent dans l'incohérence la plus totale.
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Palantir : vers le 3 ème palier cette semaine ?
Fin septembre introduction à 9 dollars. 26 novembre : palier franchi du 25 dollars. La semaine prochaine sera-t-elle celle du palier à plus de 30 dollars ? Si c'est le cas, c'est un multiple de 3 du placement de base pour ceux qui ont cru à Palantir et qui ont résisté aux effets yoyo. Compte tenu du montant considérable de valorisation lors de l'introduction puis des volumes échangés, des capitalisations considérables sont intervenues. En pleine crise économique, combien d'entreprises ont permis un multiple de 3 en 2 mois pour le placement opéré ? C'est toute la relation aux introductions en Bourse qui doit être revue en France comme l'indique à juste titre le patron de Moderna. 60 dollars en juin. 120 dollars en novembre. Avec ses archaïsmes, c'est toute l'économie française qui est en train de se déclasser faute de moyens financiers levés pour faire des avancées majeures. Un des échecs de Macron que de ne pas avoir libéralisé l'accès à la Bourse.
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L’oeuvre de l’art : arrêter le temps
L'un des meilleurs souvenirs de mon enfance : quand les prêtres de l'Externat Notre Dame nous faisaient visiter les Eglises et nous détaillaient alors chaque élément de ces magnifiques constructions. Les Pères Anglès d'Auriac, Touchon, Labonardière et tant d'autres devenaient alors des références de culture. Ils dépassaient leurs statuts d'enseignants pour accéder à un "étage" supérieur de connaissance du spirituel, du sacré. Depuis cette époque, je visite minutieusement les Eglises lors de déplacements professionnels. L'une des plus belles c'est l'Abbaye de St Sever. Elle date de la fin du X ème siècle. Elle a été reconnue monument historique dès 1911. Elle appartient au patrimoine mondial de l'Unesco. Elle est sur le chemin de St Jacques de Compostelle. La rénovation effectuée ces dernières années dans cette Commune dirigée par un jeune Maire dynamique est une réussite fabuleuse. A visiter absolument.