Denis Bonzy

Auteur : Denis Bonzy

  • Le défi est global mais les solutions sont locales

    Fontaine ardente

    Cette semaine, l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) a publié une étude qui dresse un constat accablant de la situation hydrique dans le monde. Nous allons vivre entre sécheresses et … inondations. Un rapport passionnant. Une formule choc sur le défi climatique : le défi est global mais les solutions sont locales. Tout est résumé dans cette formule : que chacun commence d'abord par faire ce qu'il peut à son niveau et la situation s'améliorera. C'est le pouvoir des mots : faire naître une autre approche. Pendant tant d'années, la globalisation du défi a permis la démobilisation individuelle. Ignorer à sa porte pour penser à … l'Amazonie, à l'Inde … C'est cette culture là qu'il faut changer. 

    DIAPO39

  • La glissade du temps ….

    PGD couverture 03 10 21

    Vous avez aimé l'Héritier de Philippe Labro ? Vous appréciez l'ambiance de Largo Winch ? Vous allez dévorer le roman de Pierre Grand-Dufay "les vagues ne meurent jamais". C'est un livre qui va au coeur de l'interrogation d'une vie : que restera-t-il après la mort, surtout si elle doit être soudaine, brutale, immédiate sans espace pour échanger ? Est-il possible de limiter des conséquences de la glissade du temps qui voudrait qu'une vie puisse tristement se résumer à deux dates sur une pierre tombale : année de naissance / année de décès ? L'esprit par la filiation intellectuelle peut-il se perpétuer ? A cette question séculaire qui interpelle celles et ceux qui ne sont pas les simples consommateurs de l'éphémère, PGD ajoute une touche de génie avec une avancée technologique qui existe dans le roman mais pas encore dans la "vraie vie". Mais pour autant telle que décrite, cette avancée qui change la donne parait possible, voire même probable. Un univers passionnant. Une écriture qui met le récit en images. Une superbe réussite. Et merci pour la dédicace qui m'a beaucoup touché. Un immense bravo de totale sincérité. Une vie agréable est faite de distance, de lucidité et d'imagination. La distance, car le recul est toujours utile. La lucidité, car chercher à comprendre est la seule façon pour ne pas être prisonnier de raisonnements faux. Et l'imagination reste la faculté pour se poser les vraies questions. Chaque personne porte une construction complexe. Celles qui réussissent sont celles qui sont capables de tirer le meilleur de leur passé tout en apportant la touche positive qui fera leur propre identité. Les autres risquent d'être longtemps à la peine … 

  • Quand la sagesse, c’est finir par penser : « c’est possible ! » …

    Henri Ducret

    Quand la sagesse, c'est finir par penser : "c'est possible !" … : Pour beaucoup de personnes, pour l'immense majorité des personnes, la sagesse, c'est finir par penser :"tant pis, c'est fini !". Pour Henri Ducret, la sagesse, c'est finir par penser : "c'est possible !". Sous cet angle, Henri Ducret a été sage toute sa vie parce que rien ne lui paraissait impossible. Une énergie et une imagination sans la moindre frontière. Un carnet d'adresses incomparable. Réunir Bocuse, Veyrat et Pivot : avec lui c'était possible ! Mettre ensemble les danseuses du Lido et les … Chasseurs Alpins, avec lui c'était possible. Faire financer par des sponsors privés des opérations qu'aucun budget public n'aurait pu supporter … C'était possible avec lui. Grâce à lui. L'un des esprits les plus brillants, imaginatifs que notre région ait pu compter. Les grenoblois aiment s'admirer. Ils sont toujours dans la lignée d'une histoire locale avec des temps forts : Révolution, Louis Néel, Jeux Olympiques … mais cette histoire a beaucoup de rides désormais. Quels noms peuvent encore aujourd'hui bénéficier de la notoriété et d'une image de marque positive pour des personnes qui parlent de Grenoble sans être de Grenoble ? Très peu de noms surtout dans des milieux de professionnels désireux de reconnaitre l'un des leurs comme une référence indiscutable. Henri Ducret est l'un de ces noms. La région Rhône-Alpes vient de perdre l'un de ses meilleurs ambassadeurs.
  • Les professionnels : les derniers remparts !

