Le Parti Républicain est sur la route d'un succès historique le 4 novembre. Il devrait gagner près de 10 sièges dans le seul Sénat sans compter la collecte à la Chambre des Représentants.
Une progression de 10 sièges, c'est historique. Il faut remonter à 1958 pour trouver un parti présidentiel ayant perdu autant de sièges.
Certes, dans ce score, il y a les déçus d'Obama.
Mais il y a surtout une gestion très pragmatique du Tea Party. En 2012, le Parti républicain était déchiré de l'intérieur. Mitt Romney est fondamentalement un modéré. Pour ne pas s'exposer à une droite trop radicale, il s'est radicalisé mais très brutalement. Résultat : il a perdu et, pire encore, sans défendre ses vraies valeurs.
Nier les fondements du Tea Party, c'est faire la force du Tea Party. Il a donc fallu intégrer une partie des valeurs du Tea Party pour l'affaiblir.
Le socle du Tea Party, c'est la logique des "bons citoyens contre la méchante élite».
La dernière révolte populiste Américaine de ce type date du début des années 80 avec la victoire de Ronald Reagan. A cette date, une révolution intellectuelle se produit et installe de nouveaux schémas inconcevables quelques années plus tôt. C'est la victoire des "bons citoyens contre la méchante élite". Une élite intellectuelle à cette époque qui se serait excessivement éloignée des concepts fondateurs de la démocratie Américaine.
En quelques années, un instinct de liberté est favorisé basé sur une nouvelle alliance : l'initiative économique et la démocratie politique.
Le socialisme renvoie alors à une nostalgie d'un passé autoritaire et inefficace.
Ce populisme déclare retourner aux