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La « responsabilité du lampiste » : suite
@LesBulles1 a transmis l'article ci-dessous très détaillé sur des sujets de fond :Encore une fois, cette affaire démontre le point de putréfaction qu'a atteint le système.Une banque peut se servir d'un individu pour gagner énormément d'argent puis le jeter en pâture quand les choses tournent mal. Le tout avec la complicité d'un ministre des Finances (Sapin) qui se permet de traiter cet individu d'escroc …Une question importante se pose : pourquoi 1,7 milliard d'argent public a été versé à la SG en réparation partiel de son préjudice sans que la Ministre des Finances de l'époque (Lagarde)ne lui demande le moindre compte ? Il s'agit d'une faute grave mais tellement symptomatique.A une banque, on ne demande pas de comptes …Concernant Mediapart, son indépendance tient à son financement. Mais quand vous dites que les autres médias vivent des "aides publiques ou des les subventions diverses", vous passez sous silence que -
A quand la fin de la culture de la responsabilité du seul lampiste ?
En France, le "lampiste" désigne le subalterne qui endosse la responsabilité des fautes de ses supérieurs hiérarchiques. Toute la culture française est imprégnée par cette "logique" pour protéger l'institution qui, elle, est sacrée.
Tout le procès Kerviel est résumé dans cette culture alors même que, dans toutes les hypothèses, l'institution aurait dû être sévèrement sanctionnée :
– soit parce qu'elle ne surveille ses collaborateurs a fortiori dans les métiers les plus à risques,
– soit parce qu'elle cautionne les risques les plus absolus.
Dans les deux hypothèses, dans ce dossier, la responsabilité de l'Institution est considérable objectivement.
Aujourd'hui, les déclarations d'une fonctionnaire montrent l'éventuelle immensité d'un scandale d'Etat. Les déclarations montrent aussi les vrais remparts de la vérité.
D'une part, le journalisme dont c'est la vraie fonction. Un média qui gagne sa vie par les abonnements et pas par les aides publiques ou par les subventions diverses. Donc un média libre. Probablement orienté politiquement mais rien n'interdit à la droite d'avoir un média aussi impertinent et ancré à droite.
D'autre part, des fonctionnaires qui travaillent dans l'obscurité mais avec une déontologie exemplaire. Ce sont aussi les vrais partenaires de
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La vrai tournant de la présidence Hollande : la fonction politique tournée en ridicule
Derrière les actifs apparents d'une présidence qui font l'objet d'une forte communication, il y a des passifs sourds, discrets mais qui portent parfois des tournants encore plus forts que les actifs revendiqués.
La présidence Mitterrand a été l'arrivée des affaires en politique : fric, double famille portée aux frais des contribuables …
La présidence Chirac a été porteuse d'un passif fort : le début de l'impuissance publique cachée sous la bonhomie du consensus à protéger.
La présidence Sarkozy a été le début d'un débat politique violent : attaques sur la personne (taille, façon se d'exprimer …), réactivité permanente …
Quant à la présidence Hollande, son passif probable sera la fonction politique tournée en ridicule. Sa présidence est presque un concentré de tous les passifs antérieurs. C'est le quasi résumé des travers graves de chaque présidence évoquée ci-dessus.
Vendredi, le #NSdirect sur Twitter a été un marqueur d'une présidentielle 2017 qui s'annonce d'une violence glauque rarissime. La presse internationale a beaucoup évoqué le contenu de tweets.
Pour découvrir les tweets peu évoqués par
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Et vous, quel coin de paradis naturel vous voulez protéger ?
Patagonia commence à mettre en relief une application vouée à un grand succès. Plutôt que d'attendre des actions publiques qui n'arrivent jamais, et si les citoyens se mobilisaient pour défendre des coins de paradis naturels aujourd'hui menacés.
Josh Ewing donne l'exemple dans l'Utah.
C'est une action qui peut changer beaucoup de choses. Du concret et pas du baratin politique sans lendemain.
Cette initiative m'a été signalée dernièrement par
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Le cas Stephanopoulos et l’objectivité journalistique perçue
George Stephanopoulos est une star du journalisme politique américain. Il a été collaborateur de Bill Clinton à la Maison Blanche. Mais dès 1996, il est devenu journaliste auprès de la chaîne ABC. Et un journaliste progressivement vedette car sa connaissance de la politique par l'intérieur donne une vision très spécifique à ses analyses. Il s'était positionné comme journaliste et non pas comme chroniqueur partisan.
Depuis 48 heures, Stephanopoulos est en pleine tempête. La raison : la révélation d'un don de 75 000 dollars à la Fondation des Clinton. Un don dont il n'a fait état à personne ni à ses employeurs ni à "ses" téléspectateurs.
