Denis Bonzy

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  • 12/12/08 : élections UMP 38 : où est l’Etat de droit ?

    Avec la multiplication des communiqués au sujet des dernières élections de l'UMP 38, on assiste à une "évolution" assez étonnante de la valeur de l'Etat de droit. Parce que des irrégularités frapperaient chacun des deux camps, elles pourraient être de nature à s'annuler par "compensation" en quelque sorte.

    C'est une logique inquiétante. Appliquée à d'autres domaines, elle consisterait à dire que quelqu'un qui fraude chez un commerçant qui fraude deviendrait impuni, un joueur de football qui marque un but à la main contre une équipe qui tacle trop haut doit voir son but validé, un automobiliste qui agresse celui qui l'a insulté est excusé par la faute de sa victime … La liste pourrait être longue d'exemples montrant au quotidien que cette "logique" est indéfendable.

    En réalité, cette situation dure excessivement parce qu'elle est un exemple de la détérioration de notre Etat de droit. Dès qu'il y a une irrégularité en matière de vote, elle doit être sanctionnée :

    * par l'annulation du scrutin si cette irrégularité a pu impacter le résultat. Là aussi, il faut prendre un exemple concret. En droit commun, si des votes par procuration n'ont pas donné lieu à des signatures à l'encre rouge et si cette irrégularité purement formelle excède l'écart entre les candidats, l'élection est annulée. C'est ce que nous avions vécu dans ce canton comme dans celui de Pont en Royans en 1994 et pourtant personne ne pouvait identifier le "bénéficiaire" de cette irrégularité car le vote est secret.

    * par la mise à l'écart de celles et de ceux dont il est avéré qu'ils ont "perdu leur âme dans la recherche de la seule victoire". A titre personnel, j'ai assisté le 15 novembre 2008 à des scènes hystériques inqualifiables et sans précédent enlevant à leurs auteurs toute légitimité ultérieure a fortiori en constatant la volonté de "banaliser" ultérieurement des actes qui ne peuvent l'être.

    Les prochaines semaines seront donc très instructives pour apprécier la réalité de la notion même d'Etat de droit appliquée à des actes d'un parti politique. Il appartiendra ensuite à chacun d'en tirer individuellement les conséquences nécessaires.

    Denis Bonzy

  • 11/12/08 : « tiens bon bruno … » c’est … nicolas

    Enorme buzz sur Internet aujourd’hui autour des dernières déclarations de Bruno Julliard qui aurait été appelé par Nicolas Sarkozy pendant les grèves du CPE pour qu’il « tienne bon ».

  • 11/12/08 : le classement qui en dit long sur l’opinion

    Google est le point de passage de près de 70 % des recherches conduites via Internet. C'est dire que son classement annuel des recherches les plus populaires repose sur un échantillon représentatif.

    En 2008, les requêtes les plus nombreuses en France ont concerné les mots suivants : 1) Youtube, 2) jeux, 3) yahoo, 4) pages jaunes, 5) orange, 6) facebook, 7) vidéo, 8) tv, 9) meteo, 10) ebay.

    Les mots qui ont connu la plus forte progression sont notamment : Deezer (site gratuit de musique), facebook … mais aussi "viedemerde" qui s'avère un site en pleine explosion de fréquentation où chacun confesse ses "petits malheurs quotidiens".

    Pendant la période du pétrole cher (été 2008), la recherche "panneau solaire" a connu des pics de recherches avant de s'effondrer à la rentrée …

    Ces informations sont toujours très instructives sur l'état de l'opinion. Ainsi aux Etats-Unis, la recherche qui a connu la poussée la plus forte fut Barack Obama suivie quelques places plus loin par … Sarah Palin.

  • 10/12/08 : la crise économique et la crise de l’information

    La Vèm République compte des échecs structurants. C'est le cas de l'information. Quel échec que d'avoir permis la création de monopoles régionaux d'information en matière de presse écrite. Quel échec de voir en 1986 la privatisation d'une chaîne de télévision confiée à un groupe de BTP lié à des marchés d'Etat. Ces mêmes liens frappent les groupes Lagardère et Dassault, autres "maîtres" de réseaux d'informations.

    Dans ce contexte global, il y avait peu d'espoir à placer quant au traitement de qualité de l'actuelle crise économique. Mais une nouvelle étape dans l'obscurantisme est franchie.

    Face à cette erreur unanime des banques, une ardoise a été payée par les contribuables et il faut "passer aux dossiers" suivants comme si tout était "rentré dans l'ordre".

