Le 21 octobre, le Canada vote. Elles se prénomment Manon, Sandra, Lyne … Ils se prénomment Marcus, Will, Steven … Ils ont un point commun : ils sont candidats à des fonctions électives. Et surtout ils ont une ambition publique commune : changer le monde et faire de leur pays une vraie référence internationale. Pas un jour sans un temps fort de changements possibles. Ils ont vu chez leur voisin des candidats ou des candidates parfois âgés de moins de 30 ans battre des "vieux crocodiles" supposés indétrônables. Ils parlent d'avenir. Ici, l'élection a lieu dans 185 jours. A écouter les élus sortants, ils ne sont responsables de rien. Et pire encore rien ne pourrait être changé. Tout serait figé. Immobile. Même les horaires d'une ligne de transports collectifs semblent désormais hors de la portée du "pouvoir" des élus. C'est l'impuissance publique. Ce qu'ils souhaitent surtout figer c'est leur ré-élection. Parce qu'ici pour bon nombre de professionnels de la politique, ce n'est pas l'avenir collectif qui est LA préoccupation mais leurs fins de mois individuelles. Ils savent que dans le privé leurs rémunérations ne seraient jamais aussi importantes que les indemnités cumulées et surtout pour aussi peu de … travail en contrepartie. Les citoyens vont accepter combien de temps encore ce qui ne relève pas de la fatalité et ce qui est d'abord l'échec de la voix de la démocratie face à des enjeux individuels ? C'est l'autre facette du choc des climats. Avec un tel fossé d'ambitions, le futur local s'annonce peu prometteur sur de telles bases.
Catégorie : Non classé
-
Respecter le sens des vraies priorités
Il y a des moments où de nouvelles frontières s'imposent. L'enjeu n'est alors ni personnel ni partisan. Il est collectif au vrai sens du terme. C'est le cas pour les projets d'affaires immobilières densifiées dans les Communes péri-urbaines de l'agglomération grenobloise. Allons-nous assister à la fin des villages dans la Métro ? Jusqu'à ce jour, la bataille a été menée de façon la plus insidieuse possible. En ce domaine, les mauvaises méthodes sont légion. Faire croire que tout est joué. Divertir en occultant les vraies questions. Cacher la réalité des enjeux de demain … Dans de nombreuses Communes, les affaires immobilières densifiées sont : 3 ans de travaux forcés, une destruction irréversible d'espaces naturels séculaires pour y installer du béton et du bitume, un décalage brutal entre l'explosion démographique et les capacités d'accueil d'équipements publics de proximité … Si une très large mobilisation positive ne se concrétise pas, cet échec en dira long sur le niveau actuel de citoyenneté locale. Parce que face à ces projets, si ce n'est pas nous pour défendre NOTRE environnement, c'est qui ? Et si nous ne le défendons pas maintenant, c'est quand ? Voilà les vraies questions.
-
Le beau symbole du nouveau matin
Le contraste actuellement entre le climat de la primaire Démocrate aux Etats-Unis et la vie publique française est terrible. Les premiers rêvent du nouveau matin tandis que les seconds imaginent toujours le "grand soir". Le symbole du nouveau matin est superbe : redémarrer. Rebondir. Revivre une journée neuve. Les messages du "grand soir" sont à l'opposé : terminer. Fermer une journée. Pire encore s'enfoncer dans la … nuit. Très souvent, la France ne prend que le pire des Etats-Unis. Ce pire existe. Très naturellement. Comme pour chaque pays. Ce pire c'est ce que connait l'agglomération grenobloise actuellement dans de nombreux domaines. La vie publique locale actuellement c'est Tristouille. Des conseils municipaux sont devenus des comités des fêtes. Les débats de fond sont inexistants. Des maires passent une convention avec le fisc pour augmenter les impôts des contribuables mais dans la discrétion des coulisses avant la révélation par un grand quotidien national … Le + grave : tout est géré par l'immédiateté. Et dans l'agglomération grenobloise, une victime toute désignée : l'enfance ! Etre enfant c'est par définition incarner le nouveau matin. Il devrait être joyeux, prometteur. A l'opposé, tout est réuni pour qu'il soit triste. C'est la revanche des réalités sur les enfumages actuels. Les locaux craquent sur des effectifs qui explosent. Les liaisons par transports collectifs avec la ville – centre sont mal organisés, dévoreurs de temps morts … Ceux qui ne sont pas prisonniers de la police locale de la pensée unique ou pire encore de cet entre soi caricatural doivent se mobiliser pour défendre le beau symbole du nouveau matin pour la jeunesse de nos Communes. C'est le sens de la lettre que je viens d'adresser aux membres de la communauté éducative du canton de Vif. Une belle communauté de près de 40 établissements scolaires. Nous avons travaillé 10 ans pour remettre à niveau les équipements scolaires de proximité : le plus beau service public de l'égalité des chances et aujourd'hui, sous nos yeux, tout ce travail est anéanti par des emballements urbanistiques irresponsables. Défendons le symbole du nouveau matin agréable à vivre pour les prochaines générations. C'est un devoir moral collectif.