Et d'un coup, l'objectivité perçue de Stephanopoulos s'effondre.
L'objectivité "pure" n'existe plus à supposer qu'elle ait existé un jour (?). Mais il faut soit que l'objectivité soit perçue comme possible soit que la partialité soit reconnue pour entrer alors dans la case des expressions d'opinion. Mais impossible d'être "entre les deux".
C'est quand même une décision saine que cette approche binaire claire. En l'espèce, il n'est pas reproché à Stephanopoulos de ne pas avoir été impartial. Il lui est reproché que le don rende difficile son image d'impartialité auprès du grand public.
A force de ne pas respecter de telles règles, le journalisme français est entré en
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En France, voter sert à quoi ?
La démocratie française est dans le coma. L'abstention est le 1er parti. A quelques points près, un parti extrémiste au programme inapplicable en est le second. Cette situation peut paraître irréelle. Elle est pourtant tellement logique compte tenu des décalages d'une vieille démocratie qui ne fait pas le moindre effort pour trouver une nouvelle jeunesse.
Prenons 5 faits concrets de la semaine en cours :
1) Au Canada, dans le cadre des élections d'octobre, il y aura 5 débats publics contradictoires entre les leaders. En France, pour la présidentielle, ce chiffre est de 1. Comment tout contenir dans un seul débat : économie, société, international … ? Impossible. Ce débat unique devient de pure forme.
2) Dati a fait payer par les contribuables des dépenses intolérables d'achats vestimentaires "grandes marques". Que se passera-t-il en dehors de 48 heures d'agitation médiatique ? Rien. Dans 15 jours, au rythme actuel des scandales, l'opinion sera passée aux suivants.
3) En Alberta, Rachel Notley, nouveau Gouverneur, respecte ses engagements électoraux notamment au sujet de Keystone XL. Le changement se voit et tout de suite. Les citoyens savent ce que changer signifie.
En France, dans combien de Communes et de Départements, le changement se voit depuis les élections concernées ? Très peu. Tout est prétexte pour ne pas agir et tout est excuse pour expliquer que les blocages viennent d'ailleurs.
Parfois même les collaborateurs départementaux vilipendés hier par l'UMP dans l'opposition sont désormais les collaborateurs de … l'UMP suite aux victoires liées au suicide de la gauche. Mais il est vrai que l'actuel secrétaire général de l'Elysée n'est autre qu'un ancien ministre de … Sarkozy.
4) Aux Etats-Unis, sur un projet d'accord commercial, des sénateurs démocrates votent contre le projet présenté par le président démocrate. Ils donnent les raisons. Il n'y a pas de crise de
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Finalement, en France, être de gauche maintenant, c’est quoi ?
Chaque jour, j'attends avec curiosité le moment où des journalistes poseront la question suivante avec la volonté d'obtenir pour une fois une réponse claire : "finalement, en France, être de gauche maintenant, c'est quoi ?".
Les racines : la gauche française s'était constituée un corps de valeurs autour de thèmes simples : ne pas céder devant la loi de l'argent, combattre le commerce des armes qui tuent les peuples, ne pas se rendre chez un dictateur en omettant de parler des droits de l'homme, célébrer l'émancipation des femmes …
Les faits récents :
– Hollande oublie les détenus politiques par décision de Castro à Cuba,
– dans le même temps, Rebsamen oublie les femmes dans un marqueur officiel de progrès social des entreprises,
– mais aussi de ne pas célébrer les guerres par les ventes d'armes,
– mais avant, Hollande avait également oublié :
– d'émanciper l'économie de la finance d'affaires,
– de protéger les retraités de l'érosion du pouvoir d'achat,
– de sanctuariser les universités pour défendre le mérite par le service public de l'enseignement,
– de lutter contre
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David Cameron et l’autre visage de la pauvreté …
Nous avons reçu un commentaire qui figure dans l'espace commentaire de l'article sur David Cameron mais qui par le détail de son argumentation mérite une place au-delà des commentaires dans le cadre du nécessaire débat d'idées avec des positions très contrastées sur le fond mais avec des chiffres précis.
Cet article est le suivant :
Bonjour, Je vous remercie de ne pas avoir évité le débat sur la pauvreté qui est souvent enterré quand on parle des bilans de Cameron ou Schröder/Merkel.
Les fans des dirigeants allemands et anglais parlent toujours de taux de chômage en baisse mais jamais de taux de pauvreté en hausse. Or, comme vous le dîtes très bien, la pauvreté est l'ennemi numéro 1. Le but de la vie en société doit être le bien-être et le bonheur des habitants. Le dynamisme économique et l'emploi n'ont aucune valeur si la majorité des gens est malheureuse.
