Denis Bonzy

Auteur : Denis Bonzy

  • Sans eux, la vie serait impossible

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    Aujourd'hui, c'est la journée mondiale des animaux. Avec l'âge, la tolérance qui a toujours été une composante de mon tempérament (du moins je l'espère …) a beaucoup progressé sauf dans un domaine : ceux qui sont indifférents aux animaux ou pire encore bien sûr ceux qui sont capables de maltraitance. Toute ma vie a été accompagnée par des animaux. J'ai vécu mes premières fortes peines avec la maladie et la disparition de la chienne de maman. J'étais jeune mais j'ai toujours à l'esprit chaque seconde dont les ultimes caresses. J'ai connu des joies fantastiques lors des running avec Chatham capable de mettre sou souffle en mesure avec le mien à la perfection au point d'arrêter mon baladeur pour entendre la seule musique de son souffle. J'ai admiré la patience d'Ussel lorsque nos enfants étaient petits et qu'ils se rattrapaient à ses longs poils pour ne pas tomber. Comme je suis admiratif devant la patience d'Ottawa pour notre petit-fils Léon. La complicité fabuleuse entre Aspen et Marie. Aspen, chienne briard, race d'ordinaire vouée à surveiller des troupeaux, n'avait qu'un "mouton à surveiller" : Marie. Et elle le faisait de façon exemplaire à chaque seconde.

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    Chacun d'eux m'a tellement appris. Et je les cite pas tous. Ils m'ont appris à interpréter leurs regards, la position de leurs oreilles, leurs aboiements … Il en est de même pour des animaux sauvages de proximité dont les oiseaux. Ils ne peuvent pas imaginer le plaisir qu'ils me font quand ils viennent sur une mangeoire alors que je suis à quelques centimètres. Ils me montrent la confiance qui est la leur. Et chaque samedi la visite de Gamm Vert pour diversifier leurs nourritures devient un moment de réel plaisir. Sans eux la vie serait impossible. Ne jamais oublier ces réalités. Elles doivent être respectées. Défendues. Et en effet, il ne doit pas y avoir un espace de tolérance pour ceux qui ne partagent pas de telles valeurs.

  • Les héroïnes du quotidien

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    Je n'aime pas le mois d'octobre. Au début de ma jeunesse, quand je réfléchissais à ce que la vie à venir pouvait être, je n'ai jamais imaginé qu'un seul mois puisse contenir autant de décès de très proches. Si bien qu'en octobre, la tristesse s'invite trop souvent sans qu'il ne soit possible de l'ignorer. Mais dans ce mois, il y a 1 initiative qui est magnifique : Octobre Rose parce qu'elle célèbre les héroïnes du quotidien. Des femmes qui font face à toutes leurs activités mais qui affrontent en plus une terrible maladie. Comment peuvent-elles déjà trouver toute l'énergie pour assumer tant de fonctions 'ordinaires" surtout quand les enfants sont petits ? C'est une question qui a souvent occupé mon esprit. Parmi les héroïnes du quotidien, il y a toutes ces femmes qui ont cette énergie, celles qui ajoutent du tempérament pour gagner contre la maladie mais aussi celles qui appartiennent au monde médical. Vivre toute la journée avec un tel poids, il faut une sacrée force. Sur octobre, les animations vont se succéder. En octobre 2016, les infirmières de la Mutualiste de Grenoble avaient fait une campagne superbe : Ose ! Elles mettaient de la joie, du rire dans le combat. Bravo, belles et nombreuses réussites. 

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  • Une photo sinon … rien !

