Quand trop de subjectivité rend la remarque suspecte : c'est l'une des caractéristiques de la période actuelle en France. "L'esprit fan zone" a gagné le débat public à un niveau consternant. C'est la morne plaine car tout est trop prévisible. Qui va soutenir comme qui va critiquer. La "pièce de théâtre" est désormais d'une prévisibilité absolue dans ses répliques. En France, l'une des plus vieilles formules de la sagesse populaire était "ils ont perdu le Nord". Cette formule serait apparue dès le XVII ème siècle pour faire référence à l'aiguille de la boussole qui indique toujours le Nord magnétique. Perdre le Nord c'était ne plus savoir où l'on est. De la version de départ (perdre sa direction) à ensuite une version secondaire : perdre ses esprits. Aujourd'hui, "perdre le Nord" ce n'est plus ne pas savoir où l'on est, c'est savoir que l'on reste toujours … au même endroit. Toujours Pour. Toujours Contre. Des personnes d'ordre défendent de fait le droit de … casser. Des fauteurs de dettes publiques soutiennent la … rigueur financière. Ce n'est plus l'objet d'un sujet qui guide l'avis mais l'auteur de la remarque avec ses détracteurs comme ses supporters. C'est assez monotone d'en être arrivé à ce point.
Auteur : Denis Bonzy
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Bien sûr que la défense de l’environnement gagne du terrain : l’autre information !
En France, actuellement, trop de personnes se complaisent dans la haine de l'autre, dans la dénonciation de tout ce qui n'irait pas, du progrès qui serait inaccessible. Presque chaque semaine pourrait donner lieu à une "marche blanche" et chaque quartier de Communes se verrait ouvrir une "cellule d'aide psychologique" pour combler les échecs. Quel décalage car tout bouge positivement ailleurs. Aux Etats-Unis, la jeune génération du 6 novembre change les règles. A Boston, Charlie Baker annonce des sommes colossales pour lutter contre le dérèglement climatique. Au Canada, un accord se dessine entre associations et entrepreneurs. Et en France, ne serait-ce que dans le domaine de l'information, il est possible d'éviter le gaspillage du papier. Un exemple simple : il suffit de communiquer son adresse mail pour recevoir une information numérique qui présente toutes les qualités : économie de papier, pas de gaspillage de papier, rapidité de distribution, réactivité … Sur St Paul de Varces, je suis agréablement surpris par le nombre de personnes qui ont ainsi communiqué leur adresse mail pour être destinataires d'informations par ce canal respectueux de l'environnement. Si vous souhaitez appartenir à cette démarche, il suffit de la faire en donnant son adresse à d.bonzy@wanadoo.fr. C'est aussi un geste positif pour l'environnement. Elles reçoivent ce matin la lettre 47. Simple. Econome et une démarche qui respecte l'environnement.
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La France malade de la mauvaise gestion de ses espaces
Avec les #GiletsJaunes, il est beaucoup question de la France périphérique. Ce n'est qu'un volet du problème. De façon plus générale, la France est aujourd'hui malade de la mauvaise gestion de ses espaces. 1) En quelques brèves années, elle a voulu faire naître de grandes métropoles européennes. Pour ces métropoles, c'est la course au toujours plus grand. Très souvent cette course passe d'ailleurs par d'abord répartir sur un grand nombre de contribuables extra-communaux les factures de la ville-centre. Prenons un exemple concret récent dans l'agglomération grenobloise. 12 millions d'euros HT pour une cathédrale pour le tennis dans la ville-centre mais 120 000 € pour un stade de football dans une Commune périphérique. La première digère l'investissement comme si "rien n'était" tandis que dans la seconde le sport le plus populaire donne le sentiment de mettre à l'épreuve les finances municipales pour plusieurs années. En moins de 20 km, l'inégalité financière totale saute aux yeux. Et les structures de décision des agglos dépendantes du poids politique de la ville-centre corrigent souvent très peu les inégalités financières de base, voire même les amplifient. 2) La faiblesse des services publics de proximité. Là encore un exemple pratique. Le Dauphiné consacre ce jour un article aux 25 ans de l'école de musique de Claix (420 élèves). A sa création (cf photo ci-dessus), c'est l'exemple réussi du service public de proximité mutualisé pour un bassin de vie. Mais aujourd'hui les agglos nient l'existence de bassins de vie de ce type. Tout doit être fondu dans une aire métropolitaine. Il y a ainsi la création artificielle d'une aide métropolitaine qui n'existe que dans les découpages administratifs. L'habitant de Claix ne vit pas avec celui de Domène. 3) La loi NOTRe est la consécration diabolique de ces tendances récentes. Elle a poussé le vice jusqu'à déconstruire ce qui fonctionnait bien. Et le tout dans une absence totale de concertation. Un pays qui est mal dans son espace ne peut pas bien fonctionner. Il faut d'abord remettre à plat l'organisation territoriale. Par le passé, d'Olivier Guichard à Alain Peyrefitte en passant par Jacques Delors (la démocratie à portée de la main) ou Michel Crozier, la question territoriale était au coeur des réformes majeures. Aujourd'hui, Bercy et les finances dominent tout et nient cet enjeu. Un facteur majeur dans les crises actuelles.
