Hier, c'était la journée mondiale des abeilles. C'est avec les explications de notre fils Jonathan sur ses ruches que j'ai découvert ce monde passionnant. C'est un fonctionnement incroyable dans le détail par saison. Je suis ébloui par cette ingéniosité naturelle. Dans le même temps, leur nombre chute de façon inquiétante. On dit que "le temps soigne". Mais il tue aussi. Et nous devrions prendre beaucoup d'attention pour éviter les mots de la fin. Ce dernier volet devrait mériter une vigilance particulière pour des espèces de la faune comme de la flore. Dernièrement, lors de discussions, j'ai eu plaisir à écouter dans un cadre privé une sensibilité réelle, solide, saine, spontanée sur ces volets d'environnement chez Claude Soullier et Delphine Timsit pour des sujets d'environnement dans notre canton. C'est agréable de constater qu'il peut encore y avoir des candidats animés par des vraies convictions et par des convictions qui identifient des vrais défis pour les nouvelles générations.
Auteur : Denis Bonzy
-
La « faites du vélo » : un très bon choix de l’agglo
Durant la seconde quinzaine de mai, c'est la "faites du vélo" dans l'agglo. S'il y a un sujet qui peut faire consensus, c'est bien celui-là. Une bonne recommandation que nous pratiquons depuis de si nombreuses années et sur les territoires les plus divers. Ma préférence : la traditionnelle montée de fin août en famille avant la rentrée scolaire pour partir de St Paul, traverser la plaine de Reymure, pique-niquer sur la place de St Barthélémy du Gua. Puis en début d'après-midi s'engager dans la montée de Prélenfrey et enfin redescendre sur St Paul en longeant le Lavanchon. Une belle boucle. Ma satisfaction du moment, à voir la dextérité et la vélocité de notre petit-fils sur sa draisienne, la passion du vélo devrait durer car on revoit Jonathan ou Thomas au même âge …
-
« Collèges dans le canton de Le Pont de Claix : Delphine Timsit et Claude Soullier font le bon choix ! »
Par cette vidéo claire, Delphine Timsit et Claude Soullier affirment deux priorités fortes pour les collèges, compétence majeure du Département : 1) des collèges de proximité, 2) des collèges à dimension humaine (500 élèves dans la continuité du rapport départemental sur "le collège du futur"). Pour en lire +, cliquer sur le lien suivant qui donne les détails : collèges : une priorité !
-
Les travailleurs …
Tout dernièrement, au hasard de l'entretien d'arbres pour les libérer du lierre, tomber sur ce nid d'oiseaux. Quel talent pour construire ce refuge. Cette année, pour les aider, Marie met de côté des poils d'Ottawa après chaque toilettage, des "réserves" dignes de la laine. Et observer les merlettes les prendre avec méticulosité, quel plaisir. Quel sens du travail à observer leur nombre de déplacements. Elles ont trouvé la couette pour leurs progénitures …
-
Le temps, ce marqueur implacable
On a le temps que l'on se donne. Comme on doit donner le temps nécessaire aux personnes comme aux actions que l'on juge importantes. Le marqueur du temps est l'illustration la plus implacable des vraies priorités des personnes. Hier, pendant la journée du Souvenir, j'ai eu plaisir à accompagner des candidats aux élections départementales qui ont choisi de donner la journée entière à cette action. Il y a des endroits et des personnes qui n'acceptent pas aujourd'hui de donner du temps quand hier d'autres acceptaient de donner leur vie entière : on voit le rapport des valeurs… C'est agréable de constater que des personnes ont encore le sens de l'échelle du temps. Merci à elles. Nous devons tant à toutes ces personnes qui ont défendu l'honneur et la liberté de notre pays. Hommage à ceux qui se sont battus pour que nous vivions libres et qui, le #8mai1945, ont fait capituler le régime nazi. Ne jamais oublier. Respecter ce bel héritage !
-
Mother’s day : bravo Patagonia !