-
Au moins un arbre planté par mois
Il y a actuellement trois sujets qui marquent un affaissement dramatique de "l'âme collective française" : les violences faites aux femmes, les violences faites aux animaux, les abattages en série des arbres. Dans le 1er cas, nous assistons à une terrible régression face à des avancées gagnées par les femmes dans l'égalité de la libre disposition des corps. C'est une régression dramatique portée notamment par des volets d'une religion qui est un total choc culturel pour des fondamentaux de la pensée occidentale. S'agissant des animaux, ce qui est gravissime c'est qu'ils puissent encore être considérés comme des objets et non pas comme des êtres vivants dotés de sensibilité. Des retards intolérables sont pris dans de nombreux domaines : depuis la non-interdiction des transports de masses par temps de canicule jusqu'aux records d'abandons. Ces comportements déshonorent les Français traditionnellement si donneurs universels de leçons. Et il reste le sujet des arbres. Là aussi, c'est le refus de considérer un arbre comme un être vivant. La semaine dernière, le moment le plus agréable de ma semaine fut quand j'observe notre petit-fils toucher les arbres avec délicatesse, sentir le bois, apprécier la fragilité des feuilles. Une belle étape de son éducation était franchie que de le constater ainsi, si petit, avoir de tels gestes de complicité avec les arbres. L'agglomération grenobloise a assassiné ses arbres dans de très nombreux endroits. Notamment avec une approche comptable selon laquelle une jeune pousse aurait vocation à équilibrer l'abattage d'un arbre centenaire. Un scandale absolu ! Face à ces trois formes de violences tragiquement installées, parfois même banalisées, l'intolérance devrait être plus forte. Pour notre part, nous avons planté sur 2019 au moins un arbre par mois. Suivre leur croissance est un réel délice. Et le combat contre les violences faites aux arbres par des abattages injustifiés va beaucoup nous mobiliser à l'approche des élections municipales. Sur ce sujet aussi, des comptes doivent être rendus. (Photo ci-dessous, arbre abattu sur Pont de Claix alors même qu'il était en dehors du périmètre du chantier de la démolition des Moulins de Villancourt) :
-
Surtout ne pas se laisser divertir …
Dans l'agglomération grenobloise actuellement, campagne électorale officielle ouverte, mimétisme aidant, il y a au moins une inauguration par jour. Certains puristes des textes légaux ont probablement de quoi trouver à redire sur de telles méthodes mais au-delà du droit c'est très instructif qu'il en soit ainsi. Parce qu'une inauguration c'est des discours et des symboles. Là on constate la vraie ligne de fracture actuelle dans l'agglomération grenobloise. 1) Sur le fond, dans les discours, il y a ceux qui croient à la disparition des Communes faisant l'éloge de la Métro. A les entendre, dans quelques petites années, tout l'espace métropolitain ne fera qu'un, avec chaque "ex-Commune" ressemblant à Grenoble et à sa première couronne (Echirolles, St Martin d'Hères, Fontaine …). Parfois c'est même maintenant "écrit dans le texte". Face à cette uniformité qui explique l'étalement urbain prévu par le projet actuel de PLUi, il y a ceux qui sont attachés à la diversité des territoires et à la vie des Communes comme lieux de démocratie de proximité. 