Denis Bonzy

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  • Des blocs à quasi-égalité

    4 démocraties comparables vivent des périodes électorales. De façon assez surprenante, elles connaissent des tendances quasi-analogues dont le fait que les blocs politiques principaux sont à quasi-égalité. Mais la France a une spécificité.

    En Grande-Bretagne, Conservateurs et Travaillistes sont dans la zone des 33 à 35 %. Un récent sondage vient de donner les Conservateurs à 39 % mais il est "contrarié" par d'autres marqueurs.

    David cameron 14 04 15

    Au Canada, Libéraux et Conservateurs sont donnés à égalité à 33 % Là aussi les scores varient dans la zone des 33 à 35 %.

    Trudeau 01 03 14

    Aux Etats-Unis, les deux blocs sont au coude à coude dans la zone des 38 à 41 %. De façon d'ailleurs étonnante, les variations ne sont pas importantes selon les candidats potentiels républicains.

    Marco Rubio 13 04 15

    En France, la situation est identique sur le global des blocs. Le bloc gauche est en moyenne dans la zone des 33 à 35 % en additionnant PS + Verts + Front de gauche. Zone qui est identique pour la droite en additionnant UMP + UDI + Debout la République.

    Mais la spécificité française provient du fait que

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  • Lyon et le social-réalisme de Gérard Collomb

    Première vraie journée de printemps sur Lyon aujourd'hui. Une fois de plus dans cette circonstance, je suis surpris par la différence qui se creuse entre Grenoble et Lyon et tout particulièrement dans la comparaison des centres-villes. 

    Lyon 08 04 15

    D'ordinaire, dans les logiques classiques des aménagements urbains, le centre-ville est une vitrine. C'est le cas pour Lyon : propreté, dynamisme commercial, fréquentation des restaurants … Le social-réalisme de Gérard Collomb en matière d'économie comme d'esthétique urbaine est très consensuel à juste titre.

    A Grenoble, le centre-ville perd cette logique de vitrine. 

    Une logique qui n'est d'ailleurs pas inéluctable. Mais à la condition d'avoir un autre endroit pour faire vivre une

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  • #GrenobleVizille : bravo à Nelly et Pierre Bauda

    Avec les arrivées, il a été beaucoup question des vainqueurs Kenyans, marocains… Pour ma part, trois coureurs m'ont impressionné.

    Pour ceux qui aiment le tennis dans l'agglo grenobloise, il y a un résultat qui mérite l'attention lors du semi-marathon Grenoble – Vizille de dimanche : celui de Nelly et Pierre Bauda. 

    Ils sont dans les 5 premiers du duo avec des temps remarquables :

    – Nelly a parcouru Grenoble au sommet de Brié et Angones en 40 minutes,

    – Pierre a effectué les 12 km entre ce sommet et l'arrivée à Vizille en 42 minutes !

    Pierre Bauda

    J'attendais le relais à Brié en parlant avec une personne de Grenoble Tennis et j'ai vu arriver Nelly telle une plume volant sur le bitume : irréel. A peine essoufflée. Et Pierre est parti comme une flèche aussitôt le "bracelet électronique" passé. 

    Je connais Pierre depuis de très nombreuses années et nous avons eu souvent l'occasion de parler de sa passion pour la course à pied. Mais quelle réussite pour celui qui a su faire partager la passion du tennis auprès de tant de jeunes de l'agglo puis être allé l'enseigner dans une université américaine au sein de l'équipe des entraîneurs.

    Il en est de même pour une performance remarquable également pour

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  • La RATP face au réarmement idéologique de la droite : la dissidence intérieure individuelle gagne !