Etre une maman. Avant le second dimanche de mai (dans 24 heures), qui est pour de nombreux pays dont les Etats-Unis, la date de la fête des mères, Patagonia met en ligne trois histoires de mamans. Superbe initiative. Des témoignages de tendresse mais aussi de force, de courage et de fragilité. Bref tout ce qui fait la nature féminine. Au moment où le sort des femmes (mamans ou pas) est si menacé par des violences, quelle belle initiative internationale. Au plus profond de nous, nous avons tous de magnifiques histoires de mamans que nous portons en permanence. Bravo Patagonia !
-
L’agglo du vélo ou l’agglo des coups de com …
Je suis stupéfait par le décrochage croissant entre la réalité qui peut être constatée de bonne foi sur le terrain et des couvertures médiatiques manifestement fausses. Depuis quelques semaines, j'ai repris le VTT. La berge Ouest du Drac n'est toujours pas fréquentable. Sur les berges de la Gresse, après le parc Borel, des nids de chenilles processionnaires sur des arbres bas. Sur la plaine de Fontagneux, les ronces avec épines envahissent un parcours initialement bitumé. Sur tout ce secteur entre Claix et les Saillants du Gua, un seul point de ravitaillement en eau. Pas une seule halte avec des informations géographiques détaillées. La table panoramique à la frontière de Pont de Claix et Varces a été détruite et pas remplacée. Et par exemple sur la route de St Barthélémy du Gua, malheur au cycliste qui en pleine montée ferait un écart car les voitures, à pleine vitesse, frôlent au centimètre près. Pour faire ces parcours depuis près de 30 ans, je constate le délabrement d'année en année. Mais dans les médias, l'agglo est la reine du vélo. Pas partout malheureusement. Dommage !
-
Rire grâce à l’autodérision
Ce soir sur C8 un film fabuleux. Pas la moindre ride : les monstres. En 1978, il a eu une suite : les nouveaux monstres. Du génie ! Des scènes de vie qui tournent à l'hilarité mais à partir de sujets sérieux, voire intemporels. Qui n' a jamais pris le temps d'imaginer qui serait à ses obsèques et dans quel état de vraie tristesse ? Qui n'a jamais souhaité aller dans l'arrière salle d'un restaurant ? Et la liste pourrait durer longtemps. En France, le rire grâce à l'autodérision n'est pas assez développé. Il y a trop d'arrogance permanente si bien que le rire est souvent au détriment d'autrui ou dans la vulgarité. Rarement au détriment de soi. Une des réussites de rire par autodérision en politique avait été en 2010 la campagne de Kristi Noem. Elle a alors gagné, contre tout pronostic, une circonscription électorale démocrate jugée ingagnable. Une vidéo a tout changé : voir ses enfants se moquer de ses tournages, des ratés jusqu'alors cachés et d'un coup tout explosait : les audiences, la sympathie et les … votes. Le jour où le rire en France grâce à l'autodérision aura pris la place qu'il devrait avoir l'ambiance deviendra rapidement plus légère et agréable. Dans notre famille, l'autodérision a toujours occupé une place pour le vrai fou rire. Il fut même l'un des temps forts avec nos fils. Et notre petit-fils semble sur la même voie avec un outil qu'il manie avec une dextérité particulière : le jet d'eau ! Rire positivement reste bien une merveilleuse vitamine …
-
Les partis politiques ne sont pas éternels …