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L’impact des réponses jamais données …
Ce qui manque le plus actuellement en France, c'est la confiance. Cette confiance a disparu par l'impact des réponses jamais données. Les citoyens ont gagné en compétences, en maturité. Ils posent des questions de fond. Des questions qui ne reçoivent souvent aucune réponse. La confiance est donc cassée. Les uns se réfugieront dans le silence. D'autres dans l'ironie. D'autres dans la colère. La confiance est le socle de toute relation humaine apaisée. Lorsqu'il y a eu le débat sur le moratoire des taxes, chacun percevait bien combien la confiance pouvait être cassée. Ce n'est pas l'affaire d'Emmanuel Macron. C'est l'affaire de plusieurs décennies d'évitements permanents. 4 exemples pratiques récents : 1) la place de la France dans la compétition internationale : les événements actuels lui portent un coup terrible. La presse internationale titre sur "la chute de Macron". D'autres sur les "Français ingouvernables". Cette semaine, le site Politico consacrait un reportage sur les 30 européens à suivre sur 2019 : pas un Français dans cette liste ! Une question évitée comme si la France était une île dans le monde. 2) Le coût des politiques publiques : comment le pays aux solidarités les plus coûteuses peut-il se diviser de façon aussi violente ? 3) Pourquoi toute la chaîne de la représentation est aussi discréditée ? Quelles corrections possibles ? 4) Quelles économies possibles ? Où ? Pour quels montants ? Pourquoi seraient-elles possibles aujourd'hui sans avoir été opérées hier ? Toutes ces questions légitimes animent les esprits. Comme elles ne reçoivent pas de réponses, la confiance est cassée. Sans confiance, aucune gouvernance n'est possible. Quand Jorge Lemann débute ses interventions, c'est le préalable qu'il pose. Ses conseils sont d'une sagesse absolue. Il n'a plus rien à gagner et il a connu un parcours hors du commun. Que dit-il ? Une marque n'existe que par la confiance. C'est le cas dans le commercial. C'est le cas dans le public. Or la "marque politique" incarne la … défiance. Tant qu'elle sera scotchée à cette image, la gouvernance publique sera quasi-impossible. La confiance suppose notamment que la rigueur soit aussi vécue par les politiques, que les affaires des politiques soient jugées, que les chiffres publics puissent être crus … : en France, compte tenu de l'immensité des passifs, c'est une oeuvre de très longue haleine pour restaurer la confiance.
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85 jours déjà !
85 jours. Depuis le 10 septembre 2018, date du début de la campagne sur le terrain, 85 jours se sont écoulés. Cette première séquence appelle plusieurs observations : 1) Une qualité particulièrement agréable du dialogue sur le terrain. 2) Ce terrain a débuté par ce qui me parait un dossier important : les risques naturels. Notre Commune est à flancs de montagnes. Elle est donc exposée à des risques naturels historiques d’où des efforts financiers considérables par le passé. Ma priorité a consisté à visiter les 13 lieux particulièrement exposés. Sur Relive, les vidéos et photos de chaque visite sont consultables. 13 visites détaillées représentant 66 km parcourus sur le terrain. Le constat très inquiétant d’un réel état d’abandon dans l’entretien des équipements de protection. C’est un état d’abandon sans précédent. 3) De façon complémentaire, plusieurs courriers ont été adressés sur des sujets de vie quotidienne et notamment les suivants : – aux membres de la communauté éducative municipale pour attirer l’attention sur le décalage entre l’évolution démographique et les capacités d’accueil des collèges de proximité (lettre du 28/09/18), – aux assistantes maternelles pour rappeler l’importance de la qualité de l’accueil de l’enfant dans la Commune (lettre du 12/10/2018), – aux responsables associatifs (lettre du 16/10/2018), – aux entrepreneurs, artisans et commerçants localisés sur St Paul de Varces (lettre du 1er novembre 2018). Par ailleurs, des lettres d’informations sont adressées par mails, par messenger sur Facebook. Par mail, nous disposons à ce jour de 133 adresses mails de foyers de St Paul de Varces. C’est un procédé de communication très pratique et surtout économe compte tenu du prix assez irréel des timbres désormais. Ce dispositif sera appelé à occuper une part croissante dans notre dialogue. Un dialogue qui peut compter sur de nombreux supports dont le site Internet NationBuilder, cliquer sur le lien suivant : Denis Bonzy. Dans les prochains jours, c'est un cycle nouveau d'échanges qui va intervenir. Pour y participer, c'est simple il suffit de passer un mail à d.bonzy@wanadoo.fr.
