Denis Bonzy

Catégorie : Non classé

  • Regarder l’espace devant soi …

    Lourme 28 09 19

    Superbe météo pendant tout le week-end. Le plaisir de dialoguer dans de nombreux hameaux de la Commune #LesCombes #LePetitSorbier #LesCôtesBernard #Lourme #Ongrie. Un de ces entretiens m'a particulièrement marqué : sur les Combes avec un jeune couple sur le point d'acheter l'un des derniers lots à vendre dans un lotissement de maisons individuelles (avec au passage dans l'annonce publicitaire une sacrée erreur sur le nom d'un parc régional) Qu'est ce qui était décisif dans leur choix éventuel ? 1) la vue : avoir de l'espace devant soi. Voir la chaîne de Belledonne. 2) L'école : belle au milieu des champs. 3) Retrouver un "esprit village" qui est perçu comme s'accompagnant du calme et de la sécurité. C'est impressionnant de constater combien l'insécurité est une menace locale dans l'agglomération grenobloise qui effraie désormais. Et combien les exemples récents de violences sont nombreux et détaillés. Avec le Villarey 1 voulu par la municipalité sortante, 2 des 3 critères positifs disparaîtraient immédiatement. L'Ecole serait au milieu des immeubles. Et "l'esprit village" serait fortement abîmé. Et la simple évocation de cette éventualité les interrogeait beaucoup. Une réalité qui est progressivement mieux considérée. Une très belle et positive évolution dans la réflexion collective est en route. 

    Pour + d'informations sur St Paul de Varces, cliquer sur le lien suivant : Actualités.

    Les Combes 29 09 19

     

     

  • Souffrance animale : bravo Coralie, Catherine, Lydie …

    Ottawa

    Hier, à regret, je n'ai pas pu participer sur Grenoble à la manifestation contre la souffrance animale. Je devais être sur le terrain à St Paul de Varces. Mais une fois de plus, comme depuis si longtemps, je tiens à exprimer ma solidarité et ma reconnaissance. La France compte un retard considérable dans la reconnaissance des animaux comme êtres vivants donc dotés de sensibilité. Quand on compare la situation en France par rapport à d'autres pays, le fossé est terrible. On le constate encore dernièrement avec le scandale de la tuerie des bisons en Haute Savoie. A Boston ou comme dernièrement dans le Rhode Island, des protections légales remarquables ont été adoptées. C'est bien qu'il y ait des personnes motivées comme Coralie, Catherine, Lydie et tant d'autres. Parce qu'il y a une immense hypocrisie. Des propositions constructives avaient été faites. Des propositions inspirées par le simple bon sens. Elles ont été rejetées par les parlementaires.

    Animaux 28 05 18

    Et en Isère, une parlementaire est très souvent interpellée pour ses votes : Frédérique Puissat. Un site de défense de la cause animale lui donne même la plus mauvaise note : 0, 1 sur 20 ! Pour le consulter avec les votes, cliquer sur le lien suivant : Animaux.  Les citoyens qui se respectent devraient refuser de cautionner les doubles langages. Je le fais depuis longtemps, ce qui me vaut de belles inimitiés durables dans le monde des professionnels locaux de la politique. La première fois où ces doubles visages me sont apparus de façon insupportable c'est au Conseil Général. André Vallini et moi sommes alors de jeunes trentenaires conseillers généraux. Nous sommes au dernier rang de l'Assemblée. Nous nous connaissons depuis la prép. ENA et nous discutons souvent ensemble. Nous voyons arriver Jean Faure dans un magnifique costume qui devait "coûter un bras". Vallini lui dit "Jean, quel superbe costume !". Et Jean Faure de lui répondre "j'arrive juste de Paris, je n'ai pas eu le temps de me changer". Je n'ai plus jamais vu le "pisteur d'Autrans" avec le même oeil … Il y a avait donc deux Jean Faure : celui de Paris et celui de l'Isère et l'intéressé avait même intégré des codes vestimentaires dissociés. Le jour où notre pays comptera davantage de Coralie, Catherine, Lydie ou d'Huguette comme sur St Paul, les animaux auront gagné un statut qu'ils auraient toujours dû avoir : des êtres vivants ! 