    Mousses 1 21 08 19

    Les photos sont en train de tout gagner. Les mots ont perdu la bataille. Hier le texte était légendé par une photo d'appui. Aujourd'hui la photo est légendée par un … texte sommaire. Je l'ai constaté encore ces derniers jours. Sur le terrain, ce dont il a été le plus question : l'état du réservoir des Mousses. Il est excentré donc à l'écart des balades ordinaires. Et le voir ainsi tagué, mal entretenu a suscité des réactions en nombre. Personne ne pouvait imaginer que la carcasse de l'équipement de l'eau (symbole de pureté et de propreté) puisse être aussi … sale. Actuellement, aux Etats-Unis, Elizabeth Warren gagne chaque jour du terrain dans la primaire démocrate. Elle innove : un discours = 15 minutes. Les selfies à la fin du discours = 2 heures et plus. Elle serait à 60 000 selfies ! La photo de proximité remplace le plus beau discours possible. La photo est bien en train de tout gagner. Il est vrai que les mots ont beaucoup fait pour être battus au point pour certains d'entre eux de perdre tout sens. Une nouvelle époque. 

    Mousses 2 21 08 19

  • Regarder l’espace devant soi …

    Lourme 28 09 19

    Superbe météo pendant tout le week-end. Le plaisir de dialoguer dans de nombreux hameaux de la Commune #LesCombes #LePetitSorbier #LesCôtesBernard #Lourme #Ongrie. Un de ces entretiens m'a particulièrement marqué : sur les Combes avec un jeune couple sur le point d'acheter l'un des derniers lots à vendre dans un lotissement de maisons individuelles (avec au passage dans l'annonce publicitaire une sacrée erreur sur le nom d'un parc régional) Qu'est ce qui était décisif dans leur choix éventuel ? 1) la vue : avoir de l'espace devant soi. Voir la chaîne de Belledonne. 2) L'école : belle au milieu des champs. 3) Retrouver un "esprit village" qui est perçu comme s'accompagnant du calme et de la sécurité. C'est impressionnant de constater combien l'insécurité est une menace locale dans l'agglomération grenobloise qui effraie désormais. Et combien les exemples récents de violences sont nombreux et détaillés. Avec le Villarey 1 voulu par la municipalité sortante, 2 des 3 critères positifs disparaîtraient immédiatement. L'Ecole serait au milieu des immeubles. Et "l'esprit village" serait fortement abîmé. Et la simple évocation de cette éventualité les interrogeait beaucoup. Une réalité qui est progressivement mieux considérée. Une très belle et positive évolution dans la réflexion collective est en route. 

    Pour + d'informations sur St Paul de Varces, cliquer sur le lien suivant : Actualités.

    Les Combes 29 09 19

     

     

  • Souffrance animale : bravo Coralie, Catherine, Lydie …

    Ottawa

    Hier, à regret, je n'ai pas pu participer sur Grenoble à la manifestation contre la souffrance animale. Je devais être sur le terrain à St Paul de Varces. Mais une fois de plus, comme depuis si longtemps, je tiens à exprimer ma solidarité et ma reconnaissance. La France compte un retard considérable dans la reconnaissance des animaux comme êtres vivants donc dotés de sensibilité. Quand on compare la situation en France par rapport à d'autres pays, le fossé est terrible. On le constate encore dernièrement avec le scandale de la tuerie des bisons en Haute Savoie. A Boston ou comme dernièrement dans le Rhode Island, des protections légales remarquables ont été adoptées. C'est bien qu'il y ait des personnes motivées comme Coralie, Catherine, Lydie et tant d'autres. Parce qu'il y a une immense hypocrisie. Des propositions constructives avaient été faites. Des propositions inspirées par le simple bon sens. Elles ont été rejetées par les parlementaires.

    Animaux 28 05 18

    Et en Isère, une parlementaire est très souvent interpellée pour ses votes : Frédérique Puissat. Un site de défense de la cause animale lui donne même la plus mauvaise note : 0, 1 sur 20 ! Pour le consulter avec les votes, cliquer sur le lien suivant : Animaux.  Les citoyens qui se respectent devraient refuser de cautionner les doubles langages. Je le fais depuis longtemps, ce qui me vaut de belles inimitiés durables dans le monde des professionnels locaux de la politique. La première fois où ces doubles visages me sont apparus de façon insupportable c'est au Conseil Général. André Vallini et moi sommes alors de jeunes trentenaires conseillers généraux. Nous sommes au dernier rang de l'Assemblée. Nous nous connaissons depuis la prép. ENA et nous discutons souvent ensemble. Nous voyons arriver Jean Faure dans un magnifique costume qui devait "coûter un bras". Vallini lui dit "Jean, quel superbe costume !". Et Jean Faure de lui répondre "j'arrive juste de Paris, je n'ai pas eu le temps de me changer". Je n'ai plus jamais vu le "pisteur d'Autrans" avec le même oeil … Il y a avait donc deux Jean Faure : celui de Paris et celui de l'Isère et l'intéressé avait même intégré des codes vestimentaires dissociés. Le jour où notre pays comptera davantage de Coralie, Catherine, Lydie ou d'Huguette comme sur St Paul, les animaux auront gagné un statut qu'ils auraient toujours dû avoir : des êtres vivants ! 

