Ce matin, surprise particulière en prenant connaissance d'un article dans un quotidien régional ( Le Dauphiné Libéré) sur la votation citoyenne. Le dispositif est simple : parvenir à franchir un seuil d esignatures pour qu'un sujet important soit soumis au Conseil Municipal. 4 sujets sont soumis actuellement. Le 1er collecte 20 signatures. Le second a collecté 52 signatures. Le troisième est à 526 signatures. Le quatrième sujet qui concerne la suppression d'une taxation est à 1 600 signatures.
La Ville de Grenoble compte 84 345 personnes âgées de 18 ans et plus. La pétition qui collecte le plus grand nombre de voix mobilise, 1, 89 % du potentiel des habitants. Comment expliquer ce "score" ? Et encore en l'espèce le chiffre est plus faible puisque le pouvoir de signature est reconnu à partir de 16 ans et pas seulement 18 ans.
Les grenoblois comme les français ne croient plus dans l'engagement public. C'est la conséquence n° 1 du mandat Hollande. La plus grave.
Les raisons pratiques sont nombreuses. Les français constatent qu'une grâce présidentielle (Jacqueline Sauvage) qui devait se concrétiser en avril 2016 ne l'est toujours pas en … août. Le "défi du siècle" (le réchauffement climatique), 8 mois après la COP21, l'ONU a publié un tableau terrible : 22 Etats ont ratifié représentant 1, 08 % des émissions de gaz à effet de serre ! Et tout est de ce style.
Les français n'y croient plus. 60 millions de Robinson Crusoé qui tentent de s'en sortir individuellement face à des crises de plus en plus graves. Le collectif n'existe plus. L'impuissance politique a cassé le ressort de l'appartenance au collectif. C'est l'échec le plus grave dans la liste énorme des échecs de F. Hollande : la génération "à quoi bon ?".
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