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Equilogue : le mot dont le contenu précis doit encore être défini
En France, chaque période a ses mots clefs. L'un des mots clefs de la période à venir sera : équilogue : équilibre dans le dialogue. Equilibre, parce qu'il faut trouver des points de rencontres entre des forces de plus en plus nombreuses et souvent contraires. Et dialogue, parce que cet équilibre doit être trouvé dans l'élaboration en commun. Or la gouvernance française est éloignée de cette culture. Surtout la haute administration. Il y a donc un divorce terrible entre des mentalités. Sur le terrain, il est facile de ressentir cette aspiration qui est d'abord celle d'une opinion publique qui a gagné en maturité, en indépendance et surtout en performance. Il se faire à l'idée que sur chaque sujet il y a des personnes qui en savent davantage que soi. Ce qui est d'ailleurs un plaisir puisque chaque dialogue permet d'apprendre. Mais on est donc loin de la "République des préaux" où une seule personne venait délivrer les connaissances dont les informations de … Paris. C'est un nouvel univers qui est né. Si la haute administration française ne se fait pas à l'idée de ce changement fondamental, la crise actuelle risque de se reproduire très souvent car c'est une nouvelle gouvernance publique qui est attendue. Sinon les révoltés de la démocratie seront toujours de plus en plus nombreux.
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La fin de ce qui se voulait un « modèle » …
Avec les Gilets Jaunes, c'est aujourd'hui impossible d'identifier sérieusement la portée définitive de ce mouvement. En revanche, c'est assurément déjà le faire part de décès de ce qui se voulait un "modèle". On assiste à la casse d'un meccano usé, dégradé, décrédibilisé. Ce meccano c'était quoi pour l'essentiel ? 1) Dans la vie publique, les dépenses n'ont pas de prix. On se prononce sur le choix de l'utilité d'une dépense et on répercute le prix sur les contribuables et les usagers. Un mécanisme sans fin. La dernière illustration : le débat sur les transports collectifs gratuits. Un transport collectif gratuit, ça n'existe pas. Si c'est pas l'usager qui paye, c'est le contribuable. Mais la gratuité n'existe pas. C'est sain et agréable de voir le peuple remettre du bon sens de base dans les choix publics. 2) La fin du microcosme chic des snobs des plateaux TV déconnectés de la vraie vie. Il y a une impertinence ambiante face aux moralisateurs habituels qui est un vent frais fabuleux. 3) La fin d'une classe politique qui est trop digérée par le système. Finalement, ils sont révoltés pendant les campagnes et gestionnaires de la continuité une fois au pouvoir. D'où le divorce. Et la liste des ruptures pourrait durer longtemps. Impossible de dire si c'est une "révolution silencieuse" ou une étape de plus dans la balkanisation de la France, ce qui est déjà sûr c'est que c'est la fin manifeste de ce qui osait encore parfois se prétendre comme un "modèle".
