Denis Bonzy

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  • La belle période

    Denis Bonzy running

    La nervosité et le défaitisme gagnent actuellement trop de terrain. Chaque début de printemps est une chance à saisir. Les températures sont douces. C'est vrai qu'avec les contraintes de la crise sanitaire, les circonstances sont particulières. Mais cela reste une belle période dont il faut profiter avec délice : running, BBQ, VTT, les sorties des morilles … : autant de plaisirs simples parfois terriblement ignorés à tort. A plus forte raison quand la menace sanitaire rappelle les aléas imprévisibles de la vie si fragile. Cet hiver, même avec des températures froides, j'ai veillé à garder un rythme de running. Cela m'a parfois valu des remarques compatissantes pour des running en short. Maintenant, il suffit d'actualiser la play list et hop c'est parti … C'est surtout pas la période d'avoir la flemme d'être en situation de profiter de cette belle saison qu'est le printemps. 

    BBQ 24 06 18

     

  • Les chemins de l’eau

    MCB et enfants

    Aujourd'hui, c'est la Journée mondiale de l'eau. Depuis quelques mois, de nombreuses soirées sont consacrées à un projet de livre sur les chemins de l'eau. Un éditeur a déjà exprimé son accord. Avec Marie, dans nos nombreux voyages, l'eau a toujours été une compagne permanente : un critère des choix. Si bien que l'éventail des sélections possibles est large. Si j'avais 50 sélections à effectuer, quelles seraient-elles et pourquoi ? Des ruisseaux vigoureux de Boulder à la Charles River de Boston en passant par des lacs de montagnes en France ou des petits ports pittoresques de Provence ou les chutes Ste-Anne à Québec ou le vtt aux bords du lac Michigan… : où peut porter le chant de l'eau … ? Que chacun veille aujourd'hui à accorder une pensée particulière pour cette belle richesse naturelle si fragile qu'est l'eau. 

    Lac de montagne

    Boston 1

  • Quand arrive le jour où on commence à se questionner sur la présence de l’an prochain à la même date …

    Chatham 21 02 16

    Il y a actuellement des vidéos qui portent des émotions que chacun a connues. C'est le cas par exemple de la dernière vidéo de Simon Perkins (Orvis) au sujet de son chien Copa. "Quand elle avait 12 ans, je pensais qu'elle avait vu sa dernière saison des oiseaux, mais ensuite elle était de retour à 13 ans. Maintenant dans sa 14e année, je la regarde dans les yeux et elle me dit qu'elle a une année de plus. Elle ralentit mais elle n'arrête pas de me convaincre qu'elle peut se rendre à l'automne. .. ". C'est le message posté sur Instagram par Simon Perkin. Ceux qui ont aimé leurs chiens âgés connaissent ce tournant où l'on commence à se questionner sur la présence de l'an prochain. Les poils blancs ont gagné de l'espace. Le regard est rapidement plus fatigué. Des articulations ont perdu en mobilité. Ces moments où la complicité prend alors un sens si particulier du temps compté fait de douceur et d'une infinie tristesse. Bravo Orvis pour cette magnifique vidéo. 

  • Toujours se méfier des décisions qui ne respectent pas les racines …

    Le Grand Champ 2 27 01 19-min

    Une collectivité vit par son présent. Elle vit par ses atouts donc par son potentiel à venir. Mais elle vit aussi par le respect de son Histoire. L'Histoire a des volets positifs et parfois négatifs. Mais elle constitue un tout qui a forgé une âme commune. L'un des problèmes majeurs de la France actuellement, c'est qu'une partie croissante de la nation n'aime pas ce pays. N'aime pas son Histoire. N'aime pas ses racines. Ce mal être est profond. J'ai été très surpris quand j'ai découvert sur St Paul de Varces 14 élus décider qu'une "Commune dite porte" car elle permet sur le plan pédestre d'accéder au plateau du Vercors, que cette Commune décide de quitter le Parc Naturel du Vercors. Le Vercors c'est une Histoire : la Résistance. C'est un présent : l'un des parcs naturels. C'est un potentiel avec des bonifications grâce à la valorisation des parcs naturels. Cette Commune devrait être fière d'appartenir au Vercors. Non, d'un coup, la page est tournée comme s'il s'agissait exclusivement d'un acte administratif. Le divorce est prononcé le soir d'un conseil municipal. C'est une triste période que celle qui ne respecte pas à ce point les racines. 

