Denis Bonzy

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  • Le Préfet de l’époque qui avait droit aux gâteries de Nadia …

    Postillon automne 2015

    Le Postillon de l'automne 2015 est sorti. Et remarquable entretien avec Paul Weisbuch. Des formules chocs dont :

    "…

    on peut citer le préfet de l'époque qui avait droit toutes les semaines aux "gâteries" de Nadia ou des autres filles.

    … dans la magistrature soit vous faites carrière soit vous faites votre métier.

    … dans beaucoup de ponts à Grenoble se trouvent des corps de femmes …".

    Une présentation colorée, franche d'une facette de la délinquance à Grenoble. 3 pages grand format qui valent la lecture : claires, précises, incisives.

    Un article qui montre combien le papier garde une place à part dans l'information. Prendre la publication. L'ouvrir. Constater l'espace qu'elle prend. Prendre son temps pour découvrir un article, long, détaillé, bien écrit. 

    C'est cette qualité d'écriture qui fait la force du Postillon. Les rédacteurs ne sont pas "anti-système" mais à l'écart de tout système. Le titre sur Clinatec et les … singes qui ratent le prix Nobel, c'est ce décalage qui fait la force de cette publication. Il y a un moment où l'humour et la dérision cachent la violence des mots. Mieux l'amplifient encore davantage tout en étant moins visible.

    C'est l'une des forces de la "gauche de la gauche" grenobloise. 

    Ce fut l'une des clefs de la victoire de l'équipe de Piolle à Grenoble. Face aux "bourgeois gestionnaires" PS, aux apparatchiks UMP ou aux citoyens libéraux défendant l'individualisme, cette "gauche" a un grain de fantaisie qui donne un côté sympa, festif, hors système.

    C'est une donnée qui correspond au

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  • Prendre conscience de soi

    NYC marathon

    La vraie révolution actuelle en France ? La prise de conscience de soi. Historiquement, la France devait être la terre des libertés, donc la reconnaissance des individualités. Elle est devenue la "terre des petits soldats". Des citoyens bien formatés, voués à entrer docilement dans des moules :

    – le moule du politiquement correct qui interdit des mots à défaut d'interdire expressément des pensées,

    – l'embrigadement des partis politiques du moins ceux qui seraient voués à gouverner qui interdisent le large périmètre des audaces,

    – la décentralisation qui est la pire arme contre la démocratie locale quand elle transforme les citoyens en obligés par exemple de subventions ou d'autorisations de construire, loto moderne non encadré des Communes péri-urbaines ou rurales,

    – la télé d'Etat qui professe la bonne parole et où la critique éventuelle du pouvoir en place est à déchiffrer derrière le seul usage des nuances éventuelles,

    …

    Tout n'est devenu que moules à formater en France.

    Selon les géographies, il y a même un accent ou un "patois moderne". La banlieue porte son accent en bandoulière. Les Verts ont un patois, des mots sortis de nulle part et dont on peine d'ailleurs à imaginer où ils peuvent conduire : co-construction, participation citoyenne, citoyenneté à toutes les sauces…. Le pouvoir a aussi ses mots. Ainsi, le drame de la Gironde a fait découvrir "l'hommage républicain". Qu'est ce qui distingue "l'hommage républicain" de celui qui ne le serait pas ? Personne ne peut dire mais le moule des mots s'est encore imposé.

    Dans ce contexte, qu'est ce qui a changé ? La souveraineté individuelle numérique. C'est la vraie révolution par

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  • Elections : pire que l’enthousiasme, les colères sourdes

    Obama-St-Louis-Missouri 2008

    De scores électoraux ont été suscités par une vague d'enthousiasme irrésistible. Pour moi, dans ce cadre, le temps fort c'est la victoire d'Obama en 2008. J'ai rarement constaté une telle fièvre collective. A Denver, le 26 octobre 2008, tout est plein.

    Obama 2008 Colorado

    Dans le Missouri, toujours en octobre 2008 : 120 000 personnes ! A Boston, le quartier général local a déménagé pour installer ses bénévoles sur … 3 étages.

    Obama QG 03 11 08

    Toujours à Boston, à 3 jours du vote, persuadée que tout était plié, l'équipe de McCain range ses affaires pour fermer son QG en face du Palais du Gouverneur.

    La vague de l'enthousiasme était là : foules, bénévolats …

    Un vrai tsunami qui emporte tout sur son passage.

