Denis Bonzy

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  • Denis Bonzy : péages urbains : la Métro de Grenoble roule à contre-sens

    La Métro vient de décider de lancer une étude pour que la traversée de Grenoble soit désormais payante. Une étude de plus après notamment celle sur la rocade Nord, celle sur les dessertes péri-urbaines, sur les PDU à perspective de … 30 ans.

    C’est une situation d’une extrême gravité tant les mesures prises s’éloignent des études déjà effectuées il y a plus de 20 ans déjà.

    1) Le véritable enjeu c’est l’aménagement des territoires et pas les voiries qui ne sont qu’un outil pour rejoindre un point à un autre. Or, il n’y a pas de débat sérieux sur l’aménagement des territoires à l’exemple de l’absence totale de programmation pluri-annuelle des lycées.

    2) Le péage n’est qu’une fuite en avant financière parce que les collectivités publiques de proximité sont en crise financière gravissime. Elles ont laissé une part trop forte au fonctionnement et n’ont plus les moyens de gros investissements.

    3) Cette étude de plus ne va rien résoudre. Ce n’est plus d’études dont l’agglo a besoin en matière de voiries mais de décisions. Dés études très chères ont accompagné le projet de Rocade Nord et après les études : rien ! Sans Rocade Nord, il n’y aura pas de ligne E du tram. Une réunion entre techniciens des agences d’urbanisme s’est déroulée début de la semaine 02. La position de l’Etat est simple : sans voirie suppléméntaire, il n’est pas acceptable de diminuer les emprises des voiries existantes déjà saturées ! Mais le projet de la ligne E est caricatural de la part du fonctionnement. Chaque Commune traversée par ce projet désormais virtuel va recruter des agents publics administratifs pour surveiller les conditions d’insertion. Comme si les services déjà recrutés ne suffisaient pas …

    La revue ci-dessous date de décembre 2005. Elle avait été consacrée à la question des péages urbains. Rien n’a bougé depuis. Si les équipements ne bougent pas, la population évolue. Prenons le Sud de l’agglo : dans le seul Canton de Vif, il y a actuellement près de 500 unités de construction en cours (collectifs + individuels). C’est une Commune supplémentaire en 3 ans ! Rien n’est fait pour adapter les voiries locales mais aussi les équipements publics.

    L’agglomération grenobloise est désormais dans la salle d’attente de la crise structurelle en matière de voies de circulation. C’est un choc terrible qui l’attend dans les prochaines années.

    Denis Bonzy

    Ancien Président de l’Agence d’Urbanisme de la Région Grenobloise

  • Dominique de Villepin à Grenoble aujourd’hui : cap sur les réalités du quotidien

    A l'occasion d'un déjeuner de travail, Dominique de Villepin a rencontré des responsables de PME dans le domaine de l'innovation.

    Il a écouté, proposé, questionné, répondu : bref, un échange dans la plus grande simplicité autour de questions concrètes qui sont autant de défis pour des PME, pour leur développement et parfois même pour leur survie.Villepin grenoble bis 28 01 11

    Des universitaires ont exposé les modifications attendues dans certaines filières.

    Une rencontre de travail sur les réalités du quotidien loin des envolées abstraites sans lendemain.

    Il faut féliciter l'organisateur de cette rencontre, M. Renaud de Langlade qui avait remarquablement composé le panel des expériences d'entreprises à présenter.

    Les participants ont été manifestement conquis par la capacité de dialogue de Dominique de Villepin comme par sa simplicité et son souci de vérité qui ont caractérisé cette réunion.

  • Jean Luc Mélenchon et le lycée Mounier de Grenoble : » parlez, le reste suivra ! »

    Jean Luc Mélenchon se rend à Grenoble pour participer au Forum Libération. L'ancien Ministre de François Mitterrand en profite pour rendre visite à un "front de protestation" contre la fermeture d'un lycée grenoblois : le lycée Mounier.

    C'est une opération médiatique caricaturale d'une tactique politique qui relève d'un dédoublement irréel.

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  • Jean Pierre Elkabbach et les altermédias

    Avec le recul, la comparaison entre le mandat de VGE et celui de Nicolas Sarkozy s’installera avec une proximité étonnante à maints égards : style qui choque, coupure au sein de sa majorité d’origine, coupure avec les classes populaires, logique de people … Plus le temps passe, plus cette similitude est surprenante y compris dans le rôle emblématique de JP Elkabbach qui incarne de nouveau la classe médiatique arrogante qui « passe les plats » aux pouvoirs.

