Denis Bonzy

Auteur : Denis Bonzy

  • 04/02/09 : CAC 40 : vers les 2 500 points … ?

    Les informations qui tombent actuellement montrent, si besoin était, que le début de l’impact concret de la crise économique commence à frapper la vie des entreprises, celle des commerces et celle des artisans.


    Le fonctionnement des établissements bancaires, considérablement renfloués lors du dernier trimestre 08 par des fonds publics, mériterait actuellement une transparence accrue. Ces établissements ont une grande capacité à internationaliser les croissances et à nationaliser les difficultés, à privatiser les boni et à publiciser les pertes.


    Personne ne peut se réjouir que le système bancaire soit ébranlé. Mais la juste et naturelle compensation de l’injection de fonds publics dans des conditions aussi massives n’est-elle pas la bonne traçabilité des fonds injectés ?


    Aujourd’hui, aucune information sérieuse n’est donnée quant à cette traçabilité : retour dans l’économie réelle, vision globale des actifs toxiques à purger dans le temps …


    Cette absence d’informations précises est très dommageable.

  • 03/02/09 : un plan de relance dans la plus grande opacité

    François Fillon était hier à Lyon. Il a présenté pour Rhône-Alpes des travaux qui s’élèvent à 300 millions d’euros.


    Trois constats s’imposent :


    1) il s’agit d’accélérer la concrétisation de projets déjà programmés à l’exemple du déblocage de crédits inscrits dans le cadre du contrat de plan Etat-Région.


    2) Pour l’Isère, l’essentiel consiste dans les travaux de sécurité de l’université.


    3) Mais surtout, sur la méthode, ce sont des décisions qui tombent dans l’opacité la plus totale.


    Les contribuables seraient en droit de savoir : la liste complète des travaux proposés par les collectivités locales, les critères de sélection convenus, les raisons de l’adoption de tel projet plutôt que tel autre.


    Sur le plan local, l’opacité la plus grande entoure les projets « accélérés ». Le seul support cantonal officiel d’informations (le blog de la Conseillère Générale) est bloqué au 11 janvier avec un évènement « anti-crise » : la foire aux huîtres. Il y a là un décalage entre la mobilisation qui devrait animer les élus locaux pour défendre l’emploi et leurs querelles politiciennes qui est un révélateur d’une autre crise : celle de la démocratie locale et du sens des responsabilités dans des moments où les élus doivent aller à l’essentiel.

  • 02/02/09 : lancement des Européennes

    Après le départ de Michel Barnier pour la Région Ile de France, c’est Françoise Grossetête qui conduira la liste de la majorité présidentielle dans le Sud-Est. Cette élue de la Loire connaît particulièrement bien les dossiers de l’Europe.


    Elle devrait mettre à profit cette campagne pour roder l’organisation des régionales.


    Au sein de l’Isère, la nouvelle direction de l’UMP 38 préparerait une mobilisation très dynamique pour attester du résultat positif du changement opéré. M. Alain Bonnet, en qualité de Délégué à l’Animation et à l’Information, s’avère un des éléments moteurs de cette mobilisation. Dans le cadre de ces élections régionales, un très profond changement parait se dessiner notamment avec l’entrée en positions éligibles de représentants du Nouveau Centre, de Gauche Moderne et du Parti Radical qui sont des composantes à part entière de la majorité présidentielle.

  • 01/02/09 : JO 2018 : renforcement du front anti-JO à Nice

    Les anti-JO à Nice font entendre leur voix de façon de plus en plus forte. C’est un élément important dans la compétition parce que Grenoble semblait avoir le « monopole » d’une telle contestation.


    A près de 45 jours de la décision, l’actuel climat dans l’agglomération est assez irréel. Il fut déjà surprenant de voir Michel Destot défendre la candidature devant le Comité National Olympique sans l’intervention physique orale de soutien d’André Vallini ou de Didier Migaud. De 1995 à 2008, pour des raisons diverses, Grenoble n’a pas engagé les grands travaux indispensables en termes de voiries, de structuration de l’ensemble de la grande agglomération… Les JO seront l’occasion de remettre à niveau ces équipements dans des conditions financières bonifiées pour les contribuables locaux puisqu’ils pourront compter sur des aides financières spécifiques exceptionnelles de l’Etat et de la Région notamment. A Albertville, le Maire de l’époque, le Dr Dujol, avait dressé un tableau comparatif particulièrement instructif. Comme Vice-Président de la Région chargé des Finances, je l’avais accompagné lors de plusieurs réunions publiques. Dans ces circonstances, le slide parlait de lui-même. Quand nous effectuions la tournée budgétaire dans les autres Départements, il fallait expliquer pourquoi « tous les efforts étaient réservés à la Savoie olympique ».


