En début de semaine, Exprimeo a dépassé le seuil des 12 500 articles. Les référencements Google assurent une audience significative. Chaque année d'élections américaines est une belle année pour les audiences d'Exprimeo et pour son réseau de contributeurs. Le démarrage réel des audiences date de la lettre hebdomadaire 66 de novembre 2006. Dans cette lettre, nous attirons l'attention sur un jeune candidat alors pas déclaré, dont la presse parle très peu mais qui nous semble particulièrement prometteur : Barack Obama. Obama va se déclarer le 10 février 2007 à Springfield. Au début, personne n'y croit. Il est seul. Inexpérimenté. Métis de surcroît et il va affronter une "montagne" : l'ex First Lady Hillary Clinton. Exprimeo expose les moindres détails de sa campagne. Novembre 2008 : Obama gagne et chacun connait la suite. Sur différents réseaux sociaux, les points de campagne d'Exprimeo battent alors des records : 328 000 visiteurs sur Issuu.com, en tête des ouvrages sur SlideShare et probablement des ventes sur Selz (mais il n'y a pas de marqueurs permettant la comparaison). 2018 s'annonce une très belle année. Pleine de surprises. Des rebondissements. Des nouveaux noms à des enjeux clefs : Cheri Bustos, Beto O'Rourke ... Tout est réuni pour des infos de qualité. Vives. Fraîches. Vivantes comme la démocratie américaine lors d'une année d'élections dites intermédiaires.
Auteur : Denis Bonzy
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Le scandale Lactalis ou le vrai test de la VI ème République
A quelques jours près, il y a un an (le 25 janvier 2017) était publié le premier article du Canard Enchaîné sur "l'affaire Fillon". Un scrutin essentiel dans une démocratie occidentale allait être totalement modifié par cette affaire. Un an plus tard, que s'est-il passé ? Quels éléments concrets pour voir où était la vérité incontestable ? Impossible de le savoir. Le scandale Lactalis risque de vivre le même chemin. Les chemins que l'opinion n'accepte plus que des "intouchables" puissent emprunter pour échapper au sort que les faibles auraient subi depuis longtemps. Ce scandale c'est la caricature des échecs français. La Justice sanctionne peu le "système". Dans l'affaire de la Société Générale, la hiérarchie d'une banque parvient à surveiller les découverts de millions de comptes de particuliers à l'euro près mais pas sa propre gestion interne pour des milliards d'euros. En France, pour le moment, aucune banque ou enseigne de la grande distribution n'a été sérieusement condamnée. Intouchables. La presse semble ignorer le fonctionnement de la grande distribution, l'un de ses principaux annonceurs publicitaires. Par sa gestion informatique centralisée, la grande distribution dé-référence un produit en un clic. Un fournisseur conteste un rabais demandé par son acheteur de la centrale d'achats dans la grande distribution, il peut voir tous ses produits dé-référencés en 5 heures sur tout le territoire national. Et là, tout juste si on ne nous explique pas qu'il y aurait un dispositif de "pigeons voyageurs" pour porter la nouvelle des laits contaminés de magasin à magasin. Et enfin, quand l'Etat coûte aussi cher aux contribuables (le plus cher d'Europe !) c'est quand même pour que sa gouvernance soit efficace sur le plan sanitaire au moins. Quand ces trois volets seront corrigés fondamentalement, une autre République sera née bien au-delà d'un texte supplémentaire. Pour le moment, on est très loin de cette nouvelle étape. Très très loin …
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Quand l’AMF (Autorité des Marchés Financiers) répond à Nabilla …
Dans le cadre de la progression sans cesse permanente du "tout se vaut", l'AMF vient de franchir un nouveau palier. Nabilla vante le Bitcoin. C'est dire la garantie de "fiabilité financière" du conseil. Sur Twitter, l'AMF répond à Nabilla : «#Nabilla Le #Bitcoin c'est très risqué ! On peut perdre toute sa mise. Pas de placement miracle. Restez à l'écart», a tweeté mardi soir l'AMF. On imagine l'état d'esprit du conseiller membre de l'AMF quand il a dû recevoir l'instruction pour répondre à Nabilla : "allo …". 7 ans d'études techniques, expertise de suivi sur les marchés et il faut dialoguer avec … Nabilla sur des choix financiers. Cela permet de beaucoup relativiser "l'expertise" dans la vie moderne … C'est aussi un signal fort sur la considération des Institutions quant à la capacité de jugement individuel des citoyens …
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Le terrain : ce nouvel inconnu
La France en milieu urbain pourrait-elle résister à une vague de froid comparable à celle actuellement connue par la cote Est des Etats-Unis ? Il y a matière à sérieusement en douter. Lors d'entretiens téléphoniques avec des amis ou des relations professionnelles dans ces territoires, la présentation des actuels moyens déployés sur place est impressionnante. En France, la semaine dernière, un vent du sud qui fait fondre la neige rapidement + deux jours de pluie et les dégâts sont considérables. Pourquoi ? Parce que le terrain est le nouvel inconnu en France. Dans les Communes que je connais bien, les dégâts sont intervenus en copier-coller aux endroits de février 1990. Parfois au mètre près. C'est difficile pour la nature d'inventer une coulée de boue en pleine zone de plaine. Il y a quand même des logiques de tracés construits par des éléments naturels sur des décennies. Mais sur ces endroits répertoriés, depuis des années, rien n'avait été fait. Tout est à l'abandon quand ce n'est pas en plus un déboisement qui amplifie l'exposition aux risques naturels. Ces travaux sont trop ingrats pour mériter l'attention. Pire, bon nombre des décideurs ne connaissent pas le terrain. Ils n'y viennent jamais. Quand le Préfet de l'Isère met en cause des constructions récentes, où sont-elles sur la route principale du Gua ? Aux Côtes Bernard à St Paul de Varces ou à Brise Tourte ? Connait-il seulement la date de construction de la maison à Claix ? Qu'est ce qui a changé dernièrement : la maison ou une coupe forestière ? Aujourd'hui, la vraie différence en France est entre ceux qui connaissent le terrain et ceux qui parlent du terrain. L'écart apparait immédiatement dans l'entreprise comme en politique. De façon inquiétante ceux qui parlent sans chercher à connaitre le terrain sont de plus en plus nombreux de façon accélérée. Or c'est le terrain qui a toujours raison puisque c'est la vie réelle.