    L 214 Grenoble

  • Et si le « en même temps » devenait tristement en réalité « à moitié » …

    Macron 24 09 19

    Il serait utile de revenir à des fondamentaux de la sagesse populaire. "Si c'est flou, c'est qu'il y a un loup …" mais aussi "quand c'est fait à moitié c'est ni fait ni à faire …". La vie publique française est en train de sévèrement décrocher des réalités. La présidentielle 2017 a été dominée par une formule de compromis "en même temps …". Mais dans les faits, le "en même temps" si populaire au printemps 2017 ne devient-il pas actuellement … "à moitié" : faire à moitié une réforme des retraites, défaire à moitié la loi NOTRe et la liste pourrait durer longtemps comme viser la cohabitation de références religieuses manifestement incompatibles … A moitié c'est l'échec collectif assuré ! Le problème n° 1 en France c'est l'obsession de l'élection à venir. Cette obsession introduit une réalité d'immobilisme derrière la façade des mots. Or en France, comme le pays est en crise depuis 30 ans, ne pas bouger c'est laisser du terrain à la crise qui a déjà tant gagné de domaines. Le "à moitié" montre sa perversité par exemple dans le projet de loi Engagement et Proximité. Il faut rendre des pouvoirs aux Maires et sortir des procédures compliquées avec des intercommunalités qui sont des jeux de mistigri pour se passer l'irresponsabilité. Un gars talentueux comme Macron, capable de bien fonctionner dans le privé, devrait vivre son mandat sur la vitesse de "ça passe ou ça casse" mais prendre tous les risques pour faire changer pour de vrai. S'il tombe dans l'ornière des "rois fainéants" que sont devenus les présidents de la V ème République depuis 30 ans parce qu'à peine élus ils ne pensaient qu'à la ré-élection, le pays est très sérieusement mal barré. 

  • Journées du Patrimoine : qui peut encore être dupe localement ?

    Arbre 19 08 19 (Copier)

    La parole officielle dans la vie publique française garde toujours des zones de mystères. C'est le cas localement à constater des célébrations dans le cadre des Journées du Patrimoine. Le patrimoine local a été massacré ces 5 dernières années. 5 ans pour faire, cela parait court. Mais 5 ans pour défaire c'est finalement très long. Des maisons du 17 ème siècle et appartenant au domaine public ont été démolies ou vendues. L'une d'entre elles a même été vendue sur … Le Bon Coin, caricature du déclassement de son Histoire. Des arbres centenaires ont été abattus avec comme argument : une jeune pousse revient au même ! Abattus même en dehors des aires des chantiers. Des prairies qui avaient une fonction historique agricole ou environnementale sont bétonnées et bitumées. D'autres sont menacées gravement. Et dans ce cadre de faits incontestés, il faudrait encore se soumettre au cinéma officiel des Journées du Patrimoine. Qui peut être localement encore dupe d'un tel décrochage ? Ce matin sur un blog, pour notre secteur, des photos avant / après. Le constat est terrible. Pour y parvenir, cliquer sur le lien suivant : Journées du Patrimoine. Dans l'absolu c'est dramatique. Irréversible. Par comparaison avec d'autres localités, c'est encore pire car il y a des secteurs qui ont effectué des valorisations fabuleuses : Bourg lès Valence, Chambéry, Bordeaux, Lyon … Et ici, c'est le contraire. Une réalité qui méritera une explication. Pourquoi localement à ce point de détestation du patrimoine ? Et surtout comment en plus oser faire comme si rien de si grave n'était intervenu ? 