2) Sur la méthode, que montrent les actuelles inaugurations ? Le "vieux monde" est très présent dans l'agglo. Les espaces réservés de proximité ne le sont pas pour des personnes âgées ou des handicapés mais pour les … officiels qui manifestement n'aiment pas marcher. Les rubans ne sont jamais coupés par des enfants (symboles d'avenir) ou par des utilisateurs mais par des … officiels bien endimanchés. Et les discours s'enchaînent tandis que guettant la photo vouée à parution, les officiels se pressent ensuite les uns contre les autres : surtout ne pas être exclu du cadre … Et la liste des méthodes pourrait durer longtemps. Sur le fond comme sur les méthodes, le vrai défi : surtout ne pas ressembler à ceux dont on est concurrent. Ne pas se laisser divertir pour être pris à leur jeu et pire encore pour risquer de devenir comme eux. Dans la vie professionnelle et pire encore dans la vie publique, le danger n°1 c'est de penser et faire comme les autres. Si plusieurs actuels candidats dans l'agglo arrivent à bien résister durablement, les offres pour les choix démocratiques auront alors le mérite d'être clairs.
Pour + d'infos sur St Paul de Varces, cliquer sur le lien suivant : avec denis bonzy
-
Ma playlist de l’été 2019
Vivre chaque saison est une chance. Tant d'épreuves sont possibles que traverser une saison d'été avec ses couleurs vives devrait être pour chacun une belle promesse de bonheur. Sur ce chemin, le temps libre, toujours plus généreux à cette époque, offre des compagnons de moments agréables indispensables : la lecture et la musique. Pour la musique, chaque année, je mets de côté sur un carnet ma playlist de l'été écoulé. D'année en année, je constate les évolutions. Comme je l'applique surtout lors de moments de running, il y a une alternance de chansons douces et de rythmes plus soutenus. C'est d'ailleurs surprenant de constater combien des rythmes musicaux soutenus peuvent changer aussi un rythme de … course. Finalement lors de l'été 2019, peu de nouvelles chansons. Souvent la redécouverte de chansons anciennes qui me plaisaient beaucoup.
-
Le spectacle du soleil quand le … soleil n’est plus là
La véritable originalité du tournesol c'est au premier regard de conserver le spectacle du soleil quand le soleil n'est plus là, ce qui est le cas ces derniers jours. Par beau soleil, le tournesol peut ne pas attirer le regard. Par temps plus nuageux, il dégage une parcelle de lumière particulièrement attirante. Finalement, il montre tout l'intérêt des contrastes forts, ce qui n'est pas que le cas dans le jeu des couleurs dans la nature.
-
La narration des … images : + de 250 photos : l’oeil ne ment pas.
"Vous savez, on vient d'arriver sur St Paul de Varces il y a seulement trois semaines, mais avant de vivre ici on a découvert la Commune grâce aux photos sur votre blog" : quand cet été, ce jeune couple dans le hameau des Tapaux s'exprime ainsi, il évoque une réalité forte. Les nouveaux arrivants ont parfois peu l'occasion de connaitre la Commune étendue et tous ses hameaux. Pour bien connaitre une Commune, rien ne peut remplacer le terrain, la réalité des faits et leur socle : se faire une opinion libre à partir des images. L'oeil ne ment pas. C'est la grande différence avec les mots qui portent des espaces d'interprétations donc de malentendus. Depuis le 10 septembre 2018, 51 visites de hameaux (50 visites répertoriées car un problème technique a impacté une mise en ligne). On peut voir la Commune et ses lieux publics à chaque occasion : un lieu, une date, des photos. Depuis le barrage au pied de l'Embossou à la plage de dépôt de l'Echarina en passant par Brise Tourte, Le Grand Sorbier, Ongrie, les Combes … . En 250 photos, on voit la Commune sous toutes les saisons. Ma photo préférée, c'est celle ci-dessous. Pourquoi ? Parce qu'elle symbolise la belle citoyenneté qui conduit à donner de l'esthétisme aux bordures de voies publiques.
