Denis Bonzy

Auteur : Denis Bonzy

  • Le vrai pied à terre …

    DB 20 01 18 (Copier)

    L'une de mes premières observations de la politique sur le terrain a été aux côtés de Jacques Chirac dans le Sud Isère. Sur la route de Mens, dont le Conseiller Général était alors Pierre de Villard, il s'arrête pour saluer un agriculteur au fond d'un champ humide. Il revient les chaussures crottées de terre comme le bas de son pantalon. Il avait le symbole de son "pied à terre" pour le reste de la journée. Personne ne douterait qu'il avait fait du … terrain. Plus tard, j'ai appris que cette "méthode" était classique pour l'intéressé. Les chaussures en disent en effet long sur le rapport d'un individu avec le terrain. Imaginez-vous recevoir une leçon de terrain par une femme munie d'escarpins d'orsay impeccablement cirés à talons aiguilles de 15 cm. Serait-elle crédible ? C'est comme la génération des hommes à mocassins à glands toujours remarquablement cirés. Quand on a le pied à terre au vrai sens du mot, la terre laisse des traces. C'est que j'ai toujours constaté et encore davantage actuellement sur le terrain avec des jours de pluie. Des traces pas seulement dans le raisonnement. Quand on a le recul de l'âge pour comparer les situations, c'est fou ce que l'arrogance des escarpins à talons aiguilles ou des mocassins à glands a pu gagner comme terrain dans la vie publique française sans connaitre le … terrain. C'est finalement pour une grande partie la bataille du gilet jaune contre les mocassins à glands que vit la France actuellement. Le vêtement a toujours une dimension qui dépasse sa seule utilité primaire. 

  • Climat : à ce rythme, la bataille est manifestement perdue …

    Lake Louise Canada

    Il n'y a rien de pire que la capacité à vouloir se tromper. C'est la pire offense que l'on peut se faire à soi même. Dans la priorité collective actuelle qu'est la lutte contre le dérèglement climatique, à la sortie de la COP24, un constat s'impose : à ce rythme la bataille est perdue. 1) Il y a l'obstacle de la souveraineté des Etats. Impossible de forcer à faire sans le consentement de chacun. Or des profils "résistants" émergent : Etats-Unis, Brésil … C'est une contrainte lourde. 2) Mais l'un des enjeux clefs c'est de financer les actions dans les pays pauvres. Si on prend un pays comme la France : record des impôts, record de l'endettement et services publics intérieurs en péril, comment imaginer une contribution dans l'ambiance actuelle pour des destinations lointaines ? Impossible. L'allergie fiscale est déjà trop forte pour financer des "dépenses de proximité". La communauté scientifique prend actuellement une énorme responsabilité morale en ne permettant pas de visualiser concrètement les conséquences de cette bataille perdue. Ce devrait être aujourd'hui la mobilisation quotidienne. Il n'y a pas matière à des oppositions entre les fins de mois et la fin du monde. Pour que ces oppositions éventuelles cessent, il faut des révisions totales, brutales, radicales pour couper des pans entiers de dépenses publiques afin de ré-affecter les moyens ailleurs. Un plan d'urgence est indispensable. C'est irréel de vouloir une telle passivité en ce domaine. 