    Vercors résistance 06 03 21

  • Le Charbonnier en pleine vitalité

    Rare et agréable de constater Le Charbonnier avec une eau aussi claire et vive. 

  • Ces compétitions perdues …

    Timberland DB 12 02 21

    Les concours de sauts dans les flaques de boue lors de promenades avec notre petit-fils laissent toujours des traces sur mes chaussures. Même avec mon plaisir à revivre les compétitions d'enfance, notre petit-fils gagne à tous les coups. La détermination à gagner n'est peut-être pas la même … ? 

  • Ces réseaux sociaux qui changent le regard sur autrui : le clic affinitaire ou l’effet loupe

    Courbet 10 02 21

    La sagesse populaire a une formule simple : "il n'est pas possible de tromper tout le monde tout le temps". Avec la fréquence et la récurrence des messages et des photos via les réseaux sociaux, cette formule est plus implacable que jamais. C'est le mérite des réseaux sociaux : des masques tombent y compris pour des noms médiatiques. Par exemple sur Instagram, les textes de Jean Marie Périer pour expliquer ses photos sont superbes. Il ne sait pas que photographier. Toujours sur Instagram, les réactions d'Alexandra Lamy sont d'un bon sens terrien assumé agréable à lire pour moi tandis qu'Elsa Zylberstein m'est devenue insupportable d'artificialité. Comme les messages de joueurs de foot ou d'acteurs exilés qui se prennent pour des "phares de consciences" à sens unique. Il y a des personnes non médiatiques qu'on a envie de mieux connaitre. D'autres qu'on regrette d'avoir connues en découvrant certains aspects méconnus hier. Pour les vedettes médiatiques, il y en a un qui a totalement gagné mon soutien : Julien Courbet. Marie m'a fait découvrir son compte Twitter et la façon dont il a parlé dans la durée de son chienne aujourd'hui décédée m'a rendu un inconditionnel de Julien Courbet. J'ai retrouvé les mots des émotions que j'ai connues lors d'épreuves de santé de nos chiennes. Et quand je vois Julien Courbet critiqué dans des réseaux sociaux, j'en suis à sévir sur ceux qui l'agressent. Irréel. Le clic affinitaire a pris le pas. C'est comme sur le plan local pour des personnes que parfois je n'ai pas rencontrées mais pour lesquelles je me retrouve dans leurs réactions, leurs choix … Les réseaux sociaux changent pour de bon le regard sur autrui. 

  • Voilà, c’est fait !

    IMG_9190

    Pour chaque Noël de notre petit-fils, nous plantons un sapin. Chaque sapin est doté d'un porte-clef avec le détail de la date de la plantation sous un étui plastique protecteur pour que la pluie n'efface pas la date Pour le sapin de Noël 2020, avec Marie, nous l'avons fait ce matin. Le gel de début janvier avait créé une contrainte forte. Là, avec la pluie et le redoux, la terre était bien disposée. C'est fait. Espérons que ce sapin suive le même chemin prometteur que ses prédécesseurs qui ont tous bien pris. A chaque plantation de ce type, une pensée particulière, toujours émue, pour maman avec qui, enfant puis adolescent, j'ai partagé tellement de plantations de ce type … 

