Denis Bonzy

La nouvelle « durée » de la mémoire publique …

Il y a 3 ans, dans la nuit du 1er au 2 mai 2011, Oussama Ben Laden était tué lors  d'une opération des troupes américaines au Pakistan. Ce "troisième anniversaire" vient de se dérouler sans une ligne dans la presse française consacrée aux détails de l'opération ou aux suites de cette situation.

Pendant des mois et des mois, la traque faisait les unes. Trois ans après son décès, Oussama Ben Laden aurait disparu de la mémoire collective française au point de ne "mériter" aucune mention. 

C'est le raccourci le plus significatif de la nouvelle "durée" de la mémoire publique.

Le flux d'informations inonde au point que


la fuite serait en permanence désormais dans l'information à … venir. 

C'est un dispositif très inquiétant.

Même inquiétude sur l'utilisation de mots avec l'exemple de l'Ukraine. Combien de morts faudra-t-il donc pour que l'Ukraine soit reconnue en état de "guerre civile" ?

Tout semble  décalé  parce  que le  mot même de "guerre civile" pour un Etat aux portes des institutions de l'Union Européenne choque.

La mémoire publique chasse vite les évènements et elle hésite à les "accueillir" quand le politiquement correct est perturbé. Pas de  quoi s'étonner alors que les critères de jugement se fragilisent.

Obama ben laden

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