Municipales approchant, le blog de Michel Destot connait un frémissement de billets. C’est ainsi qu’il est possible d’apprendre que, lundi 5 août, le maire sortant de Grenoble s’est rendu chez Cowork, société de travail partagé. Cette société est une remarquable réussite méritant un environnement considérablement plus porteur (locaux, financements, promotions …). Une société qui, en fin de billet, est félicitée pour « être en phase avec la créativité de notre ville« .
Ce billet dénote, si besoin était, les trois griefs majeurs qui doivent être effectués à la politique économique municipale.
1) Une culture de « l’économie dirigée » :
une entreprise n’a pas à être « en phase » avec la « créativité d’une ville ». Elle doit être libre, en phase avec le seul marché.
2) Cette culture de l’appropriation publique de l’initiative économique correspond à « l’esprit CEA » qui vit sur les fonds publics, où les relations incestueuses entre le public et le privé sont permanentes, institutionnelles.
3) Cette culture locale du « tout CEA » a conduit à délaisser d’autres pans entiers de l’économie locale dont le numérique.
En mars 2014, il faut tourner la page de ces trois échecs culturels pour évoluer dans trois autres directions :
1) Libérer la créativité des entreprises par une approche plus humble des collectivités publiques
dont les principaux services à rendre aux entreprises sont ceux d’une fiscalité locale faible, d’une administration locale simple, d’une infrastructure locale performante (voies de communication).
2) Diversifier les actions municipales en sortant du « tout CEA » actuel et ce à destination des différents segments : entreprises, commerces, artisans.
3) Encourager le sens du risque par la mise en place d’amortisseurs locaux d’échecs dont l’enjeu des garanties personnelles.
Ce sont des mesures de ce type qui rendront à Grenoble et à l’agglomération ses réelles capacités novatrices. Aujourd’hui de nombreux entrepreneurs ont quitté Grenoble pour aller vers des territoires plus porteurs, plus prometteurs.
Tous ces départs sont autant d’emplois locaux perdus.
Une Grenobloise, Cécilia Durieu, est l’une des spécialistes nationales de ce segment de marché.
Or l’emploi doit être la priorité des priorités.
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