Etre une maman. Avant le second dimanche de mai (dans 24 heures), qui est pour de nombreux pays dont les Etats-Unis, la date de la fête des mères, Patagonia met en ligne trois histoires de mamans. Superbe initiative. Des témoignages de tendresse mais aussi de force, de courage et de fragilité. Bref tout ce qui fait la nature féminine. Au moment où le sort des femmes (mamans ou pas) est si menacé par des violences, quelle belle initiative internationale. Au plus profond de nous, nous avons tous de magnifiques histoires de mamans que nous portons en permanence. Bravo Patagonia !
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L’agglo du vélo ou l’agglo des coups de com …
Je suis stupéfait par le décrochage croissant entre la réalité qui peut être constatée de bonne foi sur le terrain et des couvertures médiatiques manifestement fausses. Depuis quelques semaines, j'ai repris le VTT. La berge Ouest du Drac n'est toujours pas fréquentable. Sur les berges de la Gresse, après le parc Borel, des nids de chenilles processionnaires sur des arbres bas. Sur la plaine de Fontagneux, les ronces avec épines envahissent un parcours initialement bitumé. Sur tout ce secteur entre Claix et les Saillants du Gua, un seul point de ravitaillement en eau. Pas une seule halte avec des informations géographiques détaillées. La table panoramique à la frontière de Pont de Claix et Varces a été détruite et pas remplacée. Et par exemple sur la route de St Barthélémy du Gua, malheur au cycliste qui en pleine montée ferait un écart car les voitures, à pleine vitesse, frôlent au centimètre près. Pour faire ces parcours depuis près de 30 ans, je constate le délabrement d'année en année. Mais dans les médias, l'agglo est la reine du vélo. Pas partout malheureusement. Dommage !
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Rire grâce à l’autodérision
Ce soir sur C8 un film fabuleux. Pas la moindre ride : les monstres. En 1978, il a eu une suite : les nouveaux monstres. Du génie ! Des scènes de vie qui tournent à l'hilarité mais à partir de sujets sérieux, voire intemporels. Qui n' a jamais pris le temps d'imaginer qui serait à ses obsèques et dans quel état de vraie tristesse ? Qui n'a jamais souhaité aller dans l'arrière salle d'un restaurant ? Et la liste pourrait durer longtemps. En France, le rire grâce à l'autodérision n'est pas assez développé. Il y a trop d'arrogance permanente si bien que le rire est souvent au détriment d'autrui ou dans la vulgarité. Rarement au détriment de soi. Une des réussites de rire par autodérision en politique avait été en 2010 la campagne de Kristi Noem. Elle a alors gagné, contre tout pronostic, une circonscription électorale démocrate jugée ingagnable. Une vidéo a tout changé : voir ses enfants se moquer de ses tournages, des ratés jusqu'alors cachés et d'un coup tout explosait : les audiences, la sympathie et les … votes. Le jour où le rire en France grâce à l'autodérision aura pris la place qu'il devrait avoir l'ambiance deviendra rapidement plus légère et agréable. Dans notre famille, l'autodérision a toujours occupé une place pour le vrai fou rire. Il fut même l'un des temps forts avec nos fils. Et notre petit-fils semble sur la même voie avec un outil qu'il manie avec une dextérité particulière : le jet d'eau ! Rire positivement reste bien une merveilleuse vitamine …
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Les partis politiques ne sont pas éternels …
Les réactions sur l'accord en PACA sont très intéressantes. Pour l'opinion, les partis politiques sont éternels. Ce n'est pas la réalité. En France, le cimetière des partis politiques compte déjà le PCF passé en 30 ans de 20 à 05 % de l'électorat. Le Parti Radical qui était au coeur de la III et IV République et qui aujourd'hui est sur le plan national marginal. Des partis politiques meurent dans leur capacité à détenir principalement le pouvoir. En France, un parti politique n'a pas d'espoir sans présidentiable performant. C'est le présidentiable qui fait vivre le parti et non plus le parti qui donne naissance à un présidentiable. Des partis politiques meurent donc mais dans la discrétion et en douceur avec le temps sur une séquence de 20 à 30 ans. Ce qui est nouveau c'est l'accélération de cette séquence temps avec deux partis dans l'antichambre de la mort : les LR et le PS. Comme si pour la première fois à ce point, le pays à l'éclatement des partis devait vivre sur la base d'une réduction de ses forces politiques avec deux approches radicalisées sur des bases distinctes et un noyau central ayant vocation à rassembler les modérés. Le véritable clivage est désormais entre les modérés qui vivent dans la nuance et la durée comme repères incontournables de gouvernance et les radicaux qui vivent dans des blocs de certitudes et l'attente de résultats rapides. C'est le choc dans la quasi totalité des démocraties occidentales. Samedi dans l'Utah lors la Convention Républicaine, Mitt Romney, pourtant Sénateur de cet Etat, a eu les pires difficultés à s'exprimer. Les pro-Trump lui faisaient "payer" ses votes de faible solidarité. Là bas, l'enjeu n'est pas à la réduction des partis mais à leur explosion. Comment les modérés et les radicaux peuvent-ils cohabiter dans le même parti ? Les crises généralisées éprouvent manifestement les repères classiques de gouvernance. Nous sommes bien entrés dans un cycle grave de précarités multiples.