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Facebook face au fléau des signalements abusifs
Vendredi, le fondateur de NationBuilder est décédé. A l'âge de 41 ans. Ayant lutté contre un cancer depuis 2005. Très tôt, il avait eu l'intuition qu'une nouvelle étape dans les fonctions des sites Internet serait nécessaire. Il a donc créé une plateforme ouvrant des fonctionnalités nouvelles par rapport à celles qui existaient à cette époque. Aujourd'hui, sur la quasi-totalité des réseaux sociaux, on perçoit bien qu'un nouvel âge doit s'ouvrir. Parce qu'à l'usage, des travers significatifs sont nés. C'est le cas pour Facebook avec les signalements abusifs. Un article vous déplaît. Vous faites un signalement. Comme la gestion du signalement est opérée par des automates, l'article sort immédiatement du circuit. Il faudra des semaines pour faire constater que le signalement était abusif donc que l'article n'avait pas à être retiré par Facebook. Dans la vie publique, ce mécanisme s'apparente à de la censure. Un collectif citoyen comme le Club 20 en est victime assez souvent d'où les modifications imprévisibles de sa page Facebook. Dans la vie commerciale, c'est de la concurrence malhonnête. Heureusement, progressivement, Facebook avance. Des plaintes vont connaître des suites concrètes. Les comptes auteurs de signalements abusifs vont avoir des conséquences directes gérées par Facebook en dehors ou en complément des procédures judiciaires. Le succès des réseaux sociaux impose un nouvel âge. Ce qui va être important c'est que ce nouvel âge n'intervienne pas au prix d'une restriction des libertés. Malheureusement en France actuellement on sent pour la première fois à ce point, depuis des perspectives de taxations jusqu'à certains arguments qu'Internet pourrait vivre une restriction de sa vocation d'espace de liberté. Si c'est le cas, c'est une étape grave de plus vers la marginalisation de la France qui apparaît de plus en plus comme le pays de toutes les crises.
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La bataille de l’ours polaire et tous ces marqueurs qui ne sont pas des hasards
Il y a un an la vidéo des derniers instants d'un ours polaire affamé avait ému l'opinion internationale. Cette semaine au Canada, pays emblématique de la richesse de la faune et de la flore, un débat sur les espèces animales en péril va concerner l'ours polaire. 39 espèces animales dont le sujet de l'évolution éventuelle du statut de l'ours polaire. Ce sujet devrait faire la Une de toutes les actualités internationales. Derrière ce symbole, la réalité c'est quoi : 1) cela parait désormais une tâche presque impossible que de préserver ce que la nature nous a donné. 2) Toutes les alertes reçues ne sont pas des hasards. C'est la crise d'un système. Ce débat est capital. Comme des débats à notre porte par exemple sur la chute d'espèces animales de proximité comme les oiseaux. Bon nombre de décideurs publics se comportent comme s'ils avaient une double vie. Les discours d'un côté qui célèbrent les combats environnementaux à mener. Puis les permis de construire d'un autre côté qui font disparaître des espaces naturels sous le béton et le bitume, processus qui est le cercueil d'espèces animales de proximité. Combien de temps encore cette irresponsabilité peut frapper ? Que cette question de bon sens ne s'impose pas en tête de toutes les autres est un mystère absolu.
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30 ans du Synchrotron à Grenoble : le vrai message : montrer que le futur peut aussi être un avenir
La semaine prochaine, mardi, les autorités officielles du Synchrotron vont fêter les 30 ans de cet équipement. Au-delà de l'apport scientifique, cette étape pour l'agglomération grenobloise est lourde de sens. Elle met en relief des moments clefs où une collectivité passe un message fort : le futur peut aussi être un avenir. Le futur c'est le jour d'après. Tout le monde imagine donc avoir un futur. L'avenir c'est une autre dimension qui porte la notion de progrès. C'est un sens qui dépasse la seule idée du temps à venir. C'est la dimension qui fait défaut aujourd'hui en France. Le jour où plus largement chacun aura le "sentiment d'avoir un avenir", le calme et une plus grande gaieté collective referont surface. Le plus inquiétant, c'est que de nombreux gouvernants semblent avoir désormais renoncé à cette étape. Quand en 1985, Grenoble unie dans toutes ses composantes s'engageait dans la compétition face à Strasbourg alors quasi désignée définitivement, c'était le sens de son combat. Un combat qui fut terriblement difficile. Qui a demandé une union, une détermination et une mobilisation exemplaires. Dont toutes les composantes mériteraient d'être mieux respectées. La ré-écriture de l'histoire est un sport très pratiqué, indiscutablement en France celui qui compte le plus grand nombre de hors jeux pour ceux qui connaissent la réalité des faits et qui entendent respecter cette réalité des faits. Dommage car des leçons de l'expérience permettraient d'épargner de nombreuses erreurs. Le temps est en effet souvent porteur de beaucoup de réponses à de nombreuses questions actuelles.