Denis Bonzy

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  • Lycée Mounier de Grenoble : le retour des citoyens ou le défi de la date de fraîcheur

    La vedette centrale du Forum Libération n’a été ni parmi les invitants ni parmi les invités mais parmi les improvisés : les défenseurs du Lycée Mounier de Grenoble menacé de fermeture par décision de JJ Queyranne, Président PS de la Région Rhône-Alpes.

    Pourquoi ont-ils réussi cet exploit ? Parce qu’ils ont cassé les premières barrières qui font de la démocratie française une « autorité douce » mais finalement tellement brutale.

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  • Forum Libération à Grenoble : les 6 enseignements majeurs

    Le déroulement du Forum Libération a été très instructif de la naissance progressive de tendances lourdes qui devraient compter en 2012.

    Sur ce terrain, les informations collectées me semblent dégager 6 enseignements majeurs :

    1) Sur le plan pratique et dans un cadre marginal, la pagaille de l'accueil du premier jour est assez incompréhensible. Dès l'instant que les entrées étaient libres et qu'il était possible d'effectuer sa réservation en ligne, pourquoi imposer la collecte d'un billet d'entrée y compris pour ceux qui avaient effectué leur inscription en ligne ; ce qui a semé une belle pagaille ?

    Cette situation a donné le sentiment que la Maison de la Culture était manifestement pas habituée à accueillir des "foules" de ce type …

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  • Lycée Mounier de Grenoble : des précisions utiles

    Nous avons reçu le commentaire ci-dessous suite au billet publié hier au sujet du Lycée Mounier de Grenoble. L'auteur de ce commentaire doit être assuré que les habitants de l'agglomération dans leur ensemble ont conscience des efforts de toutes celles et de tous ceux qui participent à ce combat pour la vie de cet établissement. Il y a là une mobilisation efficace, imaginative et remarquable par sa tenacité dans la durée qui a conquis attention, estime et reconnaissance.

    L'article concernant les "visites éphémères" de la fin de semaine dernière, toutes sensibilités confondues, ne visait pas à dévaloriser cette mobilisation sans laquelle ce lycée n'appartiendrait plus qu'à l'histoire de Grenoble.

    Le commentaire en question est le suivant :

    "Nous ne sommes pas dupes des paroles de Mme Royal (téléphone avec M. Queyranne le matin même ?!).

    Mais venez nous questionner et vous aurez les éléments sur les événements positifs qui ont pu avoir lieu dernièrement, grâce à la mobilisation de tous les enseignants, parents, élèves et personnels depuis 4 mois.

    Effectivement, rien n'est encore acté et définitif, mais qui aurait pu croire le 27/09 que les Mounier seraient encore bien vivants et revendicatifs 4 mois après !?

    Et oui, nous avons fait bouger les politiques en notre faveur. Chaque jour un peu plus. Et il en faut encore un peu plus car effectivement on ne se contente pas des paroles."

    Alain

  • Lycée Mounier de Grenoble : Ségolène Royal et l’ombre du non

    Le mot « non » est souvent la plus belle affirmation de soi. Dire non est un acte de résistance. Cela demande de l’assurance, des idées claires. C’est une forme de respect de soi comme de ses interlocuteurs.

    Il y a des moments où l’ombre du non conduit à rendre un faux « oui ». C’est une situation qui est triste pour l’auteur du « faux » mais aussi triste pour ceux qui acceptent d’en être complices ou victimes.

    Lors des déplacements sur le terrain, il y a eu trois séquences vérités sur le dossier du Lycée Mounier :

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  • Denis Bonzy : péages urbains : la Métro de Grenoble roule à contre-sens

    La Métro vient de décider de lancer une étude pour que la traversée de Grenoble soit désormais payante. Une étude de plus après notamment celle sur la rocade Nord, celle sur les dessertes péri-urbaines, sur les PDU à perspective de … 30 ans.

    C’est une situation d’une extrême gravité tant les mesures prises s’éloignent des études déjà effectuées il y a plus de 20 ans déjà.

    1) Le véritable enjeu c’est l’aménagement des territoires et pas les voiries qui ne sont qu’un outil pour rejoindre un point à un autre. Or, il n’y a pas de débat sérieux sur l’aménagement des territoires à l’exemple de l’absence totale de programmation pluri-annuelle des lycées.

    2) Le péage n’est qu’une fuite en avant financière parce que les collectivités publiques de proximité sont en crise financière gravissime. Elles ont laissé une part trop forte au fonctionnement et n’ont plus les moyens de gros investissements.

