Denis Bonzy

Gouvernement Valls : on ne change pas une équipe qui perd

Le Gouvernement Valls avance au devant de difficultés lourdes parce qu'il commet quatre erreurs graves dans les démocraties moderrnes :

1. La légitimité ne se répare pas plus. Elle se reconquiert par des modifications radicales, visibles immédiatement par l'opinion.

2. La faiblesse du PS est indissociable de son refus de la vérité, de la fausseté de son jugement comme de sa parole :


dénonciation du capitalisme, du libéralisme, du monde anglo-saxon, érigés en mythes maléfiques utilisés comme autant de leurres pour détourner les citoyens de l'examen de la situation réelle du pays et de son recul spectaculaire au cours des 20 dernières années.

3. Plus l'histoire accélère, plus la France piétine. 

4. Plus les circonstances exigent des choix clairs, plus le Gouvernement cultive l'ambiguïté, refuse des choix cohérents et continus dans le temps au moment même où les maux français sont d'une extrême gravité : réduction accélérée de sa base productive, chômage de masse, paupérisation de la population, reproduction de l'exclusion…

Cette culture du "on ne change pas une équipe qui perd" va produire des effets dévastateurs considérables dont les premiers ont été déjà exprimés lors des municipales qui ont cumulé deux phénomènes : l'abstention record et la radicalisation des votes (poussée du FN, place plus importante de l'ultra-gauche, droitisation de l'UMP).

La couche de l'épisode des européennes va s'ajouter.

A la rentrée de septembre, la situation sera très délicate.

DB

Pauvreté 13 07 13

 

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