  • Bien vieillir, c’est devenir roseau avec les racines d’un chêne

    Tazieff_1

    Hier, deux des filles de M. Jacques Menut ont posté des billets émouvants à l'occasion de la date anniversaire du décès de leur papa. J'ai toujours pour lui une extrême reconnaissance. La vie est faite de rencontres heureuses et d'autres moins agréables. Des premières, il faut en extraire des enseignements durables lorsque les écarts d'âges sont importants. Dans ma formation, ce fut le cas avec Gustave Peiser, Ernest Escolano, Gilbert Anton, Robert Viargues notamment. Dans le professionnel, Pierre de Villard, René Michal, Christian Gauduel m'ont beaucoup appris. Dans la politique, dès qu'il fut question d'écarts d'âges importants ce fut le cas avec Jean Boyer, Haroun Tazieff, Guy Cabanel et Jacques Menut. Ces noms là incarnent tout ce qui a disparu ces dernières années. Et si les disparitions de valeurs continuent à ce rythme, c'est une terre brûlée qui attend dans les 30 prochaines années. Qu'ont-ils appris à ceux qui voulaient apprendre d'eux ? 1) Il ne faut jamais être un professionnel de la politique. Il faut avoir une existence professionnelle personnelle à part entière en dehors de la politique. C'est la condition de la liberté et de la connaissance de la vraie vie. 2) Il ne faut jamais couper la tête du messager porteur des mauvaises nouvelles sinon c'est la coupure garantie avec des opinions différentes et l'espace utile des parts de vérités disparaîtra. 3) Il faut garder des valeurs solides, durables, être éloigné d'un esprit de l'éphémère qui change d'idées comme de saisons. 4) A côté de sa vie familiale, il faut être ouvert à autrui. C'est l'autre forme de l'utilité préservant de l'égoïsme qui ne consisterait qu'à penser qu'à soi et qu'aux siens. Quand j'entends aujourd'hui parfois des élus se plaindre pour les efforts pour poser trois lampions et organiser une mini  choucroute party entre amis, je repense à toutes les animations qui ont … disparu. Celles qui mobilisaient la formidable énergie de M. Menut et de son équipe : grand prix cycliste, maisons fleuries, fête de l'artisanat de proximité, défilés de mode … Et des animations imaginées, préparées, organisées dans un cadre bénévole avec souvent des marges de rentabilité permettant d'organiser la prochaine animation. Tous ces écarts d'âges ont été porteurs d'expériences riches qui m'ont appris notamment une chose : bien vieillir c'est devenir roseau avec les racines d'un chêne. Roseau, parce que les nuances de la vie dont les épreuves fortes ont chassé la rigidité de la radicalité, ont appris la nuance donc la souplesse. Mais garder les racines d'un chêne, profondes, solides, inébranlables car c'est la garantie de la confiance : savoir où l'on est et où l'on va. Aujourd'hui l'un des problèmes de la France c'est que trop de générations veulent donner l'image de chênes en assénant des mots forts souvent criés d'ailleurs mais avec les "racines" du … roseau. Quand c'est le cas, la solidité ne peut pas être durablement au rendez-vous. Très inquiétant. 

    DB Valffort

  • « Ils ont perdu le Nord … »

    Boussole 12 12 18

    Quand trop de subjectivité rend la remarque suspecte : c'est l'une des caractéristiques de la période actuelle en France. "L'esprit fan zone" a gagné le débat public à un niveau consternant. C'est la morne plaine car tout est trop prévisible. Qui va soutenir comme qui va critiquer. La "pièce de théâtre" est désormais d'une prévisibilité absolue dans ses répliques. En France, l'une des plus vieilles formules de la sagesse populaire était "ils ont perdu le Nord". Cette formule serait apparue dès le XVII ème siècle pour faire référence à l'aiguille de la boussole qui indique toujours le Nord magnétique. Perdre le Nord c'était ne plus savoir où l'on est. De la version de départ (perdre sa direction) à ensuite une version secondaire : perdre ses esprits. Aujourd'hui, "perdre le Nord" ce n'est plus ne pas savoir où l'on est, c'est savoir que l'on reste toujours … au même endroit. Toujours Pour. Toujours Contre. Des personnes d'ordre défendent de fait le droit de … casser. Des fauteurs de dettes publiques soutiennent la … rigueur financière. Ce n'est plus l'objet d'un sujet qui guide l'avis mais l'auteur de la remarque avec ses détracteurs comme ses supporters. C'est assez monotone d'en être arrivé à ce point. 

  • Bien sûr que la défense de l’environnement gagne du terrain : l’autre information !