    DSCN1029

  • Respecter la nature au quotidien

    Fauchage 13 09 19

    Il n'est pas nécessaire d'organiser des manifestations médiatiques pour respecter la nature au quotidien et mieux encore c'est pas nécessaire de médiatiser les inquiétudes sur des terres lointaines à l'autre bout du monde. Dans l'agglomération grenobloise c'est ce respect au quotidien qui est en faillite. Dernier exemple : vendredi 13 septembre, dans une Commune de la métropole (St Paul de Varces), la métropole a confié à une société de Notre Dame de Commiers l'entretien des bordures de voiries. Les propriétaires ont-ils été informés du passage d'une épareuse ? Non. Cette épareuse a-t-elle été diligentée vers des endroits précis non entretenus ? Non. Mais surtout cette épareuse respecte-t-elle des endroits bien entretenus avec des bordures de voiries fleuries ? Non. A certains endroits c'est du massacre absolu y compris avec des débris non enlevés. Il semblerait qu'un employé communal ait signalé là où il "fallait raser très très ras". Parfois ras au point d'emporter des … clôtures. En une journée, des bordures de voiries bénévolement entretenues, fleuries par des riverains ont été entièrement … détruites. Voilà la façon dont la nature est "respectée" parfois… Une plainte au pénal (voire des plaintes) semble actuellement en cours de préparation puisque ce massacre est parfois intervenu à l'intérieur même d'une propriété privée et sur la base d'un traitement particulièrement discriminatoire à constater le non entretien frappant quelques mètres plus bas la bordure de voirie manifestement non entretenue pourtant en plein virage jouxtant le terrain d'un … élu municipal. Outre l'impartialité du service public qui devrait être un principe fondamental, le respect de la nature ne devrait pas être instrumentalisé dans de telles circonstances particulièrement scandaleuses. 

  • Fêter la ruralité : une belle décision

    Les Combes 31 07 19

    Ce week-end, c'est la fête du patrimoine. Dans plusieurs Communes, c'est l'occasion de "revenir aux racines" : fête du pain … et parfois même référence à la fête des moissons comme à St Paul de Varces. La première fête des moissons sur cette Commune date de 1991, grâce à une équipe dynamique de bénévoles dont MM Menut, Leva, Heinrich, Mietton, Forestier et Mmes Harlot, Burdin, Heinrich, Nicoud … Le temps passé par M. Menut tout particulièrement était considérable. 

    Fete des Moissons 1992

    Le succès de cette fête avait conduit à la reconduire en 1992 (cf compte rendu ci-dessus dans le magazine municipal n°41). De très nombreux excellents souvenirs. L'occasion pour moi de découvrir combien des Alsaciens  pouvaient être de joyeux lurons. Les participants motivés au concours du lancer de la botte de paille. Et surtout la joie expressive des enfants devant les vieux tracteurs. La fête de la ruralité ne doit pas être la fête d'hier mais la fête de demain avec un équilibre plus respectueux de la nature, de ses bienfaits, de ses capacités à produire dans la proximité. La ruralité c'est un tempérament : avoir les pieds sur terre, dans la terre, connaitre les saisons … tout l'opposé de la superficialité du bling bling. Le jour où ce tempérament de bon sens et de travail aura retrouvé sa place en France, il sera possible d'espérer des lendemains plus prometteurs. 

    DB agriculture

    DB Valffort

  • C’est pas Versailles ici …

    Where is the beef

    En 1984, Walter Mondale a dégonflé la première campagne présidentielle de Gary Hart avec une seule formule "Où est le boeuf ?". Hart promettait des idées neuves et Mondale avec cette formule indiquait ne pas les trouver. Depuis la formule "Where is the beef ?" est la façon pour dire "où est le contenu ?". Une formule née d'une publicité d'alors mettant en scène une dame âgée, super mamie avec cheveux blancs mais courage sans limite, peinant à trouver une trace de boeuf dans son hamburger … Puis Reagan, alors au sommet de sa forme de communicant, allait retourner la formule contre … Mondale. L'opinion se retrouvait dans ce raccourci imagé. Pas la peine d'en dire plus. Le même avenir semble promis à la formule actuelle publicitaire "c'est pas Versailles ici …". L'opinion se retrouve dans la course aux économies nécessaires, à la chasse aux gaspillages. Là est le divorce avec les professionnels de la politique. Quand l'opinion gère au sou le sou, les politiciens français jonglent avec des sommes coupées du quotidien, "sans compter". Or l'opinion a pris conscience que l'argent public n'est pas l'argent de personne, c'est d'abord l'argent de chaque contribuable. Cette formule publicitaire va marquer son époque bien au-delà de la pub en question. 

