Pour le PS 38, le premier tour du 10 juin dans le cadre des élections législatives 2012 marque une situation très atypique.
1) Sur les "trois barons PS historiques",
deux d'entre eux ne sont plus candidats :
– Migaud a quitté le Sud Isère en mai 2010 pour la Cour des Comptes,
– Vallini a quitté l'Assemblée Nationale pour le Sénat.
2) Il ne reste donc que Michel Destot mais avec l'amertume manifeste de sa non-nomination ministérielle qui est allée à son adjointe G. Fioraso.
3) Vallini et Migaud n'ont pas mis en place un réel dispositif de dauphins pour assurer la durée. Revol, ex-suppléant de Vallini, est sur la touche. Battistel tente de garder son fauteuil de députée alors même qu'elle a été battue aux cantonales en mars 2011, preuve si besoin était de la fragilité de son implantation personnelle y compris dans son terrain de proximité.
4) La gauche iséroise règle ses comptes après le gouvernement Ayrault. Sur Grenoble, des voix pourraient manquer à Fioraso. Il faudra suivre avec attention la participation et les résultats sur des bureaux de votes traditionnellement très favorables au PS. Dans d'autres endroits, c'est la guerre Vallini / Destot qui fait rage ouvertement. Le 6 juin, le quotidien Le Monde publiait un reportage sur Grenoble. Le journaliste avait manifestement fait le tour de toute la garde rapprochée de Michel Destot. A quoi consacrait-il son encadré de bas de page et en caractères gras : aux ennuis judiciaires … d'André Vallini. Le soir même à 21 heures 10, André Vallini publiait dans des conditions originales une décision d'étape du Procureur de l'Isère