    En mai 1981, son nom était scandé comme une sorte de « tête » que le peuple venait d’accrocher comme symbole de la victoire de Mitterrand. Elkabbach était devenu insupportable pour une forte partie de la population. Il incarne la « caste médiatique » qui sait toujours tout, qui ne dit pas toujours tout, mais surtout qui est à l’opposé de la culture d’un quatrième pouvoir.

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  • En avoir pour son vote …

    La sagesse populaire a une formule pleine de bon sens appliquée à un règlement : "en avoir pour son argent". En quelques mots, tout est dit. La personne qui déclare cela est satisfaite parce qu'elle a obtenu ce qu'elle voulait.

    L'installation de la nouvelle majorité républicaine aux Etats-Unis se fait sous cette logique appliquée à la vie publique : en avoir pour son vote !

    Les républicains ouvrent tous les chantiers des réformes à leurs yeux nécessaires : santé, déficit, afghanistan, pensions militaires …

    En 15 jours, ils ont donné le sentiment à l'opinion que le 2 novembre 2010 avait servi à quelque chose.

    La France est loin de cet état d'esprit.

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  • Dominique de Villepin : la victoire interdite ou retour en … 1995

    Les archives de l'INA disponibles gratuitement sur Internet sont une ressource documentaire d'une extrême qualité. Je recommande à celles et à ceux que la présidentielle 2012 intéresse de "revisiter la campagne 1995".

    Le mimétisme entre la pré-campagne Sarkozy actuelle et celle d'alors de Balladur est stupéfiant. Il y a une sorte d'addiction aux mêmes méthodes.

    1) Chirac en 1994 est un "nase" qui ne sera jamais candidat ou s'il déclare sa candidature, c'est pour

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  • La mode du « derrière la scène » n’a pas encore touché la France …

    Un débat sur une série « The Kennedys » relance une question majeure : jusqu’où aller « derrière l’image » ?

    Il est possible d’appliquer cette question à l’Histoire. Mais c’est aussi un sujet pour le présent.

    Pour l’Histoire, la famille Kennedy se prête à merveille à ce sujet. Elle est composée de trois figures majeures :

    – John Kennedy : celui que tout le monde aime,

    – Joe Kennedy : celui que tout le monde aime … haïr,

    – Robert Kennedy : celui que tout le monde aime … ignorer ou du moins sous-estimer.

    Et si la vérité était totalement différente dans cette « répartition des rôles » ?

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  • France : être élu sans … croiser les électeurs

    La pré-campagne présidentielle française se résume à la course aux plateaux télés. Tous les candidats sont sur les plateaux télés et très peu, voire aucun, sur le terrain.

    En 2007, au moment de choisir les orientations stratégiques pour sa campagne, l’équipe d’Obama a eu recours à des statistiques. L’une d’entre elles était riche d’enseignements :

    – toutes les 13 personnes rencontrées en moyenne, il y avait une conversion au vote,

    – ce chiffre passait à plus de 100 appels téléphoniques pour une « conversion »,

    – il passait à plusieurs dizaines de milliers de tracts distribués pour une « conversion ».

    Le choix fut vite fait. La priorité pour tout le monde devait être la rencontre directe sur le terrain.

    En France, à l’exemple de Montebourg, il est beaucoup question de la campagne Obama 2007. Mais chacun prend dans les rayons que ce qui sert ou correspond aux habitudes pour être conforté dans des choix.

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  • La France : le pays où la politique s’appelle actuellement … : rumeurs

    La place de la rumeur dans la vie politique française n’a probablement jamais été aussi grande qu’actuellement. Le devoir de vérité a disparu. Tout n’est que rumeur. Progressivement, l’opinion semble accepter d’être piégée à ce « triste jeu ».

    L’opinion confond raisonnance et raisonnement. Elle reprend et amplifie sans chercher à comprendre.

    Prenons des exemples concrets :

    – « Ségolène Royal est une nunuche » : comment cette réputation totalement injustifée a-t-elle été construite ?

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  • La trahison des élites

    En 1927, puis réédité en 1946, un ouvrage de Julien Benda avait évoqué "la trahison des clercs".

    Il dénonçait les conditions dans lesquelles les intellectuels avaient abandonné leur devoir de vérité par souci partisan, matériel ou autre.

    C'est l'actuel climat dans l'opinion. Mais le reproche est bien plus largement effectué à l'ensemble des élites. Ségolène Royal vient de prendre cette vague en utilisant la "nécessité de rendre le pouvoir au peuple". A quelques mots près, elle reprend d'ailleurs le slogane d'une vieille affiche de Mitterrand datant de 1965 où il évoquait "prendre le pouvoir pour vous le rendre" …

    Bon nombre des crises de ce type montrent que ces périodes voient souvent

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