Denis Bonzy

Grenoble et la « dream tech » : les jours d’après

Demain, Grenoble aura son label de "French Tech".

Les vraies questions importantes sont ailleurs :

1) combien d'autres villes sur le plan national auront le label : le niveau de sélection identifiera la qualité réelle du label,

2) combien d'autres villes sur le plan régional auront le label : il y a trois autres candidatures dans l'actuelle région Rhône-Alpes :  Lyon, St Etienne, Annecy,

3) mais surtout, avec ce label, que feront Grenoble et l'agglomération grenobloise ?

4 défis sont là :

1) la volonté des pouvoirs publics locaux d'accepter une nouvelle économie indépendante du CEA. Le CEA a fait une OPA sur toute une partie de l'économie locale. La vraie nouvelle économie, pour une très grande partie, est extérieure au CEA.

Il y a deux défis que l'agglo peut relever dans une vraie nouvelle culture :

– l'économie verte,

– l'économie numérique.

1776lobby

2) Si ce cap est choisi, il faut changer le niveau de la mobilisation. La compétition internationale exige d'autres niveaux de finances comme d'animations.

Virgin start up 17 07 14

3) Dans une période de diminution des diverses dotations, pour dégager de l'argent public pour cette économie nouvelle, il faut ré-organiser les structures publiques locales pour moins dépenser dans certains domaines.

Il doit y avoir une approche sélective. La  non-sélection c'est la disparition pour tous les secteurs assurée dans le temps par tarissement progressif des dotations.

Carte-french-tech

4) Cette nouvelle économie doit être la colonne vertébrale de l'offre de l'agglo en y agrégeant sa qualité de vie sportive et environnementale à reconquérir.

Ce qui est à attendre, ce sont les annonces concrètes dans les jours qui vont suivre la remise du label.

Axelle Lemaire

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