Denis Bonzy

Jacques Vadon ou l’expertise humanisée

Tennis grenoble 1 07 01 16

Grande tristesse d'apprendre hier le décès de Jacques Vadon. Pendant 20 ans, chaque semaine le jeudi soir, un groupe de copains s'est retrouvé à Grenoble Tennis. Les horizons professionnels étaient très divers. Les options politiques aussi. Les tempéraments également. Les compétitions de doubles étaient passionnées. Mais toujours dans la meilleure bonne humeur possible. Puis le temps est passé. Un accident a emporté l'un. Des maladies ont gagné sur d'autres. Hier, ce fut ainsi le cas pour Jacques Vadon. Pendant des années, il fut l'un des experts-comptables les plus reconnus et réputés tout particulièrement sur Grenoble mais bien au-delà aussi. Pour moi, Jacques Vadon, c'est l'expertise humanisée. Dans le domaine des chiffres, ces deux mots sont souvent incompatibles. Tout son art consistait à les rendre compatibles. Respecter les chiffres mais aller au-delà. J'ai souvent été admiratif devant sa capacité à mettre en relief la dimension humaine d'un dossier. Et puis il avait la passion du tennis. Je ne retrouvais pas alors l'expert comptable que je connaissais par ailleurs. L'oeil changeait. Il y avait une petite ride au coin de l'oeil qui se formait plus rapidement montrant, si besoin était, qu'en dehors de sa profession si rigoureuse Jacques savait aussi prendre le temps de rire. Et ce fut le cas si souvent avec Marcel Mazza ou Michel Charles-Bernard. Il avait quitté Grenoble. Quelques jours après le décès de Michel Charles-Bernard, nous avions échangé. Il m'avait fait part de son épreuve de santé. Mais son message n'était pas d'alerte. Peut-être souhaitait-il me ménager sachant combien la maladie peut m'effrayer ? Une délicate attention de plus de sa part. Qu'il soit assuré que ces heures là resteront parmi les meilleures pensées d'existences qui peuvent se dérober malheureusement si rapidement. Merci pour tous ces moments.

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