Je suis actuellement très surpris et déçu par le climat global de préparation du choix de mars 2014 dans l'agglomération grenobloise.
La culture de "ravis de la crèche" des élus sortants me semble d'une inconscience et d'une irresponsabilité irréelles. Est-ce que nous voyons la même agglomération ? Insécurité, saleté, embouteillages, déficits records, clientélismes généralisés … : comment s'en satisfaire ?
La culture du "progrès impossible" gagne en permanence du terrain. Elle est l'alliée des "ravis de la crèche" qui ont l'arrogance de dire avec facilité que tout autre projet serait impossible parce qu'ils ont progressivement acquis la certitude d'être les propriétaires du pouvoir et que tout "progrès" en dehors d'eux serait impossible. C'est la fatalité du non choix !
Qu'est qu'une démocratie s'il n'y a plus d'espace pour le choix ?
Mais surtout, comment pourrait-il y avoir matière à ne pas choisir quand on voit la réalité actuelle.
Ici, il y aurait donc "vocation" à
vivre des impôts records, à aider les roms et pas les seniors précaires, à se faire voler son sac dans les jardins publics, à voir des travaux à tous les coins de rues dans le désordre le plus total, à n'avoir aucun grand projet collectif innovant, à ce que les arbres disparaissent de la ville, à ce que les commerces ferment … : voilà donc le nouveau "modèle grenoblois".
Tout ce qui est possible ailleurs, ne le serait donc plus ici ? Et pourquoi ?
A 120 jours du choix des municipales, l'agglo est dans une torpeur irréelle.
Une partie de l'UMP ne connait qu'un projet : se donner en spectacle en cassant la vaisselle sur la place publique, sans la moindre pudeur ni sans le moindre respect du collectif global pour l'alternance nécessaire. Mais la souhaitent-ils vraiment ? Cette partie vient d'être suivie par un quarteron d'UDI qui cautionne donc de telles méthodes. Qu'il y ait des divergences, c'est normal. Mais faut-il toujours s'étaler sur la place publique ? N'y a-t-il pas d'autres moyens plus sérieux de régler des différends si la volonté réelle est de les régler ?
Lepage, ex ministre de l'Environnement, vient apporter son soutien aux bétonneurs qui ont décidé d'un SCOT qui tourne le dos à tous les enseignements des autres expertises.
Pas un épisode de la politique locale ne répond à une grille de lecture qui ne soit pas déconnectée des réalités et liée à d'exclusifs intérêts personnels politiciens. Qui est copain avec qui ? C'est la seule clef des arbitrages.
…
Dans ce climat pesant, peu ragoûtant, la mode évolue vers le non-engagement : à quoi bon ? Pour quoi faire ? Est-ce bien possible ? …
Au moment où il est question du déclassement de l'agglo et d'un déclassement à prix d'or pour les contribuables qui payent les impôts records, comment pourrait-il être concevable de s'abstenir, de regarder en spectateur, bref, de ne pas être citoyen tout simplement ?
Ici, on clique pour soutenir les "bonnets rouges bretons" mais on met les pantoufles pour changer les choses dans sa rue ?
Ici, on s'enthousiasme pour les classements américains sur la nouvelle technologie, mais au sein même du périmètre de la Métro, Internet haut débit n'existe toujours pas.
Ici, …
La liste des exemples des déclassements est considérable mais le débat des projets est étouffé, quasi-impossible.
Progressivement, le choix avance au bord du gouffre.
C'est une réalité qui devrait être partagée bien au-delà de l'égoisme des enjeux personnels car elle est d'une extrême gravité quand, sur le terrain, on voit des pans territoriaux locaux entiers qui sont à l'abandon tout simplement.
DB
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