Denis Bonzy

KETs SUMMIT : les privilèges du système CEA à Grenoble ont franchi les limites de l’acceptable

Se déroule aujourd'hui le KETs Summit sur le site du CEA Grenoble. Arnaud Montebourg devait venir dans le cadre de la chorégraphie des visites ministérielles mises en scène par le service communication de la Ville de Grenoble. Mais il a renoncé.

Plus sérieusement, l'inégalité instaurée depuis plusieurs années dans l'agglomération grenobloise entre entreprendre dans le périmètre du CEA de Grenoble et en dehors de ce périmètre est l'une des injustices qui mérite une correction urgente en cas d'alternance en mars 2014.

Il ne peut y avoir à ce point deux économies aussi déséquilibrées dans les aides publiques. 

Il n'est pas acceptable pour l'esprit d'entreprendre que des inégalités aussi importantes puissent être mises en oeuvre dans le régime des risques : inexistant d'un côté et absolu d'un autre.

Les privilèges du système CEA à Grenoble ont franchi les limites du tolérable.
Proposition 56 

Une économie saine est une économie diversifiée.

C'est une économie qui veille à valoriser tous ses métiers sans créer des distorsions inadmissibles.

C'est une économie qui fonctionne à partir de marqueurs publics clairs sur les retours sur les investissements publics en ne se réfugiant pas derrière un pathétique "ces mystères nous dépassent donc feignons d'en être les organisateurs". 

L'économie réelle de l'agglomération grenobloise traverse une période difficile : commerces, artisans, PME.

Il est temps de regarder des réalités en face sans être prisonnier de "l'économie des mots chics" qui coûte un prix choc aux contribuables locaux.

 

Commentaires

Une réponse à « KETs SUMMIT : les privilèges du système CEA à Grenoble ont franchi les limites de l’acceptable »

  1. Avatar de Antoine
    Antoine

    Amusant de voir qu’un territoire « de l’industrie lourde » (Newcastle : http://www.bbc.co.uk/news/magazine-21329832) a réussi à devenir le lieu où entreprendre et finalement le cocktail est simple :
    – avoir des loyers abordables,
    – lancer un programme d’accélération … et non pas d’incubation : l’idée est de faire radicalement changer les business en 3/6 mois au contact de mentors et en validant le besoin client … et non pas « planter » les graines d’un business, et voir si, en le laissant dans un bureau pendant 18 mois, on arrive à qqch
    – investir un ticket significatif 50/100k€ pour provoquer l’intérêt de se lancer … finalement ce que fait un peu Kima Ventures … mais sans la dimension accélération.
    Il y a en effet beaucoup de choses à changer à Grenoble. Vous avez raison. Bonne chance !

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