La politique française est entrée dans une crise systémique qui ne prendra fin que par la démission de F. Hollande ou par la dissolution. Il faut regarder les faits avec lucidité. une crise systémique, c'est le moment où le système crée des effets auto-entretenus sur lesquels les actions classiques n'ont plus prise.
Prenons 5 exemples concrets :
1) La cote de confiance : qui va annoncer qu'il fait confiance à Hollande au moment où 80 % expriment leur défiance ? Le taux de défiance est tellement élevé qu'il entretient la défiance.
2) Le vote de "confiance" à l'Assemblée : l'opinion a intégré le fait que la majorité PS a peur de revenir devant les électeurs. Donc l'opinion ne percevra pas ce vote comme de la confiance mais comme le simple fait de s'accrocher à une fonction.
3) Les chiffres officiels : il suffit aujourd'hui qu'une personne dise
"le chiffre officiel est …" pour que l'opinion comprenne : "ce chiffre n'est donc pas juste".
4) Les recommandations des "autorités" : il suffit que des personnes qui ont d'ordinaire "autorité" à recommander une attitude ou une analyse le fassent pour que l'opinion fasse le … contraire. Le dernier exemple est le livre de Trierweiler : la classe politico-médiatique officielle se mobilise pour le discréditer : résultat : il crève tous les plafonds des achats !
5) Le Gouvernement Valls 2 : il a 15 jours d'ancienneté, il ne bénéficie d'aucun sursis, aucun nouveau souffle. Il est déjà usé après 15 jours.
La crise systémique, c'est quand l'effet toxique de discrédit est tel que le système ne peut plus durer puisque la défiance accrédite toujours une autre grille de lecture qui ne permet pas de régler les problèmes. Dans ces circonstances, différer l'arrêt du système, c'est augmenter les conséquences des dérèglements.
Voilà la réalité des faits.
En septembre 2008, lors de la crise financière, c'était le même dispositif appliqué à des actifs dont le système savait qu'ils ne pouvaient plus mériter la confiance donc les échanges. Qu'est ce qu'un marché financier sans des échanges ?
Aujourd'hui dans la politique, c'est la même situation : la crise du système a atteint de telles dimensions que le système crée des effets mécaniques automatiques qui ne peuvent être arrêtés que par … l'arrêt de l'actuel système.
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