    Depuis de nombreuses décennies, la politique française reposait sur des champs de mots avec des clichés rendant la compétition difficile entre la droite et la gauche. En France, la droite est honteuse. Elle est scotchée à des faits ou à des principes qui inquiètent, qui révoltent même parfois. La gauche est ou plutôt était heureuse face à cette droite honteuse car la gauche est (ou était) associée à des valeurs consensuelles : progrès, respect, solidarités …

    Mais Hollande, c'est le suicide de cette gauche. Avec Hollande, il faut beaucoup d'imagination pour penser que la gauche puisse être flamboyante, porteuse de succès… C'est donc actuellement la fin d'un certaine gauche dans le fond comme dans la forme. 

    Cette fin fait la force de la droite. Mais une force par défaut, une victoire par sanction de l'autre. Le refus de gauche n'est pas encore le désir de droite.

    L'enjeu de la droite, c'est donc désormais de construire son identité nouvelle, celle du nouveau millénaire.

    Sur ce chemin, le conflit de la RATP a peut-être été un tournant. C'est la naissance de l'ethnisme en France. C'est peut-être le tournant réel de la présente période :  la revendication de la différence. 

    RATP

    Il n'y a plus  l'envie de se ressembler. Une expression religieuse n'accepte plus sa "disparition" au motif de sur-protéger une autre. Cette période est finie.

    Bien davantage, se ressembler ce serait se renier. 

    Il n'y a plus la volonté de taire ses convictions pour accepter l'autre : la dissidence intérieure s'exprime contre le politiquement correct traditionnel.

    Je suis actuellement surpris par l'importance de cette revendication de différence. Il y a une dissidence intérieure qui est un

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  • Changement climatique : la France creuse son retard

    Hier, en Californie, Jerry Brown, Gouverneur de l'Etat, a défendu les mesures prises mercredi dernier. 

    «Le temps que nous avons en Californie, ce temps sévira dans d'autres endroits du monde», a mis en garde Jerry Brown, sur la chaîne ABC. «Et je peux vous dire que, vu depuis la Californie, le changement climatique n'est pas un canular».

    Californie secheresse

    Ces mesures visent à réduire de 25 % la consommation d'eau dans cet État de l'Ouest américain, où vivent 40 millions de personnes.

    Californie 3 sécheresse

    «C'est un signal d'alarme et il devrait concerner tout le monde, parce que ce décret est pris en vertu des pouvoirs d'urgence», a-t-il relevé, insistant sur le fait que les contrevenants s'exposent à des amendes de 500 dollars par jour voire à la coupure du service. Parmi les mesures annoncées mercredi, la Californie va demander le remplacement de 4,6 millions de mètres carrés de pelouse par des plantes peu consommatrices d'eau. Les «normes des toilettes et robinets» vont être revues pour limiter le débit d'eau, et la «police de l'eau» déjà existante pourrait devenir plus sévère.

    En France, rien n'est fait pour se

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  • Grenoble -Vizille : heureusement Dark Vador m’a aidé …

    Ambiance très sympa ce matin pour le semi-marathon Grenoble – Vizille. Jonathan a fait un très bon temps à la montée. Pour moi, après l'immédiate descente, à la moitié du parcours, ce fut difficile. Le collectif change beaucoup du parcours individuel. On est aspiré par d'autres rythmes, on ne veut pas décrocher et quelques centaines de mètres plus loin cela devient … difficile. 

    Jonathan Grenoble Vizille 2015

    Mais l'ambiance de cette épreuve sportive est vraiment sympa. Rien ne manque à la bonne ambiance : de la bonne humeur des gendarmes aux organisateurs dans les points de ravitaillement y compris bien sûr les participants.

    A ce sujet, je renouvelle tous les remerciements à Dark Vador qui m'a encouragé dans les deux derniers kilomètres en me

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  • Agglo : la table est mise avec son nouveau plat principal : la nervosité !

    L'agglomération grenobloise avance en douceur mais avec résolution vers le naufrage. En mars 2014, elle a fait un pas important quand Eric Piolle a refusé la clarté de prendre la responsabilité de la Métro. Une confusion ingérable naissait. Comment le PS pourrait-il être dans l'opposition à Piolle à Grenoble et avec Piolle à la Métro ? Si les politiques publiques de ces deux forces de gauche reposent sur des priorités différentes et non pas sur des alliances ou dés-alliances ponctuelles, il doit y avoir des frontières claires. Sinon, c'est d'une incohérence totale.