    Reynies

    Depuis quelques années déjà, probablement pour contourner le règlement des vrais sujets, de nombreux français se sont réfugiés dans l'éloge du con. Gérard Mermet dans Francoscopie dresse un portrait fabuleux de cette mentalité. Le con est sincère puisqu'il n'a pas l'intelligence du coup d'après. Il est sympa par sa naïveté. Le film culte : "dîner de cons". Une formule résume tout "il est mignon monsieur Pignon, il est méchant monsieur Brochant". L'année de sa sortie : 10 millions de spectateurs en salles. Juste derrière Titanic. Mais à l'écart de ce culte du con et de l'amateur, il y a des domaines avec des vrais professionnels. Dans notre canton, avec le quartier militaire, ces professionnels là on les connait : courageux, performants, exemplaires On parle avec leurs épouses. On parle directement avec les intéressés avant ou après leurs retours d'opérations évoquant alors la réalité des conditions d'interventions. Ces jeunes gens sont en décalage total avec l'ambiance du pays. Ce sont des professionnels qui s'entraînent dans des conditions extrêmes. Ma dernière discussion : un groupe ayant fait Les Mallets – Col Vert aller – retour dont la traversée de l'Embossou en courant en 3 heures. Ceux qui connaissent le terrain imaginent leur forme physique. Une humilité fantastique : leur réponse "c'est pas mal mais c'est normal, nous n'avions pas de sac à dos". Et ils croient en leurs missions quand le reste du pays doute de tout y compris de respecter le devoir citoyen de base : voter. Ce sont les derniers remparts ! Toutes mes condoléances pour le décès de Maxime Blasco. 

  • Les belles réussites qui vont bien au-delà des chiffres d’un bilan comptable

    King Jouet 1 26 05 21

    C'est avec une grande tristesse que j'ai appris le décès de M. Jean Gueydon. Une personnalité remarquable. Un tempérament solide, plein de bon sens terrien. Un groupe qui fait honneur à toute l'économie iséroise. Un marché international difficile avec des cycles saisonniers forts, des modes en permanence nouvelles et une très grande concentration des producteurs de biens à vendre donc un rapport de forces toujours plus dur. Que dans ce contexte, l'Isère puisse compter une entreprise comme King Jouet, c'est une réussite fabuleuse. A mes yeux, cette réussite est la marque de 3 valeurs essentielles. D'abord, l'attachement aux racines : le pays voironnais. On peut être dans la course mondiale du jouet et avoir son siège social à Voiron ZI des Blanchisseries et ne pas se croire contraint d'être à Paris ou pire encore à l'étranger. Quel message fort ! Ensuite, la durée d'un groupe. C'est relativement facile de réussir économiquement dans une séquence temps limitée. Mais réussir sur plus d'un siècle, là c'est un autre défi. Et enfin que ce groupe reste dans "la famille" : là c'est la réussite ultime parce que c'est la preuve que chaque génération a su former, sensibiliser, résister aux influences extérieures multiples qui peuvent être très toxiques parfois. Ceux qui sont capables aux chaînes complémentaires des âges de la vie de connaitre ce succès, ils accèdent probablement à la plus belle valeur : que leur vie ne se résume pas à deux dates sur une pierre tombale : la date de naissance et la date de décès. Ceux qui y parviennent ont réussi bien au-delà des chiffres d'un bilan comptable parce que, sur ce chemin, à côté des "fées" qui peuvent exister et donner des atouts, il y a beaucoup de diablesses aux conséquences dévastatrices, aux visages trompeurs mais aux attitudes terribles. Tant d'exemples pourraient être donnés. Depuis 1875, cette famille a su faire vivre cette belle réussite dépassant les âges de chaque génération, une aventure collective associée tout particulièrement à tant de Noëls de nos enfants. Bravo. Merci. Et sincère tristesse. Condoléances tout particulièrement à son fils Philippe avec qui j'ai eu une collaboration professionnelle et qui aime tant son groupe. 

