Denis Bonzy

Sillon Alpin : un projet commun franco-suisse pour des JO d’hiver

Aujourd'hui, avec une Europe en crise et un "couple franco-allemand" en recherche de lui-même, un think tank propose une candidature franco-allemande pour les JO d'été 2024.

S'il y a matière à une candidature internationale, c'est à l'axe alpin de l'engager pour des JO d'hiver. C'est le probable meilleur moyen pour donner naissance puis pour structurer de façon efficace le Sillon Alpin.

Il faut passer de l'éclatement irrationnel


(situation des candidatures divisées de Grenoble et d'Annecy pour 2018) à une candidature d'ampleur recouvrant une réalité territoriale : les alpes du nord : de Genève à Grenoble. Geneve

Au moment où la région Rhône-Alpes implose avec des conventions interdépartementales privilégiées (les 2 Savoies) , avec des métropoles qui font sauter les frontières des cadres départementaux (comme l'axe Lyon -St Etienne – Vienne – Bourgoin), c'est à l'agglomération grenobloise de prendre cette initiative.

La Communauté de Communes du Pays de Gex (CCPG) est en train de créer un syndicat intercommunal à vocation internationale avec Genève. 

Il est temps que le Sillon Alpin sorte enfin des cartons et des discours. C'est la condition du désenclavement de l'agglomération grenobloise, de son attractivité, de l'emploi.

Voilà une occasion à ne pas manquer. La France ne sera pas choisie pour deux Jeux à saisonalité complémentaire. La compétition est ouverte. c'est un rendez-vous à ne pas manquer.

Vice-Président chargé des finances à la Région Rhône-Alpes lors des 4 années qui ont précédé les JO d'Albertville de 1992, j'ai pu constater l'immensité de l'accélération de développement que ce défi avait autorisée.

L'agglomération grenobloise est en retard. Elle est déclassée dans de nombreux domaines. Il lui faut réagir. Les véritables occasions ne seront pas nombreuses. 

Denis Bonzy

Commentaires

3 réponses à « Sillon Alpin : un projet commun franco-suisse pour des JO d’hiver »

  1. Avatar de Kévin

    Bien que l’idée soit particulièrement intéressante, elle paraît néanmoins irréalisable et ce pour la simple et bonne raison que la Charte du Comité International Olympique (CIO) exige qu’une candidature ne peut concerner qu’un seul État.
    La seule exception réside dans la programmation de compétitions hors de la Ville Candidate. Ce fut le cas cette année avec les compétitions de voile qui n’ont pas été organisées à Londres même, mais sur la côte. Le principe est le même pour les matchs de football.
    Historiquement, il y a toutefois eu l’exception des Jeux de Melbourne 1956. Les compétitions équestres s’étaient alors déroulées à Stockholm en raison de l’interdiction d’accès des chevaux sur le sol australien…

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  2. Avatar de Virginie
    Virginie

    @ Kevin
    Les textes sont faits pour évoluer à plus forte raison en période de mondialisation.
    J’aime bien cette idée de compétitions sportives répondant à des frontières nouvelles et à des partages de financements :http://www.lemonde.fr/sport/article/2012/08/21/une-candidature-franco-allemande-aux-jo-2024_1748059_3242.html

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  3. Avatar de Kévin

    @Virginie
    Effectivement, les textes sont faits pour changer mais le CIO est une organisation particulière qui ne répond à aucune autre volonté que la sienne.
    Au regard de l’archaïsme qui existe en son sein sur certains points, il n’est pas certain que la règle change de sitôt…

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