  • Les vaccins et la stratégie du ketchup

    Peter Thiel

    L'échec des vaccins en France devrait mettre en lumière l'archaïsme de tout un système financier public et privé. Public, parce que les budgets de fonctionnement des collectivités publiques dévorent tous les produits des impôts au pays de l'imposition pourtant record. Donc l'investissement neuf est un parent pauvre généralisé à tous les niveaux comme l'affaissement de tous les services publics fondamentaux dont la santé et l'enseignement. Privé parce que la richesse privée est tellement jalousée donc haïe que tout est organisé pour le nivellement par le bas. Une situation annoncée par exemple dès le début des années 2000 lors des conférences de Leonardo Finances. Tout y est. La différence fondamentale : aux Etats-Unis, des capitaux risqueurs jouent leur argent alors qu'en France, des gestionnaires de portefeuilles dont les banques jouent l'argent des autres avec par définition un comportement moutonnier puisqu'il faut rendre des comptes et que le bouclier ultime c'est "c'est pareil chez les autres". Peter Thiel en 2004 a investi 500 000 dollars chez Facebook. Quelques années plus tard, après l'introduction en bourse de Facebook il vendait 20 millions d'actions et empochait 1 milliard de dollars. Il fait probablement actuellement la même "culbute" avec Palantir. Mais à côté de tels succès, Thiel énumère ses gadins et son choix : la stratégie du ketchup : on tape au cul de la bouteille, il ne sort rien et d'un coup toute la bouteille sort. Une acceptation du risque quasi hors culture en France. Avec sa culture égalitaire, on assiste actuellement à la décomposition du système français : l'égalité dans le néant avec un carcan administratif généralisé. C'est l'institutionnalisation du tampon jusqu'à la caricature même pour sortir de chez soi. Un pays exsangue. L'idée même de nation ne signifie plus rien : qu'est ce qu'être Français aujourd'hui ? Cela signifie quoi ? Le projet collectif est hors sujet puisque les citoyens sont des clients demandant toujours davantage aux guichets de l'Etat. La V ème République vit une totale crise de régime. Un symbole parmi d'autres : ce régime débuta avec Malraux à la Culture et maintenant c'est Bachelot au même ministère. Il n'y a pas d'échec des vaccins. Il y a la faillite d'un système qui n'a même plus la lucidité de reconnaitre sa faillite avec honnêteté. 

  • Les vrais héros de l’engagement : donner envie !

    Jean Louis Quermonne

    Jean Louis Quermonne est décédé. Pendant des décennies, il a incarné en sciences politiques l'excellence de Grenoble. Il l'a fait à la manière d'alors qui mérite l'attention. Il ne s'agissait pas d'être invité sur un plateau TV pour formuler l'expression choc qui fera la polémique du moment génératrice d'audiences. Il s'agissait d'appartenir au cercle d'auteurs d'éditions faisant référence intellectuelle (Dalloz, Thémis …). Il s'agissait d'être à l'écoute des étudiants  avec un dévouement discret, naturel fantastique, PROCHE. Pendant des été entiers, à leurs initiatives, gratuitement, Gustave Peiser et Gilbert Anton m'ont communiqué des sujets et apporté des corrections pour préparer le concours d'entrée à l'ENA. 40 ans plus tard, j'ai encore ces copies pour me rappeler si nécessaire combien il faut être à l'écoute des jeunes générations. Ils payaient les timbres pour le retour car alors les mails n'existaient pas. Ils avaient un niveau d'exigence d'honnêteté intellectuelle telle qu'ils annonçaient à l'avance que si nous devions passer à l'oral devant un jury auquel ils appartenaient, ils devraient alors se retirer et n'exprimeraient aucune opinion pour respecter la liberté totale de jugement de leurs collègues. Ils adoraient l'impertinence de pensée car le délice suprême reste de penser par soi-même à l'écart des modes, à l'écart des mimétismes de groupes, tout en structurant un cadre cohérent. Jean Claude Coviaux, heureusement toujours présent, en a été une caricature étincelante avec une pensée qu'il pouvait pousser jusqu'à l'absolu de l'opposé de ses propres convictions personnelles mais par le plaisir de voir jusqu'où un argument contraire pouvait être exploré. Il y avait une complicité adorable : Robert Viargues feuilletant son carnet d'adresses pour tenter de me rapprocher lors d'une affectation militaire lointaine. Une vie entière ces souvenirs parmi d'autres demeurent des socles. Ils ont été les vrais héros de l'engagement. Ils donnaient envie de suivre leur exemple. L'engagement nait de l'envie. Il s'alimente de l'envie. Il se nourrit de la passion pour des matières, lde a force d'un service public de l'enseignement, de la valeur dans la conviction profonde qu'il faut préparer les prochaines générations. C'est une grande tristesse que ce décès et une grande reconnaissance pour l'ampleur de leurs apports.