Denis Bonzy

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  • Alpexpo Grenoble : le temps des réalités !

    L’officialisation des pertes 2013 d’Alpexpo montre bien, si besoin était, la justesse des propositions qui étaient celles de la liste « Nous Citoyens ».

    1)      Il ne faut pas confondre la nature des pertes. Des pertes ponctuelles sont acceptables. Des pertes structurelles, récurrentes, permanentes ne le sont pas.

    2)      Dans le dossier d’Alpexpo, il s’agit de pertes structurelles. Par conséquent, c’est la totalité de l’offre d’Alpexpo qui doit être repositionnée.

    3)      Dans l’attente de ce repositionnement, qui est un travail qui demande du temps, l’urgence est à la réduction des pertes. Par définition, comme les pertes naissent de la différence entre les ressources et les charges, il faut commencer par diminuer les charges de fonctionnement.

    4)      C’est le travail qui avait été engagé par Guy Chanal. Sur le principe, ce travail a notre accord. Sur des modalités, une procédure en justice est en cours. Seule l’issue définitive de cette procédure dans le respect du contradictoire fixera la réalité matérielle des faits et leur qualification juridique. Dans ce contexte, il n’y a pas matière à se prononcer tant que cette décision définitive n’a pas été rendue.

    5)      Mais, même dans l’attente de cette décision, il est clair pour nous que l’examen des conditions de travail des personnels fait partie naturellement des sujets qui doivent être abordés sans tabou.

    6)      Une fois, l’identification opérée du nouveau positionnement, la structure « sortante » doit bénéficier d’un privilège d’antériorité. A nos yeux, en l’espèce, la question du repositionnement passe également par celle de la modification totale de l’équipement y compris dans sa localisation comme dans son bâti.

    Si la structure sortante est capable de conduire ce repositionnement, elle doit bénéficier d’une chance encadrée dans de courts délais.

    7)      Si la réponse est non, il faut passer au privé. Recourir au privé ne signifie pas « privatiser ». La collectivité publique reste propriétaire des actifs et définit le cadre d’interventions d’un prestataire privé. Ce cadre, lui aussi limité dans le temps, assurera d’ailleurs en cas d’échec une rapide et salutaire nouvelle mise en concurrence.

    Voilà la procédure d’efficacité.

    Dans le cadre d’Alpexpo, dès la fin des années 80, une structure comme

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  • Dominique Baudis ou la politique étincellante

    Pendant toute une période, Dominique Baudis a incarné la politique étincellante. Entre 1988 et 1991, à plusieurs reprises, comme Maire de Toulouse, il a accueilli des conférences d'Agences de l'Eau auxquelles je participais comme Président de l'Agence de l'Eau Rhône Méditerranée Corse.

    Le sentiment n°1 ressenti alors : à Toulouse, tout paraissait possible : une belle capitale régionale, sûre d'elle, conquérante, novatrice, internationale avec un Maire ayant une vision d'avenir. Y séjourner, c'était repartir avec une vitamine terrible. 

    La campagne européenne conduite par Dominique Baudis en 1994 fut l'une des plus réussies sur le fond comme dans la forme. 

    Lors d'un dîner des comités et des agences de l'Eau, son père,

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  • Européennes : Elizabeth Zitoun sur la liste Nous Citoyens du quart Sud Est

    La présence d'Elizabeth Zitoun sur la liste Nous Citoyens du quart Sud Est est d'abord la reconnaissance des qualités personnelles d'Elizabeth. Elle a des convictions solides mais elle sait respecter le  débat dans une équipe avec écoute pour celles et pour ceux qui ne les partagent pas. Elle a une grande expérience de l'international comme son mari Roland. Elle a une énergie inépuisable et un réel sens humain en cherchant à toujours davantage comprendre autrui. Beaucoup plus que moi qui fut souvent étonné devant son goût des autres.

    Elizabeth et Roland ont été pour moi une des découvertes très agréables de la campagne. D'autres découvertes sur la réalité de tempéraments d'autres membres y compris de l'équipe  ont été également instructives mais dans le sens contraire quand on sort de la superficialité des brèves rencontres antérieures.

    Cette sélection est ensuite

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  • Grenoble municipales 2014 : d’isoloirs et d’isolements

    Après une élection, il faut toujours se méfier des ré-écritures en connaissant le résultat. Le résultat ne doit pas donner la grille de lecture a posteriori permettant de "remettre en ordre" le déroulement des faits.

    En réalité, cette campagne a été dominée par deux inconnues plus fortes que jamais : celle des isoloirs et celle des isolements.

    Isoloirs, parce qu'ils ont été "négligés" dans des proportions inhabituelles. Près d'un électeur sur 2 est resté à l'écart des isoloirs le 23 mars !  Mais aussi parce qu'ils ont été plus mystérieux que jamais. Un candidat ayant

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  • Valls, la refondation politique et le discours de Dominique de Villepin du 14 avril 2011

    Pendant combien de temps encore la vie politique française restera-t-elle prisonnière des histoires des vieilles formations politiques d'abord désireuses de protéger des rentes de situations individuelles ?