    DB terrain 07 12 18

    En France, actuellement, trop de personnes se complaisent dans la haine de l'autre, dans la dénonciation de tout ce qui n'irait pas, du progrès qui serait inaccessible. Presque chaque semaine pourrait donner lieu à une "marche blanche" et chaque quartier de Communes se verrait ouvrir une "cellule d'aide psychologique" pour combler les échecs. Quel décalage car tout bouge positivement ailleurs. Aux Etats-Unis, la jeune génération du 6 novembre change les règles. A Boston, Charlie Baker annonce des sommes colossales pour lutter contre le dérèglement climatique. Au Canada, un accord se dessine entre associations et entrepreneurs. Et en France, ne serait-ce que dans le domaine de l'information, il est possible d'éviter le gaspillage du papier. Un exemple simple : il suffit de communiquer son adresse mail pour recevoir une information numérique qui présente toutes les qualités : économie de papier, pas de gaspillage de papier, rapidité de distribution, réactivité … Sur St Paul de Varces, je suis agréablement surpris par le nombre de personnes qui ont ainsi communiqué leur adresse mail pour être destinataires d'informations par ce canal respectueux de l'environnement. Si vous souhaitez appartenir à cette démarche, il suffit de la faire en donnant son adresse à d.bonzy@wanadoo.fr. C'est aussi un geste positif pour l'environnement. Elles reçoivent ce matin la lettre 47. Simple. Econome et une démarche qui respecte l'environnement.

    Lettre 47 couverture 08 12 18

  • La France malade de la mauvaise gestion de ses espaces

    Claix école de musique 08 12 18

    Avec les #GiletsJaunes, il est beaucoup question de la France périphérique. Ce n'est qu'un volet du problème. De façon plus générale, la France est aujourd'hui malade de la mauvaise gestion de ses espaces. 1) En quelques brèves années, elle a voulu faire naître de grandes métropoles européennes. Pour ces métropoles, c'est la course au toujours plus grand. Très souvent cette course passe d'ailleurs par d'abord répartir sur un grand nombre de contribuables extra-communaux les factures de la ville-centre. Prenons un exemple concret récent dans l'agglomération grenobloise. 12 millions d'euros HT pour une cathédrale pour le tennis dans la ville-centre mais 120 000 € pour un stade de football dans une Commune périphérique. La première digère l'investissement comme si "rien n'était" tandis que dans la seconde le sport le plus populaire donne le sentiment de mettre à l'épreuve les finances municipales pour plusieurs années. En moins de 20 km, l'inégalité financière totale saute aux yeux. Et les structures de décision des agglos dépendantes du poids politique de la ville-centre corrigent souvent très peu les inégalités financières de base, voire même les amplifient. 2) La faiblesse des services publics de proximité. Là encore un exemple pratique. Le Dauphiné consacre ce jour un article aux 25 ans de l'école de musique de Claix (420 élèves). A sa création (cf photo ci-dessus), c'est l'exemple réussi du service public de proximité mutualisé pour un bassin de vie. Mais aujourd'hui les agglos nient l'existence de bassins de vie de ce type. Tout doit être fondu dans une aire métropolitaine. Il y a ainsi la création artificielle d'une aide métropolitaine qui n'existe que dans les découpages administratifs. L'habitant de Claix ne vit pas avec celui de Domène.  3) La loi NOTRe est la consécration diabolique de ces tendances récentes. Elle a poussé le vice jusqu'à déconstruire ce qui fonctionnait bien. Et le tout dans une absence totale de concertation. Un pays qui est mal dans son espace ne peut pas bien fonctionner. Il faut d'abord remettre à plat l'organisation territoriale. Par le passé, d'Olivier Guichard à Alain Peyrefitte en passant par Jacques Delors (la démocratie à portée de la main) ou Michel Crozier, la question territoriale était au coeur des réformes majeures. Aujourd'hui, Bercy et les finances dominent tout et nient cet enjeu. Un facteur majeur dans les crises actuelles. 