    C’est un enjeu qui doit dépasser les clivages partisans. Aujourd’hui, le drapeau de Grenoble 2018 devrait être sur chaque fronton des Mairies de l’agglomération grenobloise. L’accueil d’une délégation technique dans une telle ambiance change alors de « caractère ». Dans le dossier de l’America cup que je suivais alors professionnellement pour une ville voisine, Marseille a perdu la désignation lorsque la délégation technique est venue dans l’indifférence générale (sans compter des « pépins techniques » dignes d’un mauvais feuilleton ce jour-là …).


    Dans les 45 prochains jours, c’est toute une géographie qui doit montrer que ce challenge la mobilise totalement. Il faut le dire … « haut et fort » pour reprendre des termes parfois utilisés dans des cadres moins « utiles et nécessaires ».


  • 31/01/09 : l’UMP 38 avance sur sa nouvelle organisation

    Même si de premières divisions commencent à se faire jour, l'UMP 38 devrait avancer vers sa nouvelle organisation. Les décisions suivantes semblent désormais prises.

    Max Micoud, ancien Conseiller Général, serait en charge des relations avec les élus locaux ayant pour mission de mettre en place leur formation qui est une des priorités assignées par Michel Savin (voir entretien FR Alpes / post du 23.01.09 ci-dessous).

    Marie-Christine Tardy, Maire de Meylan, pourrait être nommée secrétaire générale de la fédération.

    Fabien de Sans Nicolas, Conseiller Municipal de Grenoble, serait chargé de la préparation des élections régionales avec une très probable désignation comme tête de liste départementale dans ce cadre.

    La permanence de la Place Paul Vallier pourraît être réorganisée pour peser moins lourdement sur les finances départementales et permettre l'ouverture de permanences dans les circonscriptions ; ce qui avait été un engagement fort du candidat Michel Savin.

    Enfin, Alain Bonnet, auteur d'un blog très actif et documenté sur Grenoble, se verrait confier la responsabilité de la politique Internet de l'UMP 38 avec pour mission délicate de "mettre de l'ordre" dans l'actuel foisonnement d'initiatives se revendiquant de près ou de loin de ce parti politique.

    Une conférence de presse la semaine prochaine devrait confirmer cette nouvelle organisation en complétant bien sûr ces informations qui nous ont été données par des proches de la nouvelle direction.

    Commentaire :

    Voila qui clarifie les choses.

    Il est normal qu'une nouvelle équipe se mette en place, c'est là la volonté exprimée de militant.

    Espérons que les divisions finiront par disparaitre.

    FT

  • JO 2018 : vers un duel Grenoble / Nice ?

    La notion de « taille critique » et l’utilité dans le temps des équipements semblent faire le jeu de Grenoble et de Nice.


    Dans 45 jours, la réponse tombera avec un choix qui sera lourd de conséquences pratiques. A Nice, c’est la candidature Grenobloise qui semble la plus redoutée. Les points faibles demeurent les voies de communication et les capacités hôtelières. Sur ce dernier volet, il semble qu’il y aurait un doute sur leur rentabilité à terme car la Capitale du Dauphiné est un point de traversée vers les stations sans raison objective notoire pour motiver à ce jour une halte touristique massive.


    Ci-dessous, c’est la vidéo de la réponse du Maire de Nice à des questions du CNOSF. Nous aurions volontiers exposé la vidéo identique du Maire de Grenoble face aux questions du CNOSF mais elle n’est pas disponible sur Daily Motion.

  • 30/01/09 : Grenoble : du jamais vu !

    La manifestation d'hier a battu des records de participation à Grenoble. Pourquoi ? Les discussions cette semaine aux inter-cours avec les étudiants de 3 et 4 èmes années d'ingénierie financière dans une Ecole de Commerce de Lyon m'ont donné des grilles de lecture qui me paraissent mériter l'attention.

    1) A leurs yeux, le pouvoir politique tourne à vide. Nicolas Sarkozy a été rattrapé par le discrédit général qui frappe la politique. Le temps est d'ailleurs fini où la "carrière politique" pouvait attirer les étudiants les plus brillants d'une promotion. La mode est désormais à proclamer son dédain pour la politique et son attirance pour le privé.

