Depuis l'automne 2009, aucune démocratie occidentale n'échappe à la sanction du pouvoir sortant. Aux Etats-Unis, le Mouvement Tea Party bouscule les habitudes et le Parti Républicain s'est refait une santé en Virginie, à Boston dans la circonscription de Ted Kennedy … Cette semaine, l'Allemagne et la Grande Bretagne voient leurs pouvoirs sortants sanctionnés. La crise est passée par là. L'opinion a besoin de sanction et elle utilise les votes pour montrer son mécontentement.
C'est une situation classique.
Face à la crise, les pouvoirs sortants ont souvent une double attitude. D'une part, ils paraissent auteurs de cette situation. Mais surtout d'autre part, ils paraissent paralysés, incapables de remises en question fondamentales. Le seul qui, pour l'instant, échappe à ce constat est Barack Obama qui parvient à surfer sur les mécontentements pour les endiguer et non pas les affronter. Mais surtout, il a déjà pris le cap de la reprise donc de la sortie de crise. C'est ce calendrier de sortie de crise qui sera ou pas son salut.
Dans ce contexte, la législative partielle de l'Isère est intéressante sur la méthode.
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