5 fois. Il m'est déjà arrivé 5 fois de … démissionner. La démission cache bien sa réalité. Elle est souvent perçue comme brutale. Elle est brutale pour les extérieurs mais si douce pour l'auteur. Car elle réconcilie avec soi-même. La démission est perçue comme un abandon. Faux aussi. Elle est d'abord une affirmation, une conquête. C'est le non qui veut dire oui à autre chose. Souvent à soi-même. S'accepter tel que l'on est. Tel que l'on se connait.
Ma première démission date de mon… 1er emploi comme juriste à Cholet. Deux jours ont suffi pour être persuadé que cet emploi et surtout que cette géographie ne me conviendraient pas. 15 minutes pour expliquer que j'avais décidé que ce poste ne me convenait pas. Prendre mon cartable puis le train et retour sur … Grenoble. Simple.
Ma seconde démission date de mon … second emploi. Quelques semaines après Cholet, après une annonce sur Le Point, je suis sélectionné par un cabinet lyonnais pour un poste de juriste chez RMO. Un lundi matin, je débute. Le DRH de l'époque, M. Jacky Glatre, me présente les "obligations professionnelles". J'ai le sentiment que ma liberté sera terriblement encadrée. A 11 heures 30, je démissionne. Là j'ai gagné en réactivité. Non plus 48 heures mais 3 heures ont suffi à me faire une idée. Plusieurs années plus tard, j'ai revu M. Glatre. Un épisode très inédit dans sa carrière qui l'amusait beaucoup.
Ma troisième démission a concerné ma fonction de