Denis Bonzy

Agglo : la table est mise avec son nouveau plat principal : la nervosité !

L'agglomération grenobloise avance en douceur mais avec résolution vers le naufrage. En mars 2014, elle a fait un pas important quand Eric Piolle a refusé la clarté de prendre la responsabilité de la Métro. Une confusion ingérable naissait. Comment le PS pourrait-il être dans l'opposition à Piolle à Grenoble et avec Piolle à la Métro ? Si les politiques publiques de ces deux forces de gauche reposent sur des priorités différentes et non pas sur des alliances ou dés-alliances ponctuelles, il doit y avoir des frontières claires. Sinon, c'est d'une incohérence totale.

Puis la nouvelle majorité grenobloise s'est arrêtée sur son chemin de la différence. Ce qui explique son échec réel dans l'agglo en mars 2015 et relatif sur Grenoble à la même date. L'identité prometteuse de sa vitrine en mars 2014 (Piolle) n'a pas donné en boutique au quotidien les résultats espérés. 

Dans ce contexte déjà compliqué, les élections départementales ajoutent une complication de plus avec un nouvel invité à la table du pouvoir : la droite. Pas une droite "socialo-compatible" élevée à la graine de


l'agglomération grenobloise mais une "droite du Nord Isère" élevée dans les champs de la compétition avec le FN. C'est plus qu'une nuance. 

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La table est ainsi mise pour un repas dans la nervosité permanente. 

Trois collectivités (Département, Grenoble, Agglo) vont s'opposer sur tout. Comme la décentralisation à la française c'est la pagaille des compétences partagées, ils vont partager les … désaccords donc les inactions pour cause de blocages. 

La politique française s'enfonce dans les maladies. Celle de l'irresponsabilité comme l'absence de démission de Valls après la claque historique des départementales. Mais aussi la maladie de la violence permanente de la vie politique. Jamais le manichéisme n'a été aussi fort. C'est très rare à ce point dans les autres démocraties en dehors des derniers jours des campagnes électorales. Mais la France vit en permanence au rythme des derniers jours des campagnes électorales des autres.

Cette paralysie est le naufrage assuré. Sur le plan national, seul le calendrier du crash cause des nuances. Dans l'agglo, à ce rythme, l'unanimité sera bientôt assurée sur le  même chemin que le pays. Mêmes causes =  mêmes effets.

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