    L 214 Grenoble

  • La fin des champs de blé ?

    Champ de blé 2 2019

    Au nom de la Terre : c'est le film fort du moment. En réalité, un double constat. D'une part, celui d'un pays qui trahit ses racines. Car ce film c'est d'abord l'histoire d'un terrible échec collectif de plus. L'Etat français a finalement été assez coutumier dans son Histoire des mornes retraites contraires aux déclarations officielles comme du non respect de la parole donnée à l'exemple de la situation scandaleuse des rapatriés dans les années 60 et suivantes. Les agriculteurs aujourd'hui, c'est pareil. Mais d'autre part, c'est aussi le constat d'une période où une cause ne vit que par la communication. La plus belle cause possible n'a pas droit de cité si le cinéma ou des médias l'ignorent. Une situation terrible que celle de ces filtres pour atteindre l'opinion. Si seulement après ce film la situation des agriculteurs pouvait être mieux considérée : ce progrès indispensable mériterait enfin d'être salué. Car au rythme actuel, pouvoir observer la douceur de champs de blé ondulant sous la brise du matin deviendra bientôt dans de nombreuses localités française une richesse rare. 

  • En dehors du temps ou la beauté des jardins de grand-mères

    Fleurs livre 27 09 19

    J'apprécie beaucoup de découvrir via les réseaux sociaux des recommandations de lectures grâce à des avis de lecteurs impartiaux manifestement passionnés par un sujet. La lecture que je recommande c'est "les fleurs désuètes des jardins de grand-mères" (édition Terre Vivante mars 2019). C'est passionnant. Les fiches sont très bien faites. les photos d'accompagnement sont magnifiques. Les conseils pratiques sont simples. Et surtout de nombreuses fleurs qui nous rappellent notre enfance. Mes grand-mères n'avaient pas cette sensibilité. Mais maman passait un temps considérable à me sensibiliser à la beauté des fleurs. Les couleurs. Le toucher. L'odeur. C'est un dépaysement absolu. Dans cet ouvrage de 120 pages, j'ai retrouvé la quasi-totalité des fleurs que j'ai aimées enfant : de la capucine bicolore à la camomille en passant par le bleuet ou le lin vivace. Des fleurs simples, résistantes, pas chères et durables : de très belles qualités qui permettent de rester hors du temps. Un livre que je recommande. 

    Fleurs 2 27 09 19

  • Climat : à quand la fin du brouhaha et les passages à l’acte par chacun ?

    Le Grand Sorbier 1 07 09 19

    La situation en France face à l'urgence climatique est irréelle. Toutes les diversions fonctionnent à fond. Des exemples les plus récents. Les réseaux s'enflamment sur un tweet humoristique de Bernard Pivot au sujet de Greta Thunberg. Ensuite, c'est le voyage en jet de Royal qui vit toujours aux crochets des contribuables avec une fonction dont il y a matière à sérieusement douter de l'utilité concrète. Puis quand Macron fait son discours à l'ONU sur le climat, les médias passent surtout beaucoup de temps à commenter l'échec de sa tentative de rencontre entre … Trump et Rohani. El la liste pourrait durer longtemps. S'il faut attendre des mesures rapides dans ce contexte, l'échec est garanti. En France, le climat comme tant d'autres sujets doit d'abord compter sur les citoyens qui, avec humilité sans tintamarre, font chaque jour les gestes qui comptent pour entretenir la nature, pour aider des animaux sauvages, pour planter des arbres … C'est comme l'Etat, s'il reste encore un peu debout en France c'est grâce à l'action de fonctionnaires de l'ombre qui effectuent leur travail avec professionnalisme. S'il fallait compter sur les professionnels des plateaux TV, il y a bien longtemps que des champs de ruines régneraient. A la fois inquiétant et rassurant. Surtout rassurant car plus la conscience individuelle progressera, plus les actions seront efficaces et le reste relevant de l'agitation éphémère.  Et ce progrès individuel là, diffus mais immense, avance indiscutablement et sur le terrain les preuves sont nombreuses. 