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La vue d’un simple habit et l’humeur change …
En France, la reprise de janvier est sévère. Inondations, disparitions et puis ce débat irréel sur les #FakeNews . L'Etat veut condamner les Fake News. Comment va-t-il alors faire pour les faux chiffres sur les manifestations, les grévistes, voire même au-delà plus simplement sur les comptes publics ? Des quotidiens régionaux emboîtent son pas pour mener le "combat". Comment vont-ils faire pour leurs chroniques locales d'un légitimisme monarchique ? Sur le plan personnel, je suis toujours sur mes gardes quand je vois des "pouvoirs" vouloir installer des "vérités officielles", incontestables, impérieuses. Je préfère m'en remettre à la raison de chacun pour faire le juste tri. Et sur le plan international, Trump surjoue son personnage. Et la liste pourrait continuer longtemps. Mais la vue d'un simple habit et l'humeur change en bien, en légèreté, en joie : la doudoune de notre petit-fils. Son "habit de campagne". Une toute petite doudoune avec ses moufles. Mieux que l'homéopathie ou des traitements divers : les objets ! Ne garder autour de soi que des objets associés à des moments agréables. Et ranger précieusement les autres. Ce que nous avons fait pendant cette brève coupure des fêtes. Une recommandation pratique pour bien traverser l'année 2018 qui s'annonce très tempétueuse.
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Vous voulez vous fâcher avec votre chien adoré, surtout ne passez pas à côté de ce livre …
Le rapport à la lecture est d'abord instructif sur l'état d'esprit du … lecteur. Tantôt il s'agit de découvrir des sujets inconnus. Tantôt il s'agit de mieux connaître des sujets un peu connus déjà. Cette semaine, le choc a été avec le livre qui est en photo ci-dessus. Aimant bien la littérature animalière, j'espérais mieux connaître certains volets du tempérament du chien. En réalité, à mesure que les pages défilaient, j'ai trouvé une présentation très éloignée de ce que j'avais pu déjà lire ou plus encore de ce que j'avais pu vivre donc penser. L'auteur procède par affirmation puis étaye son postulat par des présentations dites tirées d'expériences. C'est un mécanisme intellectuel redoutable d'autant plus que rien n'établit la bonne représentativité des expériences. A la fin, sur des sujets importants, on voit son chien sous un autre angle. Heureusement, chacun garde sa liberté d'appréciation. Et il est toujours possible de croire que chacun de ses chiens a été une … exception. D'ailleurs, la sagesse populaire ne dit-elle pas "tel chien tel … maître". Ce qui ne peut malheureusement pas valoir pour moi car c'est toujours Marie qui s'est occupée de l'éducation de nos chiens entre autres … A ne pas lire.
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Irresponsabilité et impuissance publique ou l’inversion démocratique en France
Hier, il était question d'un organisme public ayant pris la décision d'engager la responsabilité de requérants en les soumettant à la menace de 2 millions d'euros pour "recours abusif" et sans même connaître la décision du Juge sur le recours, ce qui montre bien, si besoin était, la volonté de menace puisqu'à ce jour rien ne permet d'indiquer que le recours serait … abusif. 24 heures après, suite aux dégâts liés aux fortes pluies, un autre constat s'impose : ces dégâts sont manifestement le résultat de l'inaction publique et là pourquoi n'y aurait-il aucune conséquence en matière de responsabilité ? Les faits sont terribles pour certains secteurs comme le sud de l'agglomération grenobloise. 1) Il existe une base de données publiques par Commune des dégâts passés liés aux risques naturels : lieu, année, détails. Par conséquent, personne ne peut dire qu'il n'est pas au courant. 2) Dans la quasi-totalité des cas, les dégâts sont intervenus aux mêmes endroits que ceux répertoriés comme sensibles. 3) Pourquoi ce "copier-coller" dans le temps ? Parce que rien n'a été fait ces dernières années. 4) Conséquences pratiques ? Aucune. Il suffirait de pleurer sur la force de "dame nature". Conclusion : des citoyens peuvent s'exposer à des menaces financières énormes quand ils cherchent à défendre leurs droits et des élus sont libres du moindre grief quand leur inaction manifeste a pourtant produit des conséquences graves. Dans une Démocratie, c'est à qui de rendre des comptes ? Aux citoyens convoqués "disciplinairement" par des élus ou aux élus de s'expliquer auprès des citoyens qu'ils ont vocation à représenter ? C'est une inversion démocratique qui devrait susciter des réflexions sérieuses …
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Grenoble au centre d’un sujet de fond : l’argent peut-il chasser la recherche de la Justice ?