    Ce n'est pas la situation actuelle de la France. A l'opposé de l'enthousiasme, c'est la colère sourde. L'opinion ne s'exprime pas ouvertement mais son choix est

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  • Qu’a fait Jérôme Champagne pour être condamné à ne pas exister ?

    TV caméras

    La France est-elle devenue une usine caricaturale à formater les esprits ? C'est une question sérieuse et grave dans un pays qui se veut la "terre de la liberté". Prenons trois exemples actuels concrets.

    1) La FIFA : tout le monde suit à la trace la moindre déclaration de Platini. Valls devient même son "témoin de bonne moralité" … Mais qui a entendu parler de Jérôme Champagne ? Personne. Il est français. Il a réuni les parrainages nécessaires. Diplomate de profession, il a exercé des responsabilités éminentes. Il est officiellement candidat mais il est condamné à ne pas exister. Pourquoi ? Parce qu'il n'est pas "dans le système". Il n'a pas dû fréquenter les bons journalistes. Faire "copain copain" avec qui il faut. Payer la bonne agence de presse qui a le bon carnet d'adresses … C'est comme cela que fonctionne le système français : en circuit fermé.

    2) Les Régionales : une fois de plus, tout est fait pour fermer le jeu à trois : FN, Républicains, PS. Les autres n'existent pas. Ou si peu. Les citoyens vont voter sans connaître les nouveaux territoires mais pas davantage les programmes. Ou plutôt si une feuille de papier recto verso avec la profession de foi.

    3) Le fact checking :

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  • Ces villages où chaque vie a encore un nom

    Gers

    Le drame de Gironde porte des enseignements forts. D'abord celui de la beauté des villages de la France du Sud Ouest où chaque vie a encore un nom. Là où la vie de l'autre n'est pas un chiffre mais un visage. Un prénom. Mieux encore, un diminutif. J'aime l'humanité de cette France des villages où encore deux jours de cette semaine passés dans ces territoires m'ont montré une humanité terriblement perdue dans les grands pôles urbains.

    C'est le tournant raté de la France des 30 dernières années : ne pas avoir su ou voulu faire vivre l'esprit village dans les quartiers des villes.

    L'esprit village, c'est le respect des traditions donc d'une identité. Le respect du patrimoine notamment historique. Le respect du temps qui a gardé un rythme maîtrisé avec des temps forts de convivialité qui unissent. 

    Gers bis

    A chaque déplacement dans le  Sud Ouest, dans des villages de Gironde, des Landes, de Dordogne, du Gers … c'est un autre rythme. Voir des personnes garer rapidement leur voiture pour aller déposer un chèque sans se poser la question de

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  • Comment avancer quand l’opinion ne croit plus en rien ?

    Iowa

    Dernier sondage hier sur l'utilité de la conférence sociale annuelle. Réponse : perçue comme utile par 15 % de l'opinion. Que serait un commerce sans client ? Une entreprise sans le moindre chiffre d'affaires ? Un artiste sans spectateur ? … Impossible de durer dans la "vraie vie" !

    Mais en politique le décrochage le plus absolu ne produit aucun effet sur le titulaire du pouvoir. Tout s'aggrave, s'enkyste mais les titulaires du pouvoir bénéficient d'une durée immuable. Imperméables. Protégés. Le bunker qu'est la durée d'un mandat.

    C'est ce bunker qu'il faut remettre en cause par le pouvoir de révocation. Ce pouvoir de révocation existe dans de nombreuses géographies d'importance par exemple dans l'une des premières puissances économiques au monde qu'est la Californie. Donne-t-il lieu à des abus ? Non. 

    C'est l'une des mesures indispensables à introduire en France où le pouvoir présidentiel sans partage est immense.

    C'est la seule façon d'apporter une réponse à une question fondamentale : qu'est ce qu'une démocratie sans le peuple ? Où est la frontière entre une démocratie sans le peuple et une démocratie contre le peuple ? Une démocratie contre le peuple reste-t-elle une démocratie au sens fondamental du terme ? 

    Il serait temps de se poser et de régler ces questions.

  • Une chance de trop ou quels changement en moins ?

    Une chance de trop

    Belle audience pour le lancement de la série de TF1 (une chance de trop). Le livre d'Harlan Coben qui a inspiré cette série est remarquablement écrit. Il avait échappé aux lectures multiples de Marie qui, pour gagner du temps sur le suspens de TF1, l'a commandé aussitôt. Et livraison assurée, c'est la course pour découvrir le suspens.