    Puis la nouvelle majorité grenobloise s'est arrêtée sur son chemin de la différence. Ce qui explique son échec réel dans l'agglo en mars 2015 et relatif sur Grenoble à la même date. L'identité prometteuse de sa vitrine en mars 2014 (Piolle) n'a pas donné en boutique au quotidien les résultats espérés. 

    Dans ce contexte déjà compliqué, les élections départementales ajoutent une complication de plus avec un nouvel invité à la table du pouvoir : la droite. Pas une droite "socialo-compatible" élevée à la graine de

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  • Maintenant, le vrai défi : le contenu concret d’une autre politique

    La vague de non-gauche a changé la donne locale. En 13 mois, le "socialisme historique" né avec les municipales de 1977 a presque perdu tous ses fiefs locaux : Communes et Départements. Les baronnies PS ont été décapitées.

    La tradition politique française reposait sur un schéma simple de répartition des influences politiques :

    – la droite gère l'Etat sauf quelques parenthèses de gauche,

    – la gauche gère le local dont on attend la protection de proximité sauf quelques parenthèses de droite.

    Devenue répulsive, la gauche de Hollande perd le local dans des conditions inédites. 

    Cantonales carte France

    Mais le vrai enjeu, c'est désormais pour la droite la définition du contenu concret de "l'autre politique". La droite doit démontrer rapidement et clairement qu'une autre politique est possible. 

    Faute de cette autre politique,

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  • Faire plus simple c’est possible : l’exemple de Lyon

    Dans 50 Communes de l'agglomération lyonnaise aujourd'hui, il n'y a pas de second tour des cantonales ! Non pas parce que les élus auraient tous été désignés le 22 mars. Les habitants n'avaient pas voté non plus le 22 mars parce que la métropole lyonnaise a négocié la disparition du Département là où la métropole est compétente évitant ainsi une accumulation d'échelons administratifs. 

    Faire plus simple c'est possible, Lyon a montré l'exemple.

    Lyon

    Pourquoi cet exemple n'est pas suivi ? Parce que la classe politique veut d'abord

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  • Pour sortir des nouveaux goulags, l’aventure de la différence

    Jamais les goulags n'ont été aussi nombreux et insidieux. Le goulag c'est l'enfermement pour chasser la différence.

    L'urbanisation est souvent devenue un goulag en segmentant de façon inédite quartiers des pauvres, quartiers des riches …

    La pensée est devenue un goulag puisque désormais penser ce serait faire ou dire comme … autrui. Un mimétisme émotionnel sans précédent : "je suis … Charlie, puis Bardo puis … ?". 

    La politique nationale est devenue un goulag. Qui peut aujourd'hui défendre que la France serait "maître de son destin" ?

    La liste est longue de tous les nouveaux cadres incontournables.

    D'ailleurs, l'opinion les connaît. Elle n'est plus dupe. Là où il y a le changement, il est d'abord porté par l'aventure de la différence des leaders et pas celle des partis.

    Que serait Syriza sans Tsipras ?

    Que serait Podemos sans Pablo Iglesias ?

    Que serait le Parti Libéral sans Justin Trudeau ?

    Trudeau 07 04 13

    Et la liste est longue. Le leader doit porter la différence. Il doit être le papier-cadeau visible de la différence. 

    C'est tout le problème de la politique française : elle exclut cette belle aventure de la différence des leaders. Ce sont toujours les mêmes.

    Mêmes habits : l'uniforme des fonctionnaires de la politique. Mêmes mots.

    On sait à l'avance qu'ils ne vont pas faire demain ce qu'ils promettent aujourd'hui parce que, dans le tourniquet permanent des pouvoirs, ils ne l'ont jamais fait hier

    Tant que la France ne connaîtra pas

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