Denis Bonzy

Grenoble : mars 2014 = « 1983 bis » ? Non = 1788 !

Bernard Soulage, l'ancien directeur de cabinet de Michel Destot, a prévu ce week-end sur TF1 la défaite de la gauche sur Grenoble dans le cadre d'un "1983 bis". C'est déjà une avancée vers une première lucidité sur le climat local. Mais Hollande + bilan Safar = révolte et pas réformisme. 

En mars 2014, ceux qui vont voter pour les listes de gauche apporteront leur soutien au Gouvernement PS + Verts. Ils exprimeront leur approbation


pour la politique actuelle et conforteront Hollande dans ses projets : fiscalité toujours plus lourde, politique toujours plus punitive comme le projet sur les modalités de désinscriptions des chômeurs …
Grenoble 1788

Mais à Grenoble, laboratoire revendiqué du Hollandisme matiné de DSK (c'est dire la valeur symbolique du cocktail), le bilan national est déjà entré dans les faits : insécurité galopante, fiscalité oppressante, clientélisme sans limite, gaspillages récurrents. 

Des mesures qui ont été mises en oeuvre avec la duplicité complaisante de la classe politique d'opposition, ce qui n'avait jamais été le cas en 1983. J'invite les "historiens" à relire les écrits de René Michal en 1982 sur l'économie locale et les "Rencontres de Grenoble" dont le commissaire était … Michel Destot , ceux de Robert Mosnier, les déclarations d'Alain Carignon, le dépliant de candidature de JP Saul Guibert en juin 1981, les tracts de Françoise Paramelle comme Présidente de SOS Grenoble … : le mot "opposition" avait un sens.

Si la matière des années 2000 avait été disponible en … 1983, il est difficile d'imaginer la contestation d'alors.

Ce passif des années 2000 (ville sale, quartiers frappés d'insécurité, exclusions croissantes, citoyens pas écoutés, habitants laissés sans réponse lors de requêtes pourtant essentielles, gaspillages sans fin comme si le fric public pouvait toujours être lancé par les fenêtres …), c'est le passif de toute cette classe politique sortante. 

C'est ce climat d'exaspération qui fait que mars 2014 s'annonce comme 1788, la journée des tuiles. Un tout autre climat que la douceur prévue par Bernard Soulage.

DB

Commentaires

Une réponse à « Grenoble : mars 2014 = « 1983 bis » ? Non = 1788 ! »

  1. Avatar de Jean-Jacques
    Jean-Jacques

    Grenoble c’est aussi les encombrements structurels, perpétuels, la pollution (l’une découlant en bonne part des autres), un TGV qui met presque autant de temps pour aller de Saint-Quentin-Falavier à Grenoble que de Paris à Saint-Quentin, pas de Rocade complète, pas d’ouverture autoroutière vers Gap, ville sœur, vers la Méditerranée, pas d’autoroute Grenoble-Bourg, la crasse, un parc Mistral qui se termine en quasi-friches vers l’Isère, découpé par un ex-giratoire (des JO), qui n’attend qu’une fée pour reprendre du service et contribuer à un peu moins de viscosité (il faudrait, évidemment, le recouvrir d’une dalle engazonnée pour assurer une continuité jusqu’à la rivière), une rive très mal aménagée dans ce secteur. Pour faciliter l’accès au stade, je préconise un parking-silo (mais traité esthétiquement, ça va de soi) sur les anciens terrains de l’armée, une passerelle piétons vers Mistral, doublée d’une navette automatique suspendue.

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