  • « Prends garde à ceux qui s’affirment rassurés parce qu’ils pactisent … »

    Les Buissons 14 08 19

    Cette formule c'est celle de René Char en 1941. Pendant la seconde guerre mondiale, "Capitaine Alexandre" a été un résistant exemplaire. Sa littérature est très instructive. Il y a des valeurs de fond qui ne doivent pas permettre de se dérober. Parmi ces valeurs, l'importance des médias. Pour que des médias soient respectés, encore faut-il qu'ils soient respectables. Et malheureusement pour l'enjeu de la démocratie, c'est si souvent pas le cas. Tout particulièrement au niveau des rubriques locales. Aujourd'hui dans de nombreuses localités, la rupture est forte. Prenons l'exemple de la Commune de St Paul de Varces, le Conseil Municipal s'est déroulé jeudi dernier dans une ambiance électrique. Une violence ambiante hors du commun notamment par les interventions d'un conjoint d'une élue de la municipalité sortante. Un compte rendu ? Non puisque depuis avril 2018, date d'un conseil municipal tendu pour cause d'une division interne à la municipalité avant la 8 ème démission (!), les habitants de cette Commune n'ont plus droit à un seul compte rendu dans les pages locales du quotidien régional où, là comme si souvent ailleurs, la correspondante locale se comporte comme une "chargée de communication" de la municipalité sortante. Elle a un mérite : ne pas se dissimuler sous des masques. Là au moins c'est clair et assumé. Mais ce qui est en cause : c'est la transparence dans la démocratie locale. Comment imaginer qu'une démocratie locale puisse bien fonctionner quand l'instance des composantes représentatives élues est ignorée à ce point ? Et second point, le militantisme dans l'esprit "fan zone" s'est développé ces dernières années à une vitesse telle que la valeur est désormais défendue ou pas en fonction de … l'auteur qui l'agresse. La formule de René Char est + utile que jamais : "prends garde à ceux qui s'affirment rassurés parce qu'ils pactisent" fut-ce au point de ne plus défendre la belle valeur de la transparence quand elle ne les sert plus. 

  • La saison d’open bar est ouverte jusqu’au 22 mars 2020

    Open Bar 3

    Dans de nombreux endroits, la démocratie locale française n'est pas malade. Elle est désormais en coma dépassé. Dans de nombreuses localités, surtout quand ils ne sont pas sûrs de la qualité réelle de leurs mandats, des élus sortants, professionnels de la politique, sont prêts à tout pour rester "dans le siège" qui leur assure rémunérations et notabilité si attendue de leur part surtout quand la vie professionnelle les a privés de toute satisfaction. C'est d'ailleurs les plus redoutables comme si la vie publique leur donnait la revanche sur la vie après les frustrations de la vie professionnelle. Ceux là viennent d'ouvrir la saison d'open bar jusqu'au 22 mars 2020, date du second tout des municipales. Ils ne disaient pas bonjour ou si peu, maintenant ils vont se courber avec le sourire devant le tout puissant citoyen dont ils attendent le vote. Ils avaient le "melon" se gaussant du titre public officiel … ils vont devenir très soumis aux moindres souhaits. Ils ont été laxistes en matière de délinquance … ils vont mettre un policier à chaque coin de rue. Ils ne faisaient pas du terrain … maintenant ils vont être partout sur le terrain à se plier à toutes les contraintes : danser, chanter, ramasser les déchets … Ils ne répondaient jamais aux courriers … maintenant tout courrier aura une réponse rapide et de surcroît positive bien entendu. A cette saison, il faut que le demandeur fasse fort pour ne pas avoir une réponse positive. C'est comme maintenant le brevet ou le bac, à de très rares exceptions près frappés d'une malchance tenace, il faut désormais être très motivé pour ne pas les avoir. Les électeurs s'amusent de cette époque. Ils ne sont pas dupes sachant qu'ils sont aussi comme contribuables les financeurs des avantages qui leur sont accordés. Ils regardent avec malice cette comédie du pouvoir. Et surtout ils savent par expérience qu'ils peuvent engranger un avantage et sortir celui qui leur a octroyé puisque bon nombre des avantages sont acquis définitivement. La pub de l'open bar trompe de moins en moins même si elle est toujours aussi comique à observer. 

  • Les belles leçons de Lyon

    Hôtel Dieu Lyon

    Pendant des années, je suis passé devant les travaux de l'Hôtel-Dieu à Lyon. Il y a des parties du bâtiment attestées comme réalisées en 1184 ! Hier, de l'intérieur, j'ai pu constater que ce qu'ils en ont fait est remarquable. Comme quoi l'une des plus belles façons pour respecter du patrimoine ancien c'est de toujours lui permettre de vivre, d'être en activité, bref de rester moderne. C'est une leçon à méditer quand dans l'agglomération grenobloise de si nombreux patrimoines anciens ont été détruits.