    Aux Etats-Unis, dans des conditions qui mériteront d'ailleurs la clarification, il y a eu une victime pour "punir le système". En France, aucune responsabilité bancaire n'a été dégagée. Les départs sont souvent illusoires à l'exemple du Président des Caisses d'Epargne "parti" en … gardant des présidences de filiales exotiques très bien rémunérées.

    C'était la "faute au système" donc la responsabilité de personne.

    Les médias ont vite tourné la page retournant au quotidien de proximité.

    Le suivi de l'information, déjà rare en temps ordinaires, fait totalement défaut. Ce refus d'un véritable esprit critique est gravissime. C'est la définition même de l'obscurantisme. En l'an mille, on soumettait les "inculpés" au jugement de Dieu. Ils étaient torturés et, comme on considérait que Dieu venait toujours au secours des innocents, celui qui résistait le mieux était considéré comme … innocent. Celui qui succombait était considéré comme coupable puisque Dieu ne lui avait pas donné son aide.

    Ce qui est sûr c'est que les médias nationaux ont donné beaucoup d'aide pour que les responsabilités des déficits bancaires abyssaux ne soient pas posées. Comme les médias passent pour les dieux des temps modernes, c'est vrai que l'an mille n'est plus très loin …

  • 09/12/08 : étonnantes relations entre le Modem et le PS

    La ligne défendue par Ségolène Royal avait un mérite certain : faire évoluer le PS vers un parti social-démocrate ouvert à une alliance avec le centre, comme dans les autres démocraties modernes comparables. Ce choix, comme tous les autres est bien entendu contestable, mais il est probablement celui qui répond le mieux aux intérêts de notre pays qui doit pouvoir compter avec deux grands partis "modérés" capables de vivre des alternances douces, de travailler ensemble sur des dossiers majeurs, de partager une pédagogie de la modernité loin des clichés ou des revanches électorales permanentes.

    La ligne Aubry, soutenue de façon surprenante par les responsables isérois, reste repliée sur la logique de l'union de la gauche. C'est une "logique" d'ailleurs souvent contradictoire. A Lille, Martine Aubry gère avec le Modem. Mais "pour la France", elle préfère aller chercher les voix du côté de la "gauche de la gauche". C'est pour le moins incohérent.

    Le plus surprenant, c'est que les membres du Modem acceptent de voir ainsi leur leader déclaré comme "infréquentable" sur le plan national sans tirer la moindre conséquence locale.

    En réalité, il serait tellement plus sain d'oser annoncer publiquement que les alliances se font en fonction des simples enjeux de pouvoirs dans le pragmatisme le plus total. Si cette déclaration ne réhausserait pas le niveau de la politique en France, elle aurait au moins le mérite de la sincérité.

  • 06/12/08 : report de l’installation des instances de l’UMP 38

    Nous avions fait état à plusieurs reprises de graves agissements ayant frappé le déroulement du scrutin interne de l'UMP 38. A ce titre, les instances nationales reportent la proclamation des résultats dans 4 circonscriptions : 1, 2, 4, 6.

    C'est une décision exceptionnelle pour faire face à une situation exceptionnelle.

    Les conséquences pratiques d'une situation permanente de violence extrême dans un espace de vote ont produit des comportements probablement sans précédent à notre connaissance et qui conduiraient à l'invalidation incontestable du scrutin dans ces circonstances de droit commun.

    Ce report est une première étape. Des agissements graves devront être accompagnés de sanctions exemplaires dès l'instant que la matérialité des faits reposera sur des éléments incontestables dans le respect préalable du contradictoire. C'est la légitimité à terme des prochaines instances de cette formation politique départementale qui est en jeu à l'issue de ce processus.

  • 05/12/08 : où en est l’UMP 38 ?

    Il est désormais établi de façon incontestable que les conditions de déroulement du scrutin interne du 15 novembre 2008 ont été marquées par des incidents d'une extrême gravité. Une réunion à Voreppe est intervenue le 26 novembre avec la participation de près de 300 personnes qui ont toutes été affectées par des témoignages personnels précis faisant état d'agissements sans précédent.

    Les instances nationales sont manifestement ennuyées par cette situation qui se retrouve, avec une moindre gravité, dans d'autres fédérations.

