Denis Bonzy

Auteur : Denis Bonzy

  • François Hollande et le ridicule de sa nouvelle « com » sur le thème « même pas peur »

    Au fond des sondages, François Hollande tente de jouer le "Président courageux".

    Depuis 24 heures, c'est le déroulement de sa nouvelle  "com" sur le thème  "même pas peur".

    Hollande est courageux.  Il annonce donc un plan d'actions sur l'Ukraine. Non, il va répondre aux questions de

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  • La nouvelle « durée » de la mémoire publique …

    Il y a 3 ans, dans la nuit du 1er au 2 mai 2011, Oussama Ben Laden était tué lors  d'une opération des troupes américaines au Pakistan. Ce "troisième anniversaire" vient de se dérouler sans une ligne dans la presse française consacrée aux détails de l'opération ou aux suites de cette situation.

    Pendant des mois et des mois, la traque faisait les unes. Trois ans après son décès, Oussama Ben Laden aurait disparu de la mémoire collective française au point de ne "mériter" aucune mention. 

    C'est le raccourci le plus significatif de la nouvelle "durée" de la mémoire publique.

    Le flux d'informations inonde au point que

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  • Pauline Marois et le goût de la tartine de la défaite

    Hier, Pauline Marois, ex-Premier Ministre du Québec, a dressé un état lucide et très intéressant des causes qu'elle considérait comme explicatives de sa défaite très lourde du 7 avril. 2012 la  liesse d'une victoire historique. Avril 2014, après une élection anticipée dans le contexte de bons sondages initiaux, une défaite d'ampleur.

    A lire les reportages sur les déclarations de Pauline Marois, pour l'essentiel, elle attribue la défaite à trois facteurs :

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  • France : le pays qui préfère croire que chercher à comprendre

    Hier, les autorités américaines ont annoncé un taux de chômage à 6, 3 % c'est à dire le retour au niveau de l'avant-crise de septembre 2008.

    En France, le taux est  de 11, 8 %.

    La  bonne question consisterait à chercher à comprendre les raisons de la différence.

    Mais la vie publique française ne vit plus de "bonnes questions". Elle préfère croire que chercher à comprendre.

    Elle va donc croire que :

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  • Européennes : la vraie bataille : pessimisme / espoir

    Avec la crise, nous sommes entrés dans une nouvelle ère démocratique. Les nouveaux médias avaient déjà changé beaucoup de choses :

    – le style est désormais le programme,

    – l'image est maintenant le contenu,

    – la cause emporte tous les détails.

    L'enjeu coniste donc à identifier un style, le faire vivre par des images, être  associé à une perceptible et populaire  auprès du grand public.

    Mais il y a depuis 2012 une autre frontière : le pessimisme / l'espoir. C'est le vrai critère des choix actuels.

    Les Européennes de mai vont consacrer ce nouveau clivage.

    L'expression du pessimisme a de

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  • Dominique de Villepin et le regard sur la crise de l’Ukraine

    Sortir des polémiques permanentes, donner un regard constructif sur un sujet majeur marginalisé dans l'information française : c'est la contribution de Dominique de Villepin sur la crise de l'Ukraine : DdV et l'Ukraine

    DdV

  • Etat : quand l’ex-actionnaire devient un simple mauvais acteur

    Alstom en est le dernier exemple : l'Etat français est un actionnaire sur le retrait qui ne parvient même plus à trouver les signes extérieurs d'apparence pour laisser penser qu'il est devenu un simple acteur de qualité.

    L'économie française dans le monde aujourd'hui ce sont des chefs d'entreprises qui la font. Pour prendre un seul exemple, Bernard Arnault est aujourd'hui le véritable promoteur et défenseur de l'image de l'économie française dans le monde.

    Hollande, Montebourg s'agitent pour sauver les apparences pouvant laisser croire que les politiques français ont encore un pouvoir mais lequel ?

    Quatre sujets peu traités à ce jour méritent l'attention dans le dossier Alstom :

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  • Denis Bonzy : « le vrai changement reste à faire »

    A un mois du second tour des élections municipales, j'ai eu plaisir ce matin à adresser à l'équipe de mars 2014 et à ses principaux soutiens une lettre résumant l'essentiel de mes réactions.

    Dans ce cadre, j'indique notamment :

    "Il y a 30 jours déjà se déroulait le second tour des élections municipales. La victoire d'Eric Piolle et de son équipe a été une surprise. Mais la volonté populaire doit toujours être respectée.

    Cette volonté populaire a répondu fondamentalement à une attente profonde de changement. Ce changement, sur le fond des contenus, c'est notre équipe qui le portait. La liste d'Eric Piolle a eu l'habileté de surfer sur des apparences de "réseaux citoyens" tout en bénéficiant de l'efficacité de formations partisanes très structurées et disciplinées qui ont assuré la logistique efficace.

    Ce vrai changement attendu par les Grenoblois n'est pas né ces 30 derniers jours. Tant de ruptures nécessaires auraient dû être conduites.

    Elles ne l'ont pas été : Le Vrai Changement

    Ce vrai changement est de plus en plus nécessaire.

    Vous l'avez défendu, promu en mars 2014 et une fois de plus

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  • Municipales : demain, déjà le tiers des 100 premiers jours

    Les 100 premiers jours après une élection ont, en cas de changement de pouvoir tout particulièrement, une importance particulière. C'est le moment où les symboles trouvent une fonction particulière : le rôle des premiers. Quels premiers dossiers ? Premiers rendez-vous ? Premières visites ? Premières décisions ? Premiers collaborateurs ? …

    On dit souvent que le second, c'est le premier des … perdants. C'est tout particulièrement le cas lors des symboles des 100 premiers jours.

    Pendant ce premier tiers des 100 jours, il est possible de voir s'esquisser les contenus des 6 principales forces politiques locales.

    Pour la liste Nous Citoyens, c'est le pragmatisme. Une correspondance a été adressée au nouveau Maire. Elle est restée privée. Respecter le suffrage universel, c'est respecter les 100 premiers jours avant d'exprimer une appréciation portant sur des actes et non pas sur des procès d'intentions.

    Pour Eric Piolle et son équipe, les symboles

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  • Comment expliquer l’actuelle mode de l’isolationnisme grenoblois ?

    Chaque victoire électorale  correspond à une vague culturelle. Ce qui me surprend le plus dans la situation grenobloise, c'est l'actuelle mode de l'isolationnisme grenoblois  :  étre à l'écart de tout ce qui peut normalement être un acte de développement. Tout ce qui est perçu ailleurs comme le développement nécessaire est ressenti ici comme une menace à éviter. Une mentalité qui est à l'opposé des cultures vécues dans bon nombre des autres territoires.

    Prenons des exemples concrets :

    – sports : ailleurs, les municipalités acceptent la logique identitaire d'un stade. C'est une logique qui contribue certes au développement du nombre des équipements. A Grenoble, les stades doivent être partagés : à l'excès, un stade suffirait,

    – désenclavement : ailleurs, plus une "grande" ville est au

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