    Constats simples :

    1) Belle relance d'un livre grâce à la télé,

    Alexandra Lamy 2

    2) Sur le fond suffit-il de changer le sexe du principal concerné dans le drame familial ou le changement est-il allé plus loin ?

    3) Est-il + agréable de tout découvrir ou de connaître déjà une

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  • Libérer la liberté d’expression en France

    Vincent Bolloré

    Pen International vient de lancer une alerte au Canada sur les menaces qui pèsent sur la liberté d'expression. En France, ce n'est plus l'alerte qui est de mise mais l'impression du faire part de décès. Tout est codé, ordonné, régimenté, réglementé, verrouillé.

    Les partis politiques ont les … "éléments de langages". Derrière cette formule : une réalité : répéter les mêmes mots validés par les chefferies concernées.

    Les médias ont … "les contraintes d'audiences". Chaque media a la grille des profils à ne pas offenser pour qu'ils restent sur le support.

    La PQR a ses annonceurs publicitaires.

    … : et la liste des obligés est longue.

    Prenons l'actualité récente. Morano a découvert les contraintes des "éléments de langages" quand ils ne conviennent plus au chef dont elle a été la porte-voix aveugle et docile pendant tant d'années. Dans le cadre des régionales en Languedoc, Dominique Reynié découvre la PQR bien éloignée du plateau de la 5 quand il était "l'expert supposé apolitique" mais désormais très étiqueté. La gauche annonce qu'elle va réformer le code pour mieux surveiller Bolloré sur Canal. Et pourquoi pas surveiller Pierre Bergé et Mathieu Pigasse quand ils sont actionnaires de supports d'informations ?

    C'est toute la liberté d'expression qui doit être libérée en France parce qu'elle a succombé sous le politiquement correct, les mots imprononçables, les modes éphémères, la bien-pensance courtisane et surtout la médiocratie qui s'est installée.

    Canal +, cela fait des années que je ne regarde plus tellement cette chaîne a été incapable de

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  • Enfin le charme discret de l’automne

    Ecureuil SPV

    Depuis quelques jours seulement, le charme discret de l'automne est de retour. C'est la plus belle période : le début de l'automne. Il n'y a plus l'agression de chaleurs torrides ni encore la rudesse du froid. La pluie donne le sentiment de nourrir la nature. Les brumes procurent du mystère aux paysages. Les couleurs des feuilles sont un spectacle fantastique. Il est possible de courir ou de se promener sans avoir la compagnie désagréable de mouches ou pire encore de taons. Bref, depuis mon enfance, c'est de loin la saison que je préfère.

    Ce qui m'a toujours agréablement étonné c'est aussi pendant cette période la capacité d'animaux à repérer leurs lieux de replis pour le froid qui s'annonce. Les merles viennent visiter les mangeoirs. Les oiseaux se sensibilisent en nombre aux lieux de graines et de graisses. Les campagnols consolident les nids. Cette année, nous en avons un (ou une ?) qui témoigne une vitalité extraordinaire à construire son nid. Marie l'a surnommé(e) "Vinci". Il ne lui manque que le casque pour symboliser la ténacité à l'effort. Et surprise, un

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  • François Pignon Président !

    Diner de cons 11 10 15

    Depuis quelques mois déjà et avec une nette accélération prend corps une nouvelle tendance : se moquer du système politique dans son ensemble. La dérision devient le bouclier des citoyens. Classiquement, le con a toujours eu une place à part dans le coeur des Français d'où la popularité de François Pignon. Le con n'est pas méchant puisqu'il ne pense pas au second degré. Il a même la réputation d'être sympa, le coeur sur la main. 

    Dans les circonstances actuelles, les citoyens ont conscience que la situation ne peut plus durer. Hollande et tout le système politique sont à un taux de désapprobation inconnu ailleurs. Une comparaison parmi beaucoup d'autres : Obama est actuellement "fragile" avec un taux d'approbation qui est plus du double de celui de Hollande. 

    Obama polls 12 10 15

    Face à cette situation, deux hypothèses : la violence des réactions ou la dérision par le recul. Les Français ont manifestement choisi la dérision par le recul. Ils ne se veulent plus dupes du "cirque politique" : les promesses jamais tenues, les chiffres toujours faux, les mots qui ne veulent rien dire, les mêmes têtes qui

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