La vague de rejet de la Métro a pris corps. Jean-Marc Uhry en rendant sa délégation de Vice-Président est le probable précurseur d'une tactique politique de maires péri-urbains qui, bien qu'associés aux décisions de la Métro depuis plusieurs années, vont tenter de devenir des anti-Métro pour suivre l'opinion.
Car l'opinion déteste la Métro. Elle coûte cher et l'opinion ne voit pas ses côtés positifs. Normal puisque les élus PS passent systématiquement le mistigri à la … Métro : dernier exemple en date l'hypothèse du transfert d'Alpexpo.
La Métro est ainsi devenue la voiture – balai des affaires en perdition avec
en prime le symbole du Stade des Alpes qui, pour les contribuables, est la caricature du gaspillage public : 100 millions d'euros pour un équipement public vide !
Mais l'impopularité de la Métro n'est qu'à ses débuts.
Le SCOT et la mise en conformité des PLU accélèrent la déferlante.
Dans le péri-urbain, un équilibre pragmatique était né puis respecté. L'habitat est diffus.
Cette logique répond à deux réalités.
D'une part, le choix de l'habitat individuel ou de faible densité. D'autre part, le respect du droit de propriété perçu comme faculté d'urbaniser des parcelles pour ses enfants ou pour équilibrer les recettes familiales.
Ces deux réalités sont désormais totalement modifiées. L'habitat sera densifié, centralisé. Bon nombre de terrains pré-urbanisés sont déclassés. La zone dite dangereuse est étendue dans des conditions déraisonnables. C'est tout un équilibre d'urbanisation qui est remis en question.
Cette remise en question est très impopulaire. Une impopularité qui dépasse les clivages politiques.
En rendant sa délégation, Jean – Marc Uhry (Maire de Poisat) ne protestait probablement pas d'abord contre la ZAPA mais recherchait le "nouvel oxygène personnel" en tentant d'éviter d'être scotché au bilan de la Métro.
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