Denis Bonzy

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  • Enfin la reconnaissance de la peinture figurative en dehors des artistes iconiques

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    Quelle satisfaction de constater que des peintres de la qualité de Bardone, Genis, Gaveau … gagnent progressivement la reconnaissance de la qualité de leurs oeuvres. C'est tellement mérité.

  • « C’est cela un grand film : tout est dans le détail »

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    Ce constat, c'est celui dressé par Bourvil dans le documentaire mis en ligne par l'INA sur les coulisses du tournage de La Grande Vadrouille. Un documentaire passionnant où l'on peut constater le souci du détail pour effectuer par exemple un salut militaire. Hier soir sur la 5, le plaisir de revoir "et au milieu coule une rivière". Et grâce à ce plaisir d'avoir regardé ce film à de nombreuses reprises, la satisfaction de découvrir toujours de nombreux détails : lumières, tenues … Revoir un grand film c'est ainsi pour partie le voir pour la première fois grâce à ces détails. Ce fut le cas hier soir. 

  • Les héros du quotidien

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    Elisabeth Brun est décédée. Elle était une héroïne du quotidien. Cette formule progresse en France. Aux Etats-Unis, elle a émergé en 2009 quand des candidates essentiellement ont changé le regard sur leur quotidien en affichant à juste titre comme cursus "maman, fermière, entrepreneure, épouse  …". Elles changeaient la donne. Faire face dans la vie quotidienne c'est un socle de confiance. Elisabeth Brun a appartenu toute sa vie à cette famille des héros du quotidien. Elle a gagné cette famille pendant la seconde guerre mondiale. Là aussi, une formule va résumer son action. Elle est celle de Churchill "en 1940, bon nombre des vrais héros ignoraient jusqu'à ce mot". Après la guerre, à Vif comme dans tout le canton, Elisabeth ("Lisette") a participé à toutes les cérémonies du Souvenir. Elle leur a donné une dimension affective particulière. Quand avec Didier Migaud, j'ai défendu son nom pour la remise de son premier ordre national du Mérite, à l'annonce, elle fut humble : "je ne l'ai pas fait pour ça" m'avait-elle dit au téléphone. Elle avait fait "tout ça" pour son pays prenant alors en pleine jeunesse des risques considérables comme agent de liaison de la Résistance et passant à vélo les messages les plus importants dans cette partie du Vercors "sous le nez" des allemands ne soupçonnant pas ce que cette belle jeune fille pouvait transporter : les héros du quotidien ! Sincères condoléances à sa famille et beaucoup de tristesse.

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  • Nos chiennes briard et la neige : une vraie passion

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    A son tour, Ottawa témoigne à la moindre occasion sa passion pour la neige. Toutes nos chiennes briard ont aimé la neige. Pourtant dans les poils de leurs pattes, de lourds grelots de neige se forment rapidement. Mais quand la passion est là …

  • « Mieux vaut en rire » : un titre particulièrement bien choisi

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    Le dernier livre de Bernard Saugey correspond particulièrement bien à son auteur et à une époque. A son auteur qui ne se séparait jamais d'un rire de nature à apaiser les conflits, prendre de la distance, relativiser les événements. A cette époque, comme président de la commission économie au sein du Conseil Général, je peux attester de sa mobilisation comme Président du Département en faveur de l'emploi. Et comme comme Conseiller Général du canton de Vif, j'ai toujours pu compter sur son soutien actif en faveur tout particulièrement des équipements scolaires : c'est à cette période qu'a été lancée la construction du Collège Jules Verne de Varces. 

    Quant à l'époque, elle est triste par son contenu tant elle tourne le dos à l'idée que le progrès de civilisation devait nous épargner les guerres de religions, les dramatiques épidémies, les violences … bref, tout ce qui fait notre quotidien. Mais ces réalités échappent tellement à la rationalité que le rire devient en effet un bouclier indispensable pour ne pas sombrer dans une tristesse infinie. Un livre à lire. 

  • Toujours se méfier des modes

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    En cette fin d'année si particulière, le cimetière des marques et de grandes chaînes américaines liées aux modes éphémères est nourri de nombreux arrivants avec la crise sanitaire.  Dans les années 80, Mark McCormack a été l'auteur de plusieurs ouvrages aux contenus intemporels pour les conseils d'entreprendre dont le suivant : "les produits c'est comme la conduite automobile. Si vous collez trop au véhicule de la mode devant vous, au moindre accident, il vous emporte dans le carambolage !". Tout est dit en peu de mots. La seule "mode" qui doit compter : des produits utiles durables avec lesquels on est bien. Avec cet état d'esprit loin de l'éphémère, le gagnant-gagnant est assuré. Le plaisir de constater actuellement la solidité de marques avec lesquelles je vis depuis déjà de si nombreuses décennies quitte à avoir été pendant de longues périodes en absolu décalage avec les modes d'alors. 

