Denis Bonzy

Le scandale intolérable des déclarations sur les indemnités liées au chômage

L'irresponsabilité de la classe politique française et sa totale coupure des réalités quotidiennes les conduisent à chercher à culpabiliser des personnes qui affrontent déjà des difficultés sérieuses et souvent avec un courage exemplaire.

La banalisation des déclarations sur les "chômeurs qui ne cherchent pas du travail" ou sur "leurs indemnités trop élevées" est un scandale de première gravité.

Bien entendu, il y a des chômeurs qui ne mettent pas dans la recherche d'un emploi toute la motivation nécessaire. Et alors ? Il y a des dentistes qui sont des bouchers. Faut-il en déduire que la profession de dentiste doit être interdite ? Il y a des politiciens qui sont condamnés. Faut-il en déduire que tous les politiciens sont condamnables ? 

Les chômeurs, comme tout groupe humain, consituent un groupe hétérogène. Les comportements de certains ne doivent pas permettre de culpabiliser tout le monde.

Il en est de même pour le dossier des indemnités liées au chômage. Certaines indemnités sont "confortables". Mais l'immense majorité ne l'est pas et loin s'en faut. Et celles et ceux qui font des choix au quotidien pour une dizaine d'euros méritent davantage de respect de la part de ceux qui dépensent des sommes considérables dans des conditions futiles.

La seule conférence à paris en 2015 sur le climat va coûter 320 millions d'euros ! Les parlementaires n'ont jamais effectué le moindre effort sur des privilèges d'un autre âge … où les contribuables leur offrent même


deux paires de lunettes par an par Sénateur !

Le vrai enjeu est ailleurs.

De nombreux pays sont revenus à leur taux de chômage d'avant crise de septembre 2008. Pourquoi ? 

Reves bis

Parce que les sociétés sont fluides. Parce que le niveau de fiscalité est faible et laisse donc du pouvoir d'achat aux consommateurs. Parce que la formation permanente occupe une vraie place. Parce qu'entreprendre est toujours possible même après des échecs … : bref, tout ce qui n'existe pas en France.

Avec des déclarations de ce type, le PS lance les intéressés dans les bras de mouvements extrêmistes par volonté légitime de revanche sur une classe politique qui ne les respecte plus.

En 2015, le train de vie courant de l'Etat va encore augmenter de 0, 02 %. Et loin d'accepter cette réalité des chiffres, il est parfois question … d'austérité.

En réalité, les sujets devraient être sur :

– les économies exemplaires effectuées par l'Etat et les politiciens avant de demander aux autres de faire les économies qu'ils ne mettent par en oeuvre  pour eux-mêmes,

– le dossier du "revenu minimum citoyen" qui doit être créé, revalorisé par rapport aux actuels minima, dépense gagée sur les économies de l'Etat et assorti pour ceux qui sont à la recherche d'emploi de dispositifs personnalisés de formations.

Un Etat qui n'est fort qu'avec les faibles ne mérite plus le respect. C'est ce à quoi nous assistons actuellement de la part d'un Etat qui se montre si faible dès qu'il doit affronter le moindre groupe organisé et ce dans tous les domaines comme le dernier exemple de l'éco-taxe.

Mais s'en prendre ainsi aux plus faibles et aux plus inorganisés parce que leur quotidien est d'abord celui de la survie individuelle est une manoeuvre lamentable.

 

 

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