    2) La crise angoisse. Mais l'après-crise inquiète aussi quasi-autant : la place de la précarité, le niveau des salaires y compris pour des étudiants à formation "élevée" …

    3) Le pouvoir politique ne répond pas aux vraies questions du quotidien. Face à ce constat, les uns considèrent que c'est le résultat de "professionnels de la politique" qui sont coupés de ce fait du quotidien. D'autres, plus radicaux, en déduisent qu'une fois l'élection gagnée le désintérêt est de règle.

    4) Le Gouvernement est usé. Le discours avec le références permanentes à Nicolas Sarkozy dégage un culte de la personnalité qui est d'une autre époque. Le style de la "monarchie républicaine" n'est plus supporté. La colère à l'endroit de Nicolas Sarkozy est d'autant plus grande que cette génération attendait de lui qu'il tourne cette page.

    Dans ce contexte, le vote des Européennes s'annonce un probable vote sanction d'une extrême sévérité amplifiant celui des élections locales de mars 2008 où l'UMP a déjà connu une défaite nationale historique comme les chiffres l'attestent.

  • 29/01/09 : l’UMP tirera-t-elle les leçons de cette grève populaire ?

    Comme vous le dites ci-dessous, cette grève est très populaire car elle témoigne d'un profond malaise: la politique n'est plus source d'espoir.

    Après l'engouement suscité par la dernière élection présidentielle (avec un taux de participation assez fort), de nombreux espoirs ont été déchus. Les attentes sont plus ou moins restées sans réponse. La volonté de réformer a cédé sa place à la communication à tout va et à la gestion du quotidien.

    Pour ce qui en est du local, je suis persuadé que les gens en ont plus que ras-le-bol d'entendre parler de combines politiques basées sur des "si je suis président de tel mouvement, tu aura une place éligible sur notre liste aux régionales….".

    Les gens attendent que l'on s'occupe de leurs problèmes et nous savons que tout n'est pas rose (ou plutôt si justement ;-)…) dans notre département!

    Des problèmes qui ne sont d'ailleurs ni de gauche ni de droite… C'est en sortant de cette logique d'appareil politique et des combats stériles qui en découlent que la politique redeviendra noble, qu'elle sera au service du citoyen et non un gagne pain pour des personnes qui sans mandat n'auraient pas de travail!

    Je crois en la naissance de mouvements citoyens forts, indépendants et capables d'associer chacun à la reflexion dans le but d'atteindre un idéal commun pour sa commune, son canton ou sa circonscription…un idéal qui ne sera ni dicté par les instances nationales de l'UMP ni par celles du PS mais par des considérations locales à l'échelle de chaque collectivité.

    C'est quand les citoyens se réapproprient la politique qu'elle en devient noble et non pas quand quelques uns se partagent le pouvoir et les revenus de leurs mandats dans des salons dorés!

    J'irai même plus loin: je crois en le succès de listes citoyennes (Divers droite, Divers gauche ou Sans Etiquette) aux élections locales (régionales etc…) et j'apporterai mon entier soutien à de telles démarches.

    Jorice Samuel

    La grève d'aujourd'hui bat des records de popularité. Le sondage Ifop publié dimanche donnait 73 % d'adhésion dans l'opinion publique mais aussi 55 % au sein de personnes se revendiquant de droite. Pourquoi une telle popularité ?

    Deux raisons me semblent expliquer cette situation. D'une part, l'opinion a le sentiment que le pouvoir n'écoute plus. La grève devient alors un moyen d'expression collective. Par de multiples mesures, le pouvoir semble devenu autiste. La réforme de l'audiovisuel, celle du droit d'amendement … ont progressivement dégagé l'impression que le dialogue était passé de date. Le PS s'est d'ailleurs engagé dans cette brèche pour tenter de redevenir le défenseur des libertés publiques.

    D'autre part, l'opinion a le sentiment que le pouvoir ne défend pas assez "la France d'en bas". Cette expression qui fut tant à la mode lors de la présidentielle de 2002 succédant à celle de "la fracture sociale" qui avait fait la victoire de Jacques Chirac en 1995.

    Cette double rupture provoque de lourds dégâts politiques à l'exemple des élections locales de mars 2008 qui furent une défaite cinglante pour l'UMP sur le plan national et de l'avertissement donné par les enquêtes pour les prochaines Européennes de juin 2009.