  • Deux ans déjà !

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    Ottawa s'annonce comme la probable chienne briarde la plus douce que nous ayons eue. Elle est adorable. 

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  • « Une conversation avec quelqu’un qui n’a pas souffert, c’est une perte de temps »

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    Cette phrase de Cioran résume particulièrement bien la période actuelle. Nous traversons une période de décomposition. Des hauts fonctionnaires à la totale sécurité de l'emploi (donc à la totale sécurité des revenus) garantie cassent des vies entières d'entreprises c'est à dire d'acticités par définition précaires donc fragiles. Et le tout dans une incohérence absolue. Une maladie qui serait venue de nulle part (un pangolin urinant sur une chauve-souris mangée par le benêt du voisinage !) : un scénario qui ne résisterait même pas à la superficialité d'une légende urbaine… Mais là, ce scénario doit être accepté sans le discuter. Puis cette discipline implacable parce qu'il faut s'adapter aux moyens hospitaliers. Il ne s'agit pas d'adapter les moyens hospitaliers aux nouvelles circonstances. Et tous ces chiffres lancés en échappant à la raison de base dont le rapport avec le nombre d'habitants, dont la relation avec le nombre de tests … Et tous ces comportements étrangers jamais évoqués dès qu'ils s'éloignent de la pensée unique officielle. Officielle car la "pensée scientifique" dégage une cacophonie bien inquiétante. Ces jeunes hauts fonctionnaires qui composent les cabinets ministériels ne se rendent pas compte des vies qu'ils maltraitent parce qu'ils n'ont pas connu la vie des risques, des doutes sur un chiffre d'affaire, sur le risque d'un investissement … C'est l'une des circonstances où le découplage entre le profil des décideurs et le sujet des décisions produit ses effets les plus négatifs.  Comme hier, pas un mot sur la souffrance des familles des victimes. Un tunnel lugubre. 

  • Le décès de Gilbert Grindler ou la fin d’une époque où les entreprises avaient des racines …

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    C'est avec tristesse que j'ai appris ce jour le décès de Gilbert Grindler. Un nom tellement associé à la vie des entreprises locales. Dans le canton de Vif, pendant des décennies, on ne disait pas "prendre le car" mais "prendre le Grindler". Quand j'ai été élu Conseiller Général du Canton de Vif, l'une de mes priorités à été de renforcer les liaisons pour les scolaires avec les transports collectifs. Pierre Grindler a été un partenaire fantastique. Etudiant chaque proposition dans le détail. Effectuant des efforts considérables. En septembre, avec Jacques Menut et Georges Behague, alors mes adjoints, nous avons pris les transports Grindler pour célébrer les nouvelles lignes. Grindler c'est une Institution. Et je suis sensible à l'amitié durable qui me lie à Huguette Grindler. Le nouveau pont du Gua n'aurait jamais été possible sans les efforts personnels considérables de la famille Vicat pour enlever ce portique qui rendait impossible ce nouveau pont inauguré en mars 94 et qui changeait totalement l'entrée sur le Gua. Que de réalisations auraient été impossibles sans les conseils de M. Damier. Et la liste pourrait durer longtemps d'entreprises qui avaient des racines et qui faisaient des efforts pour leur géographie. Sur Vif, cette culture, c'est encore celle notamment des jeunes générations Fossa, Paul David ou Converso. Mais ce qui était la règle hier est devenu l'exception aujourd'hui. Cette évolution change la donne. Etre cadre supérieur dirigeant d'une entreprise, ce n'est jamais être le patron qui s'inscrit dans une lignée familiale et encore plus quand une entreprise porte son propre nom. La financiarisation a fait disparaitre cette "culture des racines". C'est une triste évolution. Dans les rares autres pays que je connais un peu (Canada, zone centrale des Etats-Unis), cette culture des racines existe toujours. Le small business act y contribue avec efficacité. En France, le SBA c'est le serpent de mer jamais passé dans les actes. La métropolisation tue les Communes comme la financiarisation tue les PME familiales. Une logique "barbare" qui sera payée très cher par les prochaines générations. L'Histoire ne doit jamais être réduite au seul passé. Elle porte tellement d'autres enjeux. Aux 4 fils de Gilbert, comme à l'ensemble de ces familles, j'adresse mes sincères condoléances et toute ma reconnaissance pour le sens profond du service public qui les a toujours animés.