Tous les scrutins nationaux et locaux le montrent. Entre fin janvier et mi-février, les racines des tendances prennent. Sauf accident exceptionnel, les dernières semaines de campagne ne font qu'accentuer les tendances nées.
C'est le moment où les dynamiques se créent à la hausse comme à la baisse.
Pour quoi cette date clef ? Parce que l'opinion commence à entrer dans l'élection en nombre comme en qualité de différenciation.
Sur le plan national, aucun des scrutins n'a échappé à ce constat depuis 1981 (NB : la présidentielle de 1974 a échappé à un calendrier structuré en raison du décès de G. Pompidou).
Pour la présidentielle 81,
en décembre 1980, la Sofres donne 35 % à VGE contre 19 % à Mitterrand. Le tournant intervient lors du Congrès de Créteil le 24 janvier 1981 qui marque le début de nouvelles tendances. VGE est alors donné à 31 % (- 4 points) et Mitterrand à 23 % (+ 4 points). La chute de VGE va continuer pour s’arrêter vers 28 % et la progression de Mitterrand va, elle aussi, continuer pour le porter à près de 26 %.
Cette tendance a pris naissance en janvier .
Le mois de janvier avait alors été marqué par trois faits majeurs :
– le 24 janvier 1981 se déroule le Congrès de Créteil. F. Mitterrand se détache de sa fonction de Premier Secrétaire du PS et prononce un discours rassembleur qui lui donne une « nouvelle dimension »,
– dés le 26 janvier, dans la stricte continuité de ce discours, les premiers témoignages de personnalités étaient lancés : Claude Chabrol, Yves Boisset, Elisabeth Badinter, Françoise Sagan,
– le mardi 27 janvier, Jacques Blanc, alors Secrétaire général de l’UDF et Michel Poniatowski font le tour des radios pour lancer l’offensive « supposée nucléaire » en posant la question : «y aura-t-il des ministres communistes au Gouvernement ?». L’argument qui avait fait ses preuves lors des législatives de 1978… Mais cet argument ne prend plus. La volonté de changement emporte cet argument.
La campagne avait structurellement basculé.
En 1995, il en fut de même lors de la première quinzaine de février. Chirac longtemps donné à 7 % entame sa progression face à Balladur qui débute sa descente. Chirac devient sympathique et Balladur devient … monarque. L'écart a même été de 7 % (Chirac) à 36 % (Balladur). En trois semaines, les dynamiques allaient faire les intentions de votes se croiser.
En 2002, il en fut de même entre Sarkozy et Royal.
Ce qu'il faut au cours de ces 15 prochains jours, c'est conforter et amplifier notre dynamique de progression.
Pour cela, notre équipe a 3 atouts :
1) notre équipe est la seule à pouvoir gagner un second tour : la composition même de la liste Chamussy – Cazenave – Carignon maintenant qu'elle est définitivement actée ne le permet pas. Seule l'équipe Nous Citoyens que je conduis peut susciter une adhésion positive et non pas un large rassemblement négatif. Pour ceux qui veulent changer, le vote utile c'est donc la liste que je conduis,
2) notre équipe est la seule à incarner la véritable rupture avec le système local sortant : les élus de l'UMP et de l'UDI ont appartenu à ce système. Ils l'ont co-géré notamment à des présidences de commissions à la Métro. Ce sont là des actes qui ont duré 6 ans et pas des mots qui vont durer 6 semaines,
3) notre équipe est la seule à bénéficier d'une cohésion solide loin des retrouvailles scénarisées par d'autres équipes aussi embrasées que les divisions d'hier. Tous ces excès ne sont que les masques d'ambitions individuelles.
Merci pour votre aide sur cette dynamique.
DB
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