Denis Bonzy

Elections municipales 2014 : une tempête déjà inscrite dans l’opinion

En mars 2008, la mode était alors à l'avertissement sur le style présidentiel de Sarkozy. Le désamour était né dans les premières semaines d'installation et accentué par les vacances américaines portant un style provocateur.

En 2014, la mode est très différente. Elle est à la punition. L’opinion a muté. Ou plutôt, elle est restée la même respectant les tendances profondes qui avaient fait la victoire de 2008 puis celle de 2012 mais elle est exaspérée par le fait d'être trahie.

L'opinion veut donc sanctionner. Elle va sanctionner tous les partis classiques de gouvernement qui ne l'entendent pas, qui ne l'écoutent pas, qui la déséspèrent.

La tempête est inscrite dans les actuels sondages.

A Grenoble, cette tempête contre les forces politiques classiques sera probablement encore plus forte que dans des villes aux circonstances plus modérées.

Le PS va payer


le prix lourd de l'usure de 18 ans de pouvoir absolu localement qui ont donné naissance à une élite locale coupée de la base, à des relais habitués à des services maintenant jugés "normaux" mais surtout à tous ceux qui considèrent qu'ils méritent mieux ou davantage.

Si le temps n'usait pas, cela se saurait et pourquoi Grenoble échapperait à la règle ?

Il en est de même pour la liste UDI – UMP parce qu'elle symbolise la caricature des accords d'appareils politiques : désignée par Paris et non pas à Grenoble, composée de sortants exclusivement, mobilisée par une réaction "ne laissez pas passer les jeunes ni des indépendants", agrégeant des sensibilités hier incompatibles (Carignon + Cazenave + des "centristes" très proches du PS) … : tout est réuni pour un vote sanction comme ce  fut déjà le cas ces dernières années.

Pour que ce climat de sanction ne soit pas l'évolution dans une aventure inconnue, c'est notre équipe qui constitue l'alternative.

Elle est animée par un projet clair, solide, sérieux.

Elle a été la première et la seule à s'engager sur une diminution de la pression fiscale aujourd'hui déclarée "grande cause nationale" par François Hollande. Elle est composée d'un équilibre entre des personnalités nouvelles et d'autres plus expérimentées.

Elle a été labellisée par le mouvement national le plus récent (Nous Citoyens) qui incarne la dynamique de ceux qui veulent changer pour de vrai la politique française.

Bref, elle permet d'exprimer la tempête sans emporter dans la destruction tout l'édifice.

C'est ce choix qui assure actuellement notre originalité et le soutien croissant dont nous bénéficions sur le terrain.

DB

Blé 2

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