De façon très inattendue, la Ville de Grenoble se trouve au centre d'un enjeu de fond d'une extrême gravité : la Justice devient-elle le privilège des riches ? Les faits : une association dépose un recours administratif contre une opération d'urbanisme. Grenoble Habitat engage un recours contre les … requérants et leur demande 2 millions 300 000 € de réparation de préjudice (2 300 000 €). C'est un précédent d'une extrême gravité. Il faut déjà avoir les moyens pour faire appel à un Avocat pour engager un recours. Si à la facture de l'Avocat s'ajoute la menace de millions d'euros pour réparation d'un contentieux perdu, les voies de droit deviennent un simple procédé sur le papier que personne n'utilisera. Qui va garantir alors la défense du citoyen seul face à des groupes puissants, privés ou publics ? Cette place permanente gagnée par l'argent dans tous les dossiers devient inconvenante. Et pourquoi l'arrêter à ce stade ? Si la décision devait être annulée, pourquoi ne pas considérer que la faute deviendrait détachable de la fonction d'élu pour engager une responsabilité financière personnelle des élus décideurs ? La chaîne peut continuer longtemps … Il faut intégrer l'existence de recours. Attendre qu'ils soient purgés. Ce ne sont que quelques années, ce qui à l'échelle du temps d'opérations immobilières de ce type est une dimension marginale que chacun aura oublié dans quelques décennies. C'est aussi cela le respect d'un Etat de droit.
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Ne pas vivre dans l’impasse des mots oubliés …
Pour moi, janvier c'est le mois du danger des mots oubliés. Il y a des mots prononcés que l'on peut regretter. Il y aussi des mots oubliés, non prononcés, qui sont aussi dangereux, voire pire. J'essaie que janvier soit surtout le mois des mots qui ne sont pas oubliés. Dans l'année, l'emploi du temps ne permet pas la disponibilité souhaitée. Janvier, c'est le mois des souvenirs chaleureux. Adresser un mot à des personnes parfois pas revues pendant des années mais qui ont été une rencontre heureuse. Leur montrer que cette satisfaction ne s'est pas effacée avec le temps. N'a pas été gommée. A cette fin, rien ne peut remplacer l'écrit. Le vrai c'est à dire le papier, l'encre, l'enveloppe et malheureusement ce prix du timbre qui s'envole d'année en année. Pour ne pas oublier, il y a un petit carnet noir. Progressivement, il porte bien sa couleur parce que d'année en année, il y aussi matière à rayer les noms de disparus. C'est alors un sentiment étrange fait à la fois de tristesse, de reconnaissance et d'interrogation. De tristesse, parce que toute disparition est une épreuve. De reconnaissance, parce que la vie permet encore de tenir le crayon pour actualiser. Et d'interrogation sur le "combien de temps encore" qui grandit à mesure que les années passent. Mon tempérament ne me prédestinait pas à la politique. Loin s'en faut. Cette activité est maintenant très décriée. Et pourtant, à la différence de la vie professionnelle très segmentée, c'est en politique que j'ai rencontré le maximum de "gens bien". Des personnes simples. Libres. Engagées. Ayant à coeur de bien faire. Souvent très éloignées de certaines images. Peut-être même qu'un jour, je publierai un ouvrage avec les noms, les faits. Que du positif. Parce que les mots oubliés sont trop souvent ceux du positif. Et quand c'est bien, il ne faut jamais hésiter à le dire. Pour moi, cette semaine, comme chaque année, c'est le début pour éviter l'impasse des mots oubliés.
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Serveuses, ouvrières … : LE vrai tournant !
Dans le cadre de la lutte contre le harcèlement sexuel, la lettre publiée et signée par 300 femmes qui lancent Time's Up est d'un contenu remarquable. Pour la première fois à ce point, des femmes font front. Il ne s'agit pas de "cartes de voeux" pratiquées par des acteurs français, souvent exilés fiscaux et résidents à l'étranger, qui font un coup de promo sans lendemain. Là, les intéressées ont mis la "main à la poche" et levé 13 millions de dollars dans un premier temps. 13 millions de dollars pour prendre en charge les frais de procédures de celles qui n'ont pas les moyens d'engager les procédures pour sanctionner les atteintes qu'elles subissent. Ce texte débute par une belle formule "chères soeurs". Le jour où des influenceurs en France feront de même, les situations évolueront. Pour l'instant, en France, c'est l'éphémère qui gagne toujours.