L'évolution de la pauvreté est donc un indice essentiel de la réussite d'une politique et de ceux qui la mènent. Et là, le constat est accablant pour Cameron.
"Une enquête récente indique que 17% des Britanniques pauvres travaillent à temps plein, un tiers des foyers n'atteint pas les trois critères de vie jugés minimum (manger, s'habiller, chauffer correctement son domicile). 18 millions de personnes ne sont pas bien logées, 5,5 millions ne sont pas correctement vêtues, et 20 millions ne sont pas chauffés correctement l'hiver."
Le nombre de banques alimentaires est passé de 66 à 420 depuis que Cameron gouverne le pays ! http://www.mirror.co.uk/news/uk-news/david-cameron-skewered-food-banks-5408164 On peut alors se demander comment, dans un pays où le chômage baisse, la pauvreté peut-elle être un tel fléau ?
La réponse est simple :
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La fin des Communes ?
La semaine dernière, la Fondation Concorde a publié un rapport remarquable sur un sujet de fond : les structures publiques locales. Et la Fondation de proposer de passer de 36 000 à 2 500 Communes et de 100 à 50 départements !
Comme c'est un sujet de fond sur une réforme, le rapport a été peu abordé dans l'actualité.
Mais le constat est pourtant simple :
1) L'Etat français est le nouveau pauvre du secteur public français. Certes, des économies sont possibles. Mais dans certaines fonctions, ces économies sont désormais une vraie remise en question de la fonction même : santé, défense, justice …
2) La dépense publique locale a explosé. Donc il faut chercher des économies. Les économies les plus simples et rapides sont les économies de structures en dégageant des synergies. D'où les propositions de la Fondation Concorde.
Mais ces propositions touchent au coeur du vrai système politique français : les titres et les indemnités des professionnels de la politique.
Tant que ces sujets seront laissés à la décision des intéressés, pas de crainte quant à la moindre évolution. Ce sont sur des domaines de ce type que
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David Cameron et la vraie pauvreté
Le billet d'hier sur Cameron a suscité de nombreux commentaires. Sur Twitter @Franc-Tireur-fr et @LesBulles1 ont posé une question de fond : défendre Cameron est-ce défendre aussi la situation sociale de la Grande-Bretagne ?
C'est une question de fond qui impose une réponse précise donc bien au-delà des mots limités de Twitter.
La vraie pauvreté n'est pas seulement une situation matérielle, c'est avant tout un "statut où l'espoir est impossible". Le mot "statut" montre bien qu'il s'agit d'un état figé. C'est justement cette vraie pauvreté contre laquelle Cameron a lutté en apportant de la fluidité à la société.
Pour moi, aucune doctrine n'est parfaite ni une ennemie absolue. En revanche, la pauvreté devrait être une véritable ennemie parce qu'elle est contraire à la dignité et au progrès humains.
Pour lutter contre la pauvreté, quatre mesures pratiques sont incontournables.
1) Un enseignement public de qualité qui assure la non-reproduction mécanique des inégalités financières ou culturelles. Cet enseignement public, c'est le passeport pour l'avenir de chacun. Quand j'ai exercé des responsabilités publiques, cette priorité a toujours été la mienne avec des investissements scolaires reconnus.
Mais pour l'Etat, et là Cameron a raison, il faut rehausser le statut des enseignants et cela passe par des revalorisations salariales majeures. Aujourd'hui, la part financière d'un métier est forte. Pour attirer les meilleurs, il faut les payer. C'est une logique que l'Etat devrait assumer en révolutionnant la grille et les critères de rémunération dans l'enseignement.
2) Les 20 premières années ne doivent pas déterminer toute une vie. Par conséquent, le dispositif de la formation permanente comme les critères d'évolutions des carrières doivent permettre des deuxièmes et troisièmes chances constantes. Regardons les cursus dans les entreprises britanniques et allemandes et comparons les "sortis du rang" avec la situation française : le fossé est considérable. Cette idée de la seconde chance est d'ailleurs celle qui avait inspiré nos propositions sur Grenoble sur l'effacement des dettes des précaires et le dispositif des cautions pour les entrepreneurs.
3) La meilleure aide pour les personnes traversant une passe difficile c'est de les aider à s'en sortir en devenant autonomes. La première mesure sociale c'est donc l'emploi. Tout le reste c'est de l'assistanat qui ne rend pas l'espoir mais qui fait devenir proie : la peur que les aides diminuent ou prennent fin. Sur ce point,