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La vérité est la nourriture de l’âme
La triste polémique sur la lettre ouverte de militaires montre, si besoin était, combien notre pays a perdu ses repères. Combien des divorces intellectuels peuvent être profonds. Quatre contradictions absolues ont explosé au grand jour. 1) Il est demandé à des militaires dont la vie a été fondée sur l'engagement de ne pas … s'engager. Ceux qui ont fait leur service militaire connaissent la distinction du terrain entre les "engagés" (militaires de carrière) et les "appelés" (militaires temporaires du contingent). On ne demande pas à quelqu'un qui aime s'engager de ne pas … s'engager. 2) Le militaire aime les cadres clairs. Il ne cherche pas à séduire. Pour lui, la vérité est la nourriture de l'âme. Parce que sur le terrain les bonnes décisions se prennent à partir de la vérité de faits. Aujourd'hui le politique est perçu comme un menteur permanent. Le divorce est donc inéluctable. Quand un discours politique débute, on imagine le sous titre : "mensonges à venir …" . 3) Les militaires aiment leur pays. Ils doivent même l'aimer au point d'accepter d'en mourir. C'est dire la place de cet attachement. A l'opposé, les politiques sont perçus comme des commerçants de l'élection. Ils ouvrent guichet. Ce n'est pas l'état du pays qui les préoccupe mais leur sort électoral. Sur de telles bases, le fossé ne peut que se creuser. 4) Et surtout le militaire aime le "frère d'armes", celui qui a connu la même situation que lui, la boue de la tranchée, la "balle qui siffle", la peur avant le saut en parachute … Que ce soit des femmes, caricatures d'une forme de bourgeoisie intellectuelle, qui lancent l'assaut contre des militaires, quelle faute ! C'est l'excès d'incompréhension face au terrain. Y compris vis à vis de l'opinion publique qui est pourtant désormais dans une culture du "tout se vaut" mais quand même avec encore quelques limites. Il leur suffisait pourtant de faire confiance à des fondamentaux comme la 317 ème section de Schoendoerffer (livre ou film) pour comprendre une mentalité qu'elles n'ont pas pu connaitre sur le terrain. Le philosophe Kant a eu une formule qui résume toute la situation actuelle "l'homme a le devoir de dire la vérité dans les déclarations qu'il ne peut éviter, quand bien même elles doivent nuire à lui-même ou à autrui car la vérité est la nourriture de l'âme". Un beau sujet pour les épreuves du bac 2021 si elles ont lieu … ?
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La beauté a le pouvoir de calmer
De nombreux commentaires accompagnent souvent un constat de beauté. Une facette est alors souvent oubliée : la beauté a le pouvoir de calmer. Un paysage sublime nourrit l'apaisement. L'image d'une belle relation entre une mère et son enfant suscite une grande sérénité intérieure pour ceux qui ont le privilège de l'observer. Et la liste pourrait durer longtemps. Par cet article, tous mes remerciements à La Manufacture d'histoires Deux-Ponts pour le n°2 de son magazine. C'est de l'art. Et la qualité du papier comme celle du graphisme deviennent alors la seconde peau de la qualité du contenu de l'article. Un contenu qui prend des pages parce qu'il y a des informations à délivrer. Bref, à l'opposé de la période actuelle qui manque tellement de beauté tant elle est marquée par la vulgarité et par la violence. Les deux s'alimentent d'ailleurs réciproquement. Vulgarité et violence sont tellement présentes qu'elles parviendraient presque à nous dégoûter de certains sujets comme le cinéma et sa triste caricature de la cérémonie des César 2021. Merci à cette entreprise de célébrer ainsi la beauté du papier et du travail bien fait.
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J – 58 : sortir les élections cantonales d’une indifférence qui n’est pas justifiée
La crise sanitaire écrase toute autre actualité. C'est dommage qu'il en soit ainsi. Parce qu'il y a d'autres crises importantes comme notamment la crise climatique ou celle de l'insécurité. Mais aussi parce que d'autres enjeux importants passent au second rang de façon préjudiciable. C'est ennuyeux qu'il en soit ainsi par exemple pour les élections cantonales. Une Commune ne vit pas cloîtrée sur son territoire. Elle vit dans une intercommunalité et au sein d'un département qui constitue une racine historique. Conseiller Général (ou départemental), c'est une fonction très intéressante qui compte pour des sujets majeurs dont les collèges mais aussi les subventions destinées à corriger en principe les inégalités financières d'origine des Communes. Pour avoir exercé cette fonction élective de 1989 à 2001 (avant de ne pas me représenter en 2001 pour des raisons professionnelles et familiales), j'espère que les élections cantonales de juin 2021 sortiront vite de l'indifférence actuelle qui n'est pas justifiée à ce point.
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John Kerry : combien de tours du monde …
En France, souvent, être responsable public, c'est devenir "fonctionnaire bis" : une vie au bureau et seulement parfois sur le terrain tout particulièrement pendant les périodes électorales mais si peu en dehors des périodes électorales. L'engagement public de John Kerry c'est toujours le choix du terrain. Quand j'ai participé à son équipe électorale sur Boston, ce fut une découverte totale que cette présence permanente sur le terrain. Etre sur le terrain car le choix de ses collaborateurs était le critère de l'excellence pour gérer les dossiers. Et d'ailleurs son directeur de campagne de l'époque a connu ensuite une carrière professionnelle d'excellence au plus haut niveau dans le privé. Pendant des décennies, John Kerry a ainsi couvert une circonscription électorale immense. Puis les déplacements permanents à Washington, siège du Sénat. En 2002, il s'est engagé dans une primaire Démocrate pour la présidentielle. Et ce fut alors le tour de l'Amérique. Puis ce fut la campagne de 2004 : épuisante : quadriller les comtés des Etats-Unis. Ensuite, Secrétaire d'Etat (2012 – 2016) et là le tour du monde en permanence. Et maintenant, cela reprend pour s'occuper du climat. Impressionnant dans la capacité à vivre des déplacements permanents.
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Ces objets qui portent une Histoire
L'Opinel est né au bord d'un torrent au coeur des Alpes en 1890. Il est simple. Pour moi, il appartient aux objets qui portent une Histoire. Une tradition. Celle de mon grand-père qui avait toujours son opinel dans la poche. Celui de paysans qui m'ont fait découvrir les sentiers de montagne. Celui d'un cousin qui faisait toujours le signe de croix sur le pain avant de commencer un repas. Et cette liste pourrait durer longtemps. Le mien est toujours sur mon bureau. J'ouvre le courrier. Je taille des "crayons de charpentier" avec lesquels je note la couleur notamment du jour écoulé. Nos fils ont eu les leurs. Le moment venu, notre petit-fils Léon aura le sien gravé et avec la date de sa remise. Nous devons toujours garder des objets qui portent une Histoire. C'est la durée qui compte. Pourquoi la France va si mal actuellement ? Parce qu'elle est fâchée avec le temps long. Avec son Histoire. Avec sa littérature. Même avec la qualité de ses douces mélodies accompagnant des textes dignes d'une poésie. Les urbains perdent la tête dans l'accélération du temps. Les rurbains ne savent plus s'ils ont les repères de la ville ou ceux de la campagne. Aujourd'hui, le vrai temps agréable reste celui de campagnes où les villages ont gardé le sens d'hier. Dernièrement, lors d'un déplacement professionnel, lors d'un repas, j'ai eu le délice de voir des personnes sortir leur Opinel et retracer leurs séquences de vie avec. Quel moment agréable de voir des personnes honorant ainsi une séquence temps de leurs histoires familiales. Bien loin des modes passagères, éphémères. Il y a des objets qui portent personnellement et collectivement des sens bien plus importants que leur simple utilité immédiate.