    Il est certain qu'un parti politique doit montrer qu'il n'est pas au-dessus ou à côté des lois de droit commun et qu'il ne peut accepter que des militants soient exposés à de tels risques. Sans donner une quelconque prime à l'ancienneté de militantisme, il est tout aussi manifeste que des personnes âgées de plus de soixante ans ayant souvent assuré plus de 20 ans de militantisme bénévole et désintéressé ne peuvent être traitées dans des conditions comme celle exposées le 26 novembre.

    Pour l'instant, la situation semble donc bloquée. Il est certain que la décision prise par les instances nationales sera lourde de conséquences. Nous en rendrons compte précisément sur notre blog.

  • 04/12/08 : 40 M€ pour une issue très incertaine

    Après Annecy, Grenoble engage sa campagne de communication pour tenter d’obtenir les JO 2018. C’est une compétition difficile avec une issue très incertaine.


    Une compétition très difficile, car deux autres villes concurrentes ont des atouts importants. Nice est probablement la géographie la plus puissante en termes de dessertes, de capacités d’accueil mais doit asseoir la crédibilité de son domaine skiable. Annecy peut compter sur le nom magique du « pays du Mont Blanc » qui est la mecque de la montagne sur le plan international. Grenoble a l’avantage de expérience mais des handicaps techniques importants dont ses voies de communication et ses capacités hôtelières de luxe.


    L’issue s’annonce donc très incertaine. Il faudra compter avec des interventions politiques de l’Etat qui compte aujourd’hui beaucoup dans le processus de décision. Estrosi et Accoyer peuvent compter avec une proximité politique avec le Gouvernement qui est une différence avec Grenoble. De même, si l’union politique existe à Nice comme à Annecy, le Département et la Métro semblent plus en retrait par rapport à la Ville de Grenoble …


    C’est donc le début d’une compétition difficile qui est lourde de conséquences.


  • 01/12/08 : toujours plus haut …

    L'année 2009 va connaître une nouvelle hausse cumulée très importante des impôts locaux. La Métro a ouvert la perspective d'une nouvelle hausse significative. Des Communes ont fait de même. La fiscalité locale va donc amputer le pouvoir d'achat une fois de plus.

    En période de crise, c'est un choix grave. De façon cumulée, l'impôt local est désormais très lourd. Le faire peser encore plus sur le pouvoir d'achat, c'est un mauvais coup porté à la consommation, donc à la relance économique.

    Mais surtout, ces hausses montrent souvent la coupure entre le train de vie des collectivités publiques et celui des ménages ou des entreprises. Pour les premières, il est rarissime de constater que des économies soient possibles et pourtant il suffirait déjà souvent de modérer les ambitions de communication pour effectuer des économies sans conséquence préjudiciable pour des services publics …

    Pour les seconds (ménages et entreprises), l'adaptation est souvent obligatoire. Le niveau des produits n'est pas modulable d'une simple décision.

    Cette coupure, approfondie par la professionnalisation de la vie politique, traduit deux "mondes" aux comportements quasi-opposés. Le plus étonnant, c'est que lors d'une échéance électorale, l'opinion semble pour l'instant être accoutumée aux "hausses incontournables". Pour l'instant seulement ?

  • 29/11/08 : pour une réelle amélioration de l’offre en transports en commun

    Des manifestations sont intervenues pour que des modifications soient apportées à certaines liaisons de transports collectifs à l’exemple de la traversée de Varces Allières et Risset.


    La partie Sud du Canton de Vif ne bénéficie pas à ce jour d’une offre performante en matière de transports collectifs. Il y a de nombreuses explications à cette situation y compris des facteurs techniques objectifs à l’exemple des difficultés pour desservir une zone moins agglomérée que Pont de Claix ou Claix.


    Ce qui a été un tournant dans ce dossier comme dans d’autres, c’est que la renégociation des conditions d’adhésion à la Métro n’a pas été engagée, contrairement d’ailleurs à certains engagements électoraux dans certains cas.


    Cette renégociation devait être l’occasion irremplaçable pour poser à plat tous les dossiers et faire en sorte que l’appartenance du Sud du Canton de Vif à la Métro ne soit pas une « convenance politique » mais un réel intérêt dans l’évolution des prestations concrètes.


    Nous regrettons que cette occasion ait été manquée au printemps 2008 dans l’immédiate foulée des élections municipales. Si notre équipe avait été élue sur Vif, nous aurions proposé une telle discussion sur des bases concrètes hors de toute polémique partisane car l’examen des améliorations pratiques doit échapper à toute approche partisane. Un choix différent a été fait. Nous le regrettons.