  • L’impact des réponses jamais données …

    Jorge Lemann 06 12 18

    Ce qui manque le plus actuellement en France, c'est la confiance. Cette confiance a disparu par l'impact des réponses jamais données. Les citoyens ont gagné en compétences, en maturité. Ils posent des questions de fond. Des questions qui ne reçoivent souvent aucune réponse. La confiance est donc cassée. Les uns se réfugieront dans le silence. D'autres dans l'ironie. D'autres dans la colère. La confiance est le socle de toute relation humaine apaisée. Lorsqu'il y a eu le débat sur le moratoire des taxes, chacun percevait bien combien la confiance pouvait être cassée. Ce n'est pas l'affaire d'Emmanuel Macron. C'est l'affaire de plusieurs décennies d'évitements permanents. 4 exemples pratiques récents : 1) la place de la France dans la compétition internationale : les événements actuels lui portent un coup terrible. La presse internationale titre sur "la chute de Macron". D'autres sur les "Français ingouvernables". Cette semaine, le site Politico consacrait un reportage sur les 30 européens à suivre sur 2019 : pas un Français dans cette liste ! Une question évitée comme si la France était une île dans le monde. 2) Le coût des politiques publiques : comment le pays aux solidarités les plus coûteuses peut-il se diviser de façon aussi violente ? 3) Pourquoi toute la chaîne de la représentation est aussi discréditée ? Quelles corrections possibles ? 4) Quelles économies possibles ? Où ? Pour quels montants ? Pourquoi seraient-elles possibles aujourd'hui sans avoir été opérées hier ? Toutes ces questions légitimes animent les esprits. Comme elles ne reçoivent pas de réponses, la confiance est cassée. Sans confiance, aucune gouvernance n'est possible. Quand Jorge Lemann débute ses interventions, c'est le préalable qu'il pose. Ses conseils sont d'une sagesse absolue. Il n'a plus rien à gagner et il a connu un parcours hors du commun. Que dit-il ? Une marque n'existe que par la confiance. C'est le cas dans le commercial. C'est le cas dans le public. Or la "marque politique" incarne la … défiance. Tant qu'elle sera scotchée à cette image, la gouvernance publique sera quasi-impossible. La confiance suppose notamment que la rigueur soit aussi vécue par les politiques, que les affaires des politiques soient jugées, que les chiffres publics puissent être crus … : en France, compte tenu de l'immensité des passifs, c'est une oeuvre de très longue haleine pour restaurer la confiance. 

  • 85 jours déjà !

    Défis collectifs SPV 20 11 18

    85 jours. Depuis le 10 septembre 2018, date du début de la campagne sur le terrain, 85 jours se sont écoulés. Cette première séquence appelle plusieurs observations : 1) Une qualité particulièrement agréable du dialogue sur le terrain. 2) Ce terrain a débuté par ce qui me parait un dossier important : les risques naturels. Notre Commune est à flancs de montagnes. Elle est donc exposée à des risques naturels historiques d’où des efforts financiers considérables par le passé. Ma priorité a consisté à visiter les 13 lieux particulièrement exposés. Sur Relive, les vidéos et photos de chaque visite sont consultables. 13 visites détaillées représentant 66 km parcourus sur le terrain. Le constat très inquiétant d’un réel état d’abandon dans l’entretien des équipements de protection. C’est un état d’abandon sans précédent. 3) De façon complémentaire, plusieurs courriers ont été adressés sur des sujets de vie quotidienne et notamment les suivants : – aux membres de la communauté éducative municipale pour attirer l’attention sur le décalage entre l’évolution démographique et les capacités d’accueil des collèges de proximité (lettre du 28/09/18), – aux assistantes maternelles pour rappeler l’importance de la qualité de l’accueil de l’enfant dans la Commune (lettre du 12/10/2018), – aux responsables associatifs (lettre du 16/10/2018), – aux entrepreneurs, artisans et commerçants localisés sur St Paul de Varces (lettre du 1er novembre 2018). Par ailleurs, des lettres d’informations sont adressées par mails, par messenger sur Facebook. Par mail, nous disposons à ce jour de 133 adresses mails de foyers de St Paul de Varces. C’est un procédé de communication très pratique et surtout économe compte tenu du prix assez irréel des timbres désormais. Ce dispositif sera appelé à occuper une part croissante dans notre dialogue. Un dialogue qui peut compter sur de nombreux supports dont le site Internet NationBuilder, cliquer sur le lien suivant : Denis Bonzy. Dans les prochains jours, c'est un cycle nouveau d'échanges qui va intervenir. Pour y participer, c'est simple il suffit de passer un mail à d.bonzy@wanadoo.fr. 