Ma photo la + triste (elles sont malheureusement nombreuses), c'est l'accident de Brise Tourte. Une situation très grave qui aurait pu être un drame humain.
Et jamais la moindre évocation officielle parce que la vérité officielle ne doit être que positive (comme l'accident du tractopelle dans la cour de l'ex-école).
Et sous cet angle, c'est une crise de démocratie que de cacher ainsi la réalité des faits. Pour prendre connaissance de ces photos, ils suffit de cliquer sur le lien suivant : la Commune en images.
Ou aller sur Relive et chercher mon profil : denis bonzy et vous avez accès à toutes les marches avec photos.
-
Où se cache l’espoir ?
Il faut se méfier quand des menaces ou des rages couvent trop longtemps. Le jour où elles apparaissent en surface, elles ne sont plus contrôlables ou si difficilement alors. Aujourd'hui, et le drame de Villeurbanne de ces derniers jours en est une illustration, quel visage offre la société française dans le miroir de la réalité de faits ? Les faits : 1) Des images ont longtemps été disponibles sur le drame de Villeurbanne sur des réseaux sociaux dont Twitter mais pas sur des chaînes TV. Pourquoi ? Pourquoi les victimes (dont les blessés très graves) n'ont-elles pas d'identité, pas de visage, pas d'histoire, pas de nationalité, pas de famille pour mériter que leurs situations nouvelles soient présentées ? Est-ce une volonté de leur part ? 2) A voir le profil de l'assaillant, comment imaginer qu'il puisse être intégrable dans la société ? Est-il concevable de lui offrir une "carrière" d'assisté sur le produit des impôts de ceux qui travaillent ? 3) On perçoit très bien des foyers de violences particulières. Pourquoi jamais la moindre analyse sur les raisons dont un clientélisme électoral de professionnels de la politique attachés au prochain mandat à n'importe quel prix ? 4) Où se cache l'espoir en France actuellement ? Le pays le plus imposé a des services publics fondamentaux (santé, sécurité, enseignement) … indigents. Comment est-ce possible à ce point ? 5) A force de refuser de répondre à ces questions de bon sens, l'explosion deviendra de moins en moins contournable parce que la saturation est là manifestement à constater les discussions y compris auprès de personnes traditionnellement modérées.
-
La vraie nouvelle année
Le calendrier officiel a ses caprices. Il sélectionne ses chiffres repères en pleine année active. Il ajoute une référence personnalisée d'anniversaire de naissance qui ouvre une date de plus. Et il serait possible d'ajouter tellement d'autres dates qui comptent dont le décès de proches. Mais dans toutes ces dates entremêlées, il y en a une une qui s'impose : la rentrée scolaire car c'est le début de la vraie nouvelle année. Le rythme réel de l'activité est de septembre à juillet. La rentrée de septembre est surtout marquante quand on a des enfants à l'école. La période d'été a été alors la séquence chaleureuse de moments familiaux partagés. Le sport en commun. La montagne et tant d'autres activités de plein air. Et d'un coup, un rythme entièrement différent s'impose. Incontournable. Brutal. Lorsque nos enfants allaient à l'école primaire (c'est à dire l'époque où les parents peuvent encore obtenir d'eux des photos sans avoir à trop négocier et encore … ), Marie avait une belle habitude : la photo du 1 er matin de la rentrée. La photo ci-dessus est dans mon bureau et elle est celle qui suscite en permanence l'une de mes plus fortes émotions. Tout passe si vite. On ne prend conscience de cette rapidité qu'une fois que plusieurs décennies sont écoulées. Bonne rentrée à tous. La vraie nouvelle année débute.