    Cette grève est populaire parce qu'elle dénonce "la technique du passage en force" et qu'elle veut réinstaller le dialogue.

    Sous ce volet, même si aujourd'hui je ne fais pas grève, j'appartiens au groupe de ceux qui comprennent cette grève. Il faut redonner sa place au dialogue. C'est un enjeu global. Le pouvoir et l'UMP doivent incarner des lieux de dialogue dans la diversité et dans la tolérance. Regardons la situation locale. Il y a actuellement un billet qui circule sur la blogosphère au sujet du dernier comité départemental de l'UMP. Ce billet (anonyme bien sûr car les "courageux" n'osent même pas endosser la responsabilité de leurs écrits), manifestement rédigé par quelqu'un qui a assisté à cette réunion, est une démonstration de sectarisme digne d'autres temps et d'autres lieux. Si les nouvelles instances départementales de l'UMP 38 ne partagent pas de telles méthodes dont l'anonymat et si elles veulent montrer qu'elles entendent défendre la liberté d'expression dans la dignité et dans la tolérance ; elles engageront les procédures nécessaires pour que de telles méthodes prennent fin. C'est un test concret.

    Sur le plan cantonal, lors des dernières élections internes à l'UMP 38, un blog, aujourd'hui fermé, avait publié un billet le 23 septembre 2008 contenant des informations manifestement fausses. Il suffisait au directeur de publication dudit blog de se rapprocher de la candidate qu'il soutenait alors dans le cadre des élections internes de l'UMP pour vérifier certaines informations et corriger en conséquence le contenu. Cela ne semble pas avoir été fait à cette époque car l'objectif n'était probablment pas de donner des informations exactes mais de nuire à la considération de quelqu'un qui exprimait une opinion différente. Est-il encore possible de s'exprimer librement sans s'exposer à des moqueries, à des attaques professionnelles, à des injures ? Que cette question puisse être posée sérieusement en reposant sur des faits à la matérialité établie : c'est une situation grave.

    Toute démarche intellectuelle ou politique qui repose sur le "un et indivisible" pose problème. Je le dis avec d'autant plus de facilité que je n'ai jamais appartenu à une telle "culture" et que son développement actuel m'inquiète. A voir certaines déclarations récentes, je me remémore les comportements de certains quand en 1992 j'avais conduit une liste dissidente à l'écart de celle conduite alors par Max Micoud soutenu officiellement par Alain Carignon, alors très puissant Président du Conseil Général et Maire de Grenoble …

    Cette grève est donc populaire parce que l'opinion dans sa diversité veut pouvoir exprimer ses inquiétudes, ses aspirations, ses demandes de changements sans s'exposer à des insultes ou à des revers de bras qui balaient les opinions différentes. N'est ce pas cela la démocratie que d'assurer un dialogue dans une diversité respectueuse de la liberté d'opinion de chacun ?

  • 28/01/09 : à quand la sortie de crise ?

    L’OFCE (Observatoire Français des Conjonctures Economiques) a publié hier un rapport très intéressant sur le calendrier éventuel de la sortie de crise. Dans le meilleur des cas, il faudrait attendre la mi-2010 « au plus tôt« . L’OFCE prévoit une récession pour 2009 et n’attend pas de « reprise avant le second semestre 2010« .


    Lundi, accompagnant un rapport remis par le FMI, Dominique Strauss-Kahn a estimé que « tant que les banques n’ont pas été nettoyées, on ne peut pas trouver un chemin de sortie« . Il a regretté que « très peu a été fait depuis le sommet du G20 en novembre à Washington« .


    Pour notre lettre du changement (voir ci-dessous), il suffit de cliquer dessus puis d’activer le zoom pour prendre connaissance des articles.


    Enfin, la grève de demain s’annonce très populaire et très suivie. C’est naturel en période de crise économique aussi profonde avec le besoin d’attirer l’attention du Gouvernement sur des priorités sociales. Même dans de telles circonstances, l’humour doit garder sa place. C’est pourquoi, nous mettons en ligne cette vidéo sur Besancenot qui circule beaucoup sur le web.

  • 27/01/09 : la lettre du changement n°2

    Dans le Canton de Vif, plus rien n’avance alors que tant de dossiers importants le devraient. La politisation excessive des relations locales, des polémiques permanentes paralysent la vie locale.


    Avec ce n°2 de notre lettre, nous passons en revue les dossiers qui auraient pu avancer dans un climat plus constructif et tolérant.