    NB : les dates clefs :

    1875 : à la fin du XIXème siècle, Augustin Gueydon ouvre au centre ville de Voiron (Isère), un grand bazar baptisé « Les Nouvelles Galeries » où il vend aussi bien de la quincaillerie que des jouets,

    1944 : Auguste Gueydon, petit-fils du fondateur, oriente l’entreprise vers le commerce de gros et spécialise progressivement l’entreprise dans le secteur du jouet,

    1965 : Jean Gueydon prend la direction de l’entreprise et l’ouvre aux créneaux des comités d’entreprises et des collectivités publiques,

    1995 : Philippe Gueydon prend la direction du Groupe Gueydon comme Président du Directoire,

     

  • Tant que coule l’encre, il y a de l’espoir

    JFK stylo Mont Blanc 15 09 21

    Nous traversons une période très particulière dont il est difficile, voire impossible, de prévoir la sortie. L'émotion chasse la raison. L'éphémère évacue la durée. Et l'image s'impose au texte. Les mots perdus sont légion. Ils ne sont dépassés que par la cohorte des mots détournés de leurs significations initiales. Dans ce tumulte de désordres, il reste heureusement des marques qui gardent l'essentiel à l'esprit. Mont Blanc vient de sortir son stylo spécial 2021. Le personnage célébré en 2021 c'est Spike Lee. Ce n'est pas un vidéaste que j'apprécie beaucoup. Mais le travail de Mont Blanc est remarquable pour personnaliser le stylo "mémoire". Celui pour Mark Twain (2019) avait été très réussi. Celui pour JFK (2015) a été une réussite exceptionnelle dans les détails. Tant qu'il y aura ce niveau de professionnalisme dans un métier, le mettre en relief sera un juste devoir. Ceux qui veulent et peuvent acheter auront un stylo d'exception. Pour d'autres, simplement apprécier la qualité d'un travail de professionnels est déjà une belle récompense. Car, dans ce métier comme dans tant d'autres, c'est le détail qui est le plus délicieux cadeau montrant l'attention d'un professionnel compétent. Et tant que coule l'encre de l'écriture, il y a encore place pour de l'espoir. Parce que cette encre est forte de valeurs qui comptent : choisir un mot, laisser une trace durable … (Nb : pour ma part, mon stylo est un Parker qui m'a été offert pour mon bac et que j'ai toujours gardé depuis cette époque). 

  • L’eau est le miroir des prochaines fractures territoriales

    Eau 2 13 09 21

    Depuis le 6 septembre, plusieurs départements mènent avec le BRGM le début d'une exploration avec des techniques remarquables sur les richesses de sous-sols. La motivation : identifier des possibilités de nappes d'eau souterraines. Avec le dérèglement climatique, deux défis majeurs : la raréfaction de l'eau et les pluies torrentielles : trop peu / beaucoup trop. Ce sera dans les prochaines années le marqueur de la différence entre les territoires qui ont su anticiper et ceux qui suivent les crises. 

    Eau 1 13 09 21

     

  • Quel « cygne noir » Thiel, Karp et Palantir ont-ils pu identifier ?

    Peter Thiel 09 09 21

    La théorie du "cygne noir" est l'une des avancées intellectuelles les plus passionnantes des dernières décennies : identifier des évènements quasi imprévisibles dans le schéma "classique" de pensée mais pour autant pas totalement impossibles et surtout aux effets planétaires considérables. Que ces investisseurs choisissent une valeur refuge comme l'or sous sa forme matérielle traditionnelle et en plus communiquent sur ce choix, c'est un message qui mérite l'attention. Ils ne peuvent pas annoncer le "cygne noir" de façon trop démultipliée : leur crédibilité y perdrait. Or, ils vendent et vivent de cette crédibilité. Pour en savoir +, cliquer sur le lien suivant : le cygne noir.  

  • Une nouvelle Bourse est là !

    John Doerr 22 08 21

    Pendant des années à l'ISEG, j'ai enseigné des fondamentaux financiers pour surveiller les introductions en Bourse puis la gestion des cotations. Tous ces repères sont en train d'être balayés par des sites qui "démocratisent" les placements financiers. Une nouvelle Bourse est là. Une gestion à l'émotion, à la réactivité immédiate, à la communication. C'est un cycle totalement nouveau qui s'ouvre. 

  • Covid-19 : Amyris : du vaccin au médicament …

    La mobilisation pour le vaccin a été considérable. Et une nouvelle étape s'ouvre : passer du vaccin au médicament. Le défi d'Amyris qui performe actuellement en Bourse. Une leçon majeure de la présente période : la réactivité des "petits" et tout se joue aux Etats-Unis grâce à un capital-investissement qui accepte le risque donc les pertes mais aussi les énormes succès.