Quand SpaceX, société d'Elon Musk, lance un satellite, le lanceur se repose toujours. Arianespace, pourtant plus expérimentée dans la durée, n'a encore jamais reposé un seul lanceur. Et pourtant, cela ne semble pas poser question. Cet exemple simple, très concret est tiré de la tribune d'Idriss Aberkane dans Le Point (17/08/2017). Et il y a de nombreux autres exemples de ce type. Pourquoi ? Parce qu'en France, il est interdit de "changer de case". Arianespace occupe la case des lancements sans récupération des lanceurs et tout continue sur cet acquis. Idriss Aberkane défend des thèses iconoclastes. Donc, pour éviter de parler sérieusement des sujets posés, c'est le profil de l'auteur qui suscite des critiques. C'est tellement plus simple. Pourtant, sur le fond, le vrai rendez-vous de la rentrée c'est : est-ce que la France sera capable de sortir de sa case du pays bloqué ? Et dans quelles conditions ? Sur quels dossiers ? Pour le moment, il y a de quoi alimenter de sérieux doutes sur cette volonté et pire encore sur cette capacité à sortir de cette case. Si elle n'y parvient pas dans la foulée immédiate d'une présidentielle qui a montré de façon caricaturale les maux d'un pays (de la force de ses extrêmes à l'immoralité banalisée voire assumée de façon décomplexée par des responsables publics), c'est une étape supplémentaire inquiétante d'un déclassement manifeste qui sera franchie. Une présidentielle peut sur 8 mois se gagner sur des images. Mais une gouvernance sérieuse se nourrit d'actes et non pas de Unes de journaux. Et cette étape des actes n'est pas encore réellement engagée.
Catégorie : John Kennedy
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26 juin ou la première formule universelle symbole de liberté après la seconde guerre mondiale
Le 26 juin 1963, JFK est à Berlin. Il prononce un discours qui fait l'Histoire avec une formule "Je suis un Berlinois" qui est une première formule universelle à ce point que sa structuration sera reprise plus de 50 ans plus tard "Je suis Paris, Nice, Londres …" en fonction d'épreuves collectives dramatiques face au terrorisme des années 2015 et 2016. Quelques mots trouvent alors une force particulière parce qu'ils résument un sens, une direction collective.
Un passage de son discours fait le tour du monde :
« Il y a beaucoup de gens dans le monde qui ne comprennent pas ou qui prétendent ne pas comprendre quelle est la grande différence entre le monde libre et le monde communiste.
Qu'ils viennent à Berlin !Il y en a qui disent qu'en Europe et ailleurs, nous pouvons travailler avec les communistes. Qu'ils viennent à Berlin ! Lass sie nach Berlin kommen !
Notre liberté éprouve certes beaucoup de difficultés et notre démocratie n'est pas parfaite. Cependant, nous n'avons jamais eu besoin, nous, d'ériger un mur […] pour empêcher notre peuple de s'enfuir. […] Le mur fournit la démonstration éclatante de la faillite du système communiste. Cette faillite est visible aux yeux du monde entier. Nous n'éprouvons aucune satisfaction en voyant ce mur, car il constitue à nos yeux une offense non seulement à l'histoire mais encore une offense à l'humanité. […]
Tous les hommes libres, où qu'ils vivent, sont des citoyens de Berlin. Par conséquent, en tant qu'homme libre, je suis fier de prononcer ces mots : Ich bin ein Berliner ! ».
C'est tout le problème de l'époque présente. Aucun leader occidental n'a encore trouvé les mots et les lieux porteurs de symboles universels pour parler ainsi à toute la communauté internationale au sujet de causes planétaires (environnement, terrorisme, climat …). Ce sont pourtant de tels moments qui font bouger les frontières et pas les textes officiels.
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100 ans !
Le "Musée Kennedy" a multiplié au cours de la semaine écoulée des initiatives fortes pour fêter le 100 ème anniversaire de la naissance de John Kennedy (né le 29 mai 1917). Parmi les pièces nouvelles, la plus chargée d'émotion est la boîte des fiches tenues par Rose Kennedy sur chacun de ses enfants quand ils étaient petits. JFK est le leader le plus intemporel des démocraties occidentales. Celui qui a également apporté le plus grand nombre de changements dans la politique de communication des dirigeants modernes. Tous les autres leaders de son époque sont datés. Scotchés à un siècle manifestement lointain. Et lui échappe encore à cette grisaille portée par le temps. Irréel à ce point. Même ses conseils de campagne électorale demeurent d'actualité.