    Le discours de Manuel Valls à l'Assemblée Nationale aujourd'hui est celui d'un Premier Ministre déchiré. Déchiré entre les réalités de la gestion et les … histoires qu'il faut raconter pour les parlementaires de sa majorité.

    Sur l'enjeu de la refondation politique, tout était déjà formulé dans le discours de … Dominique de Villepin du 14 avril 2011 : le diagnostic comme les mesures dont la réduction du nombe des régions, l'évolution de l'intercommunalité  … à une différence majeure : Villepin voulait l'immédiat quand Valls le promet pour dans plusieurs années pour ne pas fâcher les parlementaires dont lui ne modifie ni le nombre ni les modalités de fonctionnement. 

    Valls reprend la dialectique de Villepin sauf quand il faut passer aux actes et les ancrer dans le temps. Mais la comparaison des diagnostics comme des principaux objectifs généraux est étonnante à 3 ans près.

    DdV

    Un discours remarquable toujours davantage d'actualité :  pour en prendre connaissance cliquer sur le lien suivant :  DdV

    La politique française vit en permance le choc entre les conteurs d'histoires et combattants des réalités.

    Les premiers ont la partie facile. Ils surfent

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  • Les médias nationaux et la redoutable seringue du vote utile

    L'opinion publique française est devenue insaisissable. La France des 5 partis (gauche de la gauche, PS, UMP, FN et abstention) obéit désormais à de nouvelles règles :

    1) Une part majoritaire du corps électoral exprimé  flotte  entre les partis de Gouvernement (PS et UMP), oscillant en fonction de la volonté de sanction de la formation politique qui exerce le pouvoir national, d'où une instabilité quasi-mécanique sur le plan national.

    2) L'électorat qui veut sanctionner les partis politiques dans leur ensemble  vote en faveur du FN qui progressivement a capitalisé son acte de naissance du "un contre tous" alors même qu'il estr devenu un parti comme les autres du moins dans son fonctionnement logistique. 

    3) Un électorat FN (2) qui atteint ses limites puisqu'il est à son tour débordé par les anti-systèmes qui se réfugient tout simplement dans l'abstention désormais premier parti de France.

    Face à la bipolarisation (Gauche / Droite), les solutions nuancées existent peu. 

    Face au rejet des partis politiques, elles existent peu face au FN ou à l'abstention.

    Elles existent d'autant moins qu'elles

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  • Gouvernement Valls : on ne change pas une équipe qui perd

    Le Gouvernement Valls avance au devant de difficultés lourdes parce qu'il commet quatre erreurs graves dans les démocraties moderrnes :

    1. La légitimité ne se répare pas plus. Elle se reconquiert par des modifications radicales, visibles immédiatement par l'opinion.

    2. La faiblesse du PS est indissociable de son refus de la vérité, de la fausseté de son jugement comme de sa parole :

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  • Grenoble : Eric Piolle et les 9 engagements de véritables ruptures

    Dans le programme de la liste Une Ville pour Tous, 9 engagements marquent des ruptures réelles immédiates. Des ruptures fondamentales. Demain, à cette heure, la "municipalité Piolle" sera installée officiellement.

    Leur mise en oeuvre à court terme seront donc un test concret de la valeur différenciée de cette équipe qui demain composera l'exécutif de la Capitale du Dauphiné :

    1) Engagement 07 : lancements d'audits notamment à GEG, Cie Chauffage, Stade des Alpes, Alpexpo … : ne serait-ce que sur le Stade des Alpes, un audit devrait identifier si le propriétaire (La Métro) a veillé à ce que soit opérée à temps la DCP de son locataire et quelles conséquences doivent être attachées à une éventuelle DCP tardive ?

    2) Engagement 23 : le service public de l'énergie dans l'agglomération : la municipalisation de GEG et celle de

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  • DigitaleBox à la une de L’Usine Digitale

    DigitaleBox est une start up ayant mis au point un logiciel d'organisateur des communautés. C'est un excellent dispositif technique permettant de segmenter les cibles, de les actualiser de façon très réactive.

    C'est un logiciel que nous avons utilisé. Les campagnes électorales vivent des mutations importantes. Le porte à porte traditionnel se heurte à

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  • Les jours d’après ou le doux plaisir du retour à la vraie vie

    Les jours d'après campagne électorale, c'est toujours pour moi le doux plaisir du retour à la vraie vie. Trois modifications se produisent alors. Tout d'abord, respecter les règles de la vie professionnelle faites d'efficacité, de reconnaissance de chiffres, de faits, de compétences. Bref, un univers très éloigné du fonctionnement de la relation politique.

    Ensuite, regagner des espaces d'autonomie. Pour avoir des soirées pour lire, pour changer les musiques sur son Ipod. Pour redécouvrir la carte des

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