La crise emporte avec elle les pouvoirs voués à mettre en oeuvre des mesures impopulaires. Elle accélère les alternances pour leur donner désormais un caractère quasi-automatique comme si exercer le pouvoir c'est être voué à le quitter à la prochaine élection.
Jusqu'à maintenant, David Cameron semblait pouvoir échapper à cette "logique". Mais les derniers sondages laissent apparaître de nouvelles tendances inquiétantes pour lui.
Le "nouveau travaillisme" britannique est très éloigné de la "gauche française". Mais sa victoire le 7 mai peut à la fois montrer que la stratégie des pouvoirs en place doit être changée pour ne pas être purgés avec l'eau de chaque élection. Mais aussi qu'une "gauche réaliste" peut
présenter un programme qui recueille l'adhésion coupant court aux rumeurs que, face à la crise, la course aux extrêmes populistes à droite comme à gauche pourrait être la seule "issue".
Le Premier ministre du Royaume-Uni devient la… par 20Minutes
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