    3) Cette étude de plus ne va rien résoudre. Ce n’est plus d’études dont l’agglo a besoin en matière de voiries mais de décisions. Dés études très chères ont accompagné le projet de Rocade Nord et après les études : rien ! Sans Rocade Nord, il n’y aura pas de ligne E du tram. Une réunion entre techniciens des agences d’urbanisme s’est déroulée début de la semaine 02. La position de l’Etat est simple : sans voirie suppléméntaire, il n’est pas acceptable de diminuer les emprises des voiries existantes déjà saturées ! Mais le projet de la ligne E est caricatural de la part du fonctionnement. Chaque Commune traversée par ce projet désormais virtuel va recruter des agents publics administratifs pour surveiller les conditions d’insertion. Comme si les services déjà recrutés ne suffisaient pas …

    La revue ci-dessous date de décembre 2005. Elle avait été consacrée à la question des péages urbains. Rien n’a bougé depuis. Si les équipements ne bougent pas, la population évolue. Prenons le Sud de l’agglo : dans le seul Canton de Vif, il y a actuellement près de 500 unités de construction en cours (collectifs + individuels). C’est une Commune supplémentaire en 3 ans ! Rien n’est fait pour adapter les voiries locales mais aussi les équipements publics.

    L’agglomération grenobloise est désormais dans la salle d’attente de la crise structurelle en matière de voies de circulation. C’est un choc terrible qui l’attend dans les prochaines années.

    Denis Bonzy

    Ancien Président de l’Agence d’Urbanisme de la Région Grenobloise

  • Dominique de Villepin à Grenoble aujourd’hui : cap sur les réalités du quotidien

    A l'occasion d'un déjeuner de travail, Dominique de Villepin a rencontré des responsables de PME dans le domaine de l'innovation.

    Il a écouté, proposé, questionné, répondu : bref, un échange dans la plus grande simplicité autour de questions concrètes qui sont autant de défis pour des PME, pour leur développement et parfois même pour leur survie.Villepin grenoble bis 28 01 11

    Des universitaires ont exposé les modifications attendues dans certaines filières.

    Une rencontre de travail sur les réalités du quotidien loin des envolées abstraites sans lendemain.

    Il faut féliciter l'organisateur de cette rencontre, M. Renaud de Langlade qui avait remarquablement composé le panel des expériences d'entreprises à présenter.

    Les participants ont été manifestement conquis par la capacité de dialogue de Dominique de Villepin comme par sa simplicité et son souci de vérité qui ont caractérisé cette réunion.

  • Jean Luc Mélenchon et le lycée Mounier de Grenoble : » parlez, le reste suivra ! »

    Jean Luc Mélenchon se rend à Grenoble pour participer au Forum Libération. L'ancien Ministre de François Mitterrand en profite pour rendre visite à un "front de protestation" contre la fermeture d'un lycée grenoblois : le lycée Mounier.

    C'est une opération médiatique caricaturale d'une tactique politique qui relève d'un dédoublement irréel.

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  • Jean Pierre Elkabbach et les altermédias

    Avec le recul, la comparaison entre le mandat de VGE et celui de Nicolas Sarkozy s’installera avec une proximité étonnante à maints égards : style qui choque, coupure au sein de sa majorité d’origine, coupure avec les classes populaires, logique de people … Plus le temps passe, plus cette similitude est surprenante y compris dans le rôle emblématique de JP Elkabbach qui incarne de nouveau la classe médiatique arrogante qui « passe les plats » aux pouvoirs.

    En mai 1981, son nom était scandé comme une sorte de « tête » que le peuple venait d’accrocher comme symbole de la victoire de Mitterrand. Elkabbach était devenu insupportable pour une forte partie de la population. Il incarne la « caste médiatique » qui sait toujours tout, qui ne dit pas toujours tout, mais surtout qui est à l’opposé de la culture d’un quatrième pouvoir.

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  • En avoir pour son vote …

    La sagesse populaire a une formule pleine de bon sens appliquée à un règlement : "en avoir pour son argent". En quelques mots, tout est dit. La personne qui déclare cela est satisfaite parce qu'elle a obtenu ce qu'elle voulait.

    L'installation de la nouvelle majorité républicaine aux Etats-Unis se fait sous cette logique appliquée à la vie publique : en avoir pour son vote !

    Les républicains ouvrent tous les chantiers des réformes à leurs yeux nécessaires : santé, déficit, afghanistan, pensions militaires …

    En 15 jours, ils ont donné le sentiment à l'opinion que le 2 novembre 2010 avait servi à quelque chose.

    La France est loin de cet état d'esprit.

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  • Dominique de Villepin : la victoire interdite ou retour en … 1995

    Les archives de l'INA disponibles gratuitement sur Internet sont une ressource documentaire d'une extrême qualité. Je recommande à celles et à ceux que la présidentielle 2012 intéresse de "revisiter la campagne 1995".

    Le mimétisme entre la pré-campagne Sarkozy actuelle et celle d'alors de Balladur est stupéfiant. Il y a une sorte d'addiction aux mêmes méthodes.

    1) Chirac en 1994 est un "nase" qui ne sera jamais candidat ou s'il déclare sa candidature, c'est pour

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