Les réactions sur l'accord en PACA sont très intéressantes. Pour l'opinion, les partis politiques sont éternels. Ce n'est pas la réalité. En France, le cimetière des partis politiques compte déjà le PCF passé en 30 ans de 20 à 05 % de l'électorat. Le Parti Radical qui était au coeur de la III et IV République et qui aujourd'hui est sur le plan national marginal. Des partis politiques meurent dans leur capacité à détenir principalement le pouvoir. En France, un parti politique n'a pas d'espoir sans présidentiable performant. C'est le présidentiable qui fait vivre le parti et non plus le parti qui donne naissance à un présidentiable. Des partis politiques meurent donc mais dans la discrétion et en douceur avec le temps sur une séquence de 20 à 30 ans. Ce qui est nouveau c'est l'accélération de cette séquence temps avec deux partis dans l'antichambre de la mort : les LR et le PS. Comme si pour la première fois à ce point, le pays à l'éclatement des partis devait vivre sur la base d'une réduction de ses forces politiques avec deux approches radicalisées sur des bases distinctes et un noyau central ayant vocation à rassembler les modérés. Le véritable clivage est désormais entre les modérés qui vivent dans la nuance et la durée comme repères incontournables de gouvernance et les radicaux qui vivent dans des blocs de certitudes et l'attente de résultats rapides. C'est le choc dans la quasi totalité des démocraties occidentales. Samedi dans l'Utah lors la Convention Républicaine, Mitt Romney, pourtant Sénateur de cet Etat, a eu les pires difficultés à s'exprimer. Les pro-Trump lui faisaient "payer" ses votes de faible solidarité. Là bas, l'enjeu n'est pas à la réduction des partis mais à leur explosion. Comment les modérés et les radicaux peuvent-ils cohabiter dans le même parti ? Les crises généralisées éprouvent manifestement les repères classiques de gouvernance. Nous sommes bien entrés dans un cycle grave de précarités multiples.
-
La vérité est la nourriture de l’âme
La triste polémique sur la lettre ouverte de militaires montre, si besoin était, combien notre pays a perdu ses repères. Combien des divorces intellectuels peuvent être profonds. Quatre contradictions absolues ont explosé au grand jour. 1) Il est demandé à des militaires dont la vie a été fondée sur l'engagement de ne pas … s'engager. Ceux qui ont fait leur service militaire connaissent la distinction du terrain entre les "engagés" (militaires de carrière) et les "appelés" (militaires temporaires du contingent). On ne demande pas à quelqu'un qui aime s'engager de ne pas … s'engager. 2) Le militaire aime les cadres clairs. Il ne cherche pas à séduire. Pour lui, la vérité est la nourriture de l'âme. Parce que sur le terrain les bonnes décisions se prennent à partir de la vérité de faits. Aujourd'hui le politique est perçu comme un menteur permanent. Le divorce est donc inéluctable. Quand un discours politique débute, on imagine le sous titre : "mensonges à venir …" . 3) Les militaires aiment leur pays. Ils doivent même l'aimer au point d'accepter d'en mourir. C'est dire la place de cet attachement. A l'opposé, les politiques sont perçus comme des commerçants de l'élection. Ils ouvrent guichet. Ce n'est pas l'état du pays qui les préoccupe mais leur sort électoral. Sur de telles bases, le fossé ne peut que se creuser. 4) Et surtout le militaire aime le "frère d'armes", celui qui a connu la même situation que lui, la boue de la tranchée, la "balle qui siffle", la peur avant le saut en parachute … Que ce soit des femmes, caricatures d'une forme de bourgeoisie intellectuelle, qui lancent l'assaut contre des militaires, quelle faute ! C'est l'excès d'incompréhension face au terrain. Y compris vis à vis de l'opinion publique qui est pourtant désormais dans une culture du "tout se vaut" mais quand même avec encore quelques limites. Il leur suffisait pourtant de faire confiance à des fondamentaux comme la 317 ème section de Schoendoerffer (livre ou film) pour comprendre une mentalité qu'elles n'ont pas pu connaitre sur le terrain. Le philosophe Kant a eu une formule qui résume toute la situation actuelle "l'homme a le devoir de dire la vérité dans les déclarations qu'il ne peut éviter, quand bien même elles doivent nuire à lui-même ou à autrui car la vérité est la nourriture de l'âme". Un beau sujet pour les épreuves du bac 2021 si elles ont lieu … ?