  • Et si le « en même temps » devenait tristement en réalité « à moitié » …

    Macron 24 09 19

    Il serait utile de revenir à des fondamentaux de la sagesse populaire. "Si c'est flou, c'est qu'il y a un loup …" mais aussi "quand c'est fait à moitié c'est ni fait ni à faire …". La vie publique française est en train de sévèrement décrocher des réalités. La présidentielle 2017 a été dominée par une formule de compromis "en même temps …". Mais dans les faits, le "en même temps" si populaire au printemps 2017 ne devient-il pas actuellement … "à moitié" : faire à moitié une réforme des retraites, défaire à moitié la loi NOTRe et la liste pourrait durer longtemps comme viser la cohabitation de références religieuses manifestement incompatibles … A moitié c'est l'échec collectif assuré ! Le problème n° 1 en France c'est l'obsession de l'élection à venir. Cette obsession introduit une réalité d'immobilisme derrière la façade des mots. Or en France, comme le pays est en crise depuis 30 ans, ne pas bouger c'est laisser du terrain à la crise qui a déjà tant gagné de domaines. Le "à moitié" montre sa perversité par exemple dans le projet de loi Engagement et Proximité. Il faut rendre des pouvoirs aux Maires et sortir des procédures compliquées avec des intercommunalités qui sont des jeux de mistigri pour se passer l'irresponsabilité. Un gars talentueux comme Macron, capable de bien fonctionner dans le privé, devrait vivre son mandat sur la vitesse de "ça passe ou ça casse" mais prendre tous les risques pour faire changer pour de vrai. S'il tombe dans l'ornière des "rois fainéants" que sont devenus les présidents de la V ème République depuis 30 ans parce qu'à peine élus ils ne pensaient qu'à la ré-élection, le pays est très sérieusement mal barré. 

  • Journées du Patrimoine : qui peut encore être dupe localement ?

    Arbre 19 08 19 (Copier)

    La parole officielle dans la vie publique française garde toujours des zones de mystères. C'est le cas localement à constater des célébrations dans le cadre des Journées du Patrimoine. Le patrimoine local a été massacré ces 5 dernières années. 5 ans pour faire, cela parait court. Mais 5 ans pour défaire c'est finalement très long. Des maisons du 17 ème siècle et appartenant au domaine public ont été démolies ou vendues. L'une d'entre elles a même été vendue sur … Le Bon Coin, caricature du déclassement de son Histoire. Des arbres centenaires ont été abattus avec comme argument : une jeune pousse revient au même ! Abattus même en dehors des aires des chantiers. Des prairies qui avaient une fonction historique agricole ou environnementale sont bétonnées et bitumées. D'autres sont menacées gravement. Et dans ce cadre de faits incontestés, il faudrait encore se soumettre au cinéma officiel des Journées du Patrimoine. Qui peut être localement encore dupe d'un tel décrochage ? Ce matin sur un blog, pour notre secteur, des photos avant / après. Le constat est terrible. Pour y parvenir, cliquer sur le lien suivant : Journées du Patrimoine. Dans l'absolu c'est dramatique. Irréversible. Par comparaison avec d'autres localités, c'est encore pire car il y a des secteurs qui ont effectué des valorisations fabuleuses : Bourg lès Valence, Chambéry, Bordeaux, Lyon … Et ici, c'est le contraire. Une réalité qui méritera une explication. Pourquoi localement à ce point de détestation du patrimoine ? Et surtout comment en plus oser faire comme si rien de si grave n'était intervenu ? 

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