L'actuelle élection dans la Province de Québec est peut-être un tournant dans les démocraties occidentales. Depuis l'entrée en campagne, pas le moindre faux pas des jeunes candidats. Ils manient les symboles avec une dextérité hors du commun. Si le 4 septembre est "leur" victoire, le partage de telles initiatives avec d'autres pays est inéluctable.
Que porte ce mouvement ?
1) Le refus des "impostures" : ils veulent vivre, mériter, gagner, conquérir … et ne pas se contenter de "temps morts" à remplir. C'est le refus des impostures de la société de consolation faite de moitiés, de résignations, de fatalités.
2) Etre en vie, c'est penser au lendemain et aux autres : avec cette affirmation, ils cassent les habitudes de l'immédiat et de l'égoïsme. C'est la ré-introduction du débat sur le sens même de la politique comme des conditions de vie en collectivité.
3) Il est toujours possible de "changer la vie" : depuis plusieurs années, cet objectif avait quasiment disparu des débats publics. Ils remettent cet objectif en priorité pour tous : de la santé pour les aînés à l'égalité d'accès à l'emploi en passant par l'aide au logement …
Ils veulent le luxe de masse dès que le sujet en question n'est pas futile. Cet état d'esprit est une transgression des modes de pensée des dernières années où la masse semble vouée à l'appauvrissement généralisé.
Ils ont un discours qui ne parle pas de "rêve" mais de réenchanter la vie quotidienne, ce qui est très différent. Bref, ils ne se résignent pas à ce que demain soit pire, partout et pour le grand nombre.
C'est une formidable claque aux mauvaises odeurs de la politique des dernières années. Et ils n'entendent pas solliciter mais décider.
Il y a là une logique d'universalité pour les jeunesses occidentales qui fait de cette élection une circonstance hors du commun. Il est très probable que la jeunesse de France n'acceptera pas longtemps d'être un train en retard sur une telle mentalité.
Pour en lire davantage, cliquer sur le lien suivant : l'élection du nouveau siècle
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