    Defis financiers 25 11 18

  • Equilogue : le mot dont le contenu précis doit encore être défini

    1776 DC 14 04 15

    En France, chaque période a ses mots clefs. L'un des mots clefs de la période à venir sera : équilogue : équilibre dans le dialogue. Equilibre, parce qu'il faut trouver des points de rencontres entre des forces de plus en plus nombreuses et souvent contraires. Et dialogue, parce que cet équilibre doit être trouvé dans l'élaboration en commun. Or la gouvernance française est éloignée de cette culture. Surtout la haute administration. Il y a donc un divorce terrible entre des mentalités. Sur le terrain, il est facile de ressentir cette aspiration qui est d'abord celle d'une opinion publique qui a gagné en maturité, en indépendance et surtout en performance. Il se faire à l'idée que sur chaque sujet il y a des personnes qui en savent davantage que soi. Ce qui est d'ailleurs un plaisir puisque chaque dialogue permet d'apprendre. Mais on est donc loin de la "République des préaux" où une seule personne venait délivrer les connaissances dont les informations de … Paris. C'est un nouvel univers qui est né. Si la haute administration française ne se fait pas à l'idée de ce changement fondamental, la crise actuelle risque de se reproduire très souvent car c'est une nouvelle gouvernance publique qui est attendue. Sinon les révoltés de la démocratie seront toujours de plus en plus nombreux. 

  • La fin de ce qui se voulait un « modèle » …

    Manifestations 07 04 18

    Avec les Gilets Jaunes, c'est aujourd'hui impossible d'identifier sérieusement la portée définitive de ce mouvement. En revanche, c'est assurément déjà le faire part de décès de ce qui se voulait un "modèle". On assiste à la casse d'un meccano usé, dégradé, décrédibilisé. Ce meccano c'était quoi pour l'essentiel ? 1) Dans la vie publique, les dépenses n'ont pas de prix. On se prononce sur le choix de l'utilité d'une dépense et on répercute le prix sur les contribuables et les usagers. Un mécanisme sans fin. La dernière illustration : le débat sur les transports collectifs gratuits. Un transport collectif gratuit, ça n'existe pas. Si c'est pas l'usager qui paye, c'est le contribuable. Mais la gratuité n'existe pas. C'est sain et agréable de voir le peuple remettre du bon sens de base dans les choix publics. 2) La fin du microcosme chic des snobs des plateaux TV déconnectés de la vraie vie. Il y a une impertinence ambiante face aux moralisateurs habituels qui est un vent frais fabuleux. 3) La fin d'une classe politique qui est trop digérée par le système. Finalement, ils sont révoltés pendant les campagnes et gestionnaires de la continuité une fois au pouvoir. D'où le divorce.  Et la liste des ruptures pourrait durer longtemps. Impossible de dire si c'est une "révolution silencieuse" ou une étape de plus dans la balkanisation de la France, ce qui est déjà sûr c'est que c'est la fin manifeste de ce qui osait encore parfois se prétendre comme un "modèle".