Les tractations actuelles au sein des gauches françaises marquent, si besoin était, deux mentalités fortes. 1) l'empreinte de l'esprit monarchique cherchant à négocier à Paris son "royaume" en Province baptisé "circonscriptions" et 2) finalement même des "révolutionnaires" français sont des petits bourgeois d'abord préoccupés par la défense de leurs intérêts matériels. Ils ne peuvent imaginer le lendemain privé de son cortège d'avantages divers sur fonds publics : titres, indemnités, dotations d'Etat … Ils cherchent le "bon parti" comme des familles bourgeoises décadentes tissaient la toile à la vieille époque rassurées de placer leurs filles auprès du jeune prometteur. Les sentiments sont absents car les calculs occupent tout l'espace. C'est la culture héréditaire d'une adoption du cocon de celles et ceux qui ont perdu l'habitude de retrousser les manches pour gagner par eux-mêmes les fruits de leur travail. Ils baignent dans la culture du paraitre. Ils donnet souvent des leçons à la terre entière. Ils portent beau. Ils s'annoncent comme des "gens du bien" mais ils vivent, manoeuvrent surtout pour être des "gens de biens", ce qui est davantage qu'une nuance. On pensait qu'ils s'étaient engagés pour des idées et finalement sous nos yeux actuellement on découvre qu'ils se sont engagés pour des places. Pathétique malentendu. On pouvait espérer qu'ils aient l'héroïsme du combat quasi impossible. Ils préfèrent la retraite en rase campagne à la condition de tenter de sauver les ultimes apparences derrière des formules qui cachent la sécheresse des abandons. Dans la vie quotidienne, chacun croise, connait ou est parfois même contraint de voisiner avec des spécimens de ce type. Mais qu'une partie de la classe politique s'inflige un tel spectacle, c'est encore un autre étage dans l'affaissement collectif sauf à permettre d'extraire des tempéraments solides comme aujourd'hui Bernard Cazeneuve ou hier Michel Rocard. Même l'indignité sera bientôt usée à force de constater l'ampleur de déclassements collectifs ainsi banalisés. Irréel à ce point. Quand des comédiens se démaquillent, il y a des visages qu'il vaut mieux ne pas croiser.
Catégorie : Personnel
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La belle saison !
Toujours aussi belle saison pour apprécier la beauté des fleurs. Superbe météo cette semaine avec une jolie luminosité.
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#ReviensLeon : une campagne impossible en 2022 ?
27 mai 2015, une dizaine d'entrepreneurs lancent l'opération “#ReviensLeon” en référence à la publicité Panzani des années 1980 dont le slogan «Reviens Léon, j'ai les mêmes à la maison» avait marqué une génération : pourquoi chercher ailleurs ce qui est au moins aussi beau ou bon en France ? La France de mai 2015 pense qu'il est possible de bouger, d'innover, de créer, de libérer les initiatives… Comment a-t-on pu arriver à la France de 2022 où tout semble bloqué sans espoir ? Une campagne “#ReviensLeon” est-elle encore possible, crédible dans cette France de 2022 ? Pas sûr. La décadence c'est quoi ? C'est la vacance des idéaux. Le dégoût de tout. Les Français ne s'aiment plus. Ils détestent leur
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La Vème République : le deuil blanc !
La campagne présidentielle qui s'est achevée n'a pas été le match entre la droite contre la gauche, entre la modernité contre le conservatisme ou tant d'autres frontières qui ont structuré des choix anciens mais c'est la fin d'une compétition entre deux traits partagés par de très nombreux candidats : le mensonge et l'évitement. Le mensonge et l'évitement sont les deux vainqueurs de la présidentielle 2022. L'évitement a été le choix de la quasi-totalité des candidats face aux sujets qui posent problèmes : la dette publique, les services publics en crises, la désertification rurale, le fossé croissant des
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L’indicible …
Chercher à exprimer l'indicible : est-ce possible ? Surtout est-ce utile ? Il y a des moments où des fossés sont creusés changeant totalement la perception d'une tradition.
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Ces chansons qui changent les âges …
Un air, des mots, une référence … et hop des souvenirs remontent à la surface. C'est le cas pour moi actuellement avec la chanson de Lauren Spencer-Smith : "Fingers crossed". Une mélodie douce. Mais surtout ce titre : "les doigts croisés". Et retour dans mon enfance. A l'époque de la "petite école" selon la formule d'alors, j'allais à l'Ecole St Bruno. Nous habitions rue d'Alembert à Grenoble. Les jours d'examens, maman me passait toute son
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Salon des artistes peintres du canton de Vif : une très belle année !
Après deux années d'interruptions en raison de la crise sanitaire, Marcel Hugonnard est parvenu avec son équipe à mettre en oeuve un remarquable salon qui a été inauguré par Guy Genet, le maire de Vif.
Plusieurs artistes de
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Une opinion publique sous emprise ?
Refuser de poser les bonnes questions pour effectuer des choix sérieux, c'est d'abord une trahison de soi. La liberté a un prix : accepter de poser les bonnes questions car elles seules permettent d'apporter les bonnes réponses. L'emprise, sujet très à la mode, c'est l'isolement pour imposer un prisme qui altère la
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Cette révélation qu’est la paix !
La civilisation occidentale a perdu une partie de ses forces dans le "mal de vivre". Elle considère des avancées comme gagnées à vie se perdant alors dans la mélancolie d'autres objectifs à atteindre. Il y a ainsi une sorte de flemme permanente au bonheur conquis par les avancées de plusieurs générations souvent au prix d'efforts considérables. Cette mentalité d'enfants gâtés toujours en quête du
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Les vertus oubliées … ?
La guerre en Ukraine interroge chacun de nous sur deux valeurs essentielles : la vérité et le courage. C'est le positif de chaque crise : mieux apprendre à se connaitre. Sur la vérité, de façon générale, la formule d'Alexandre Soljenitsyne est juste dans de très nombreux domaines :" Ils mentent. Nous savons qu'ils mentent. Ils savent qu'ils mentent. Ils savent que nous savons qu'ils mentent. Nous savons qu'ils savent que nous savons qu'ils mentent. Et pourtant ils persistent à mentir !". C'est une période dramatique dans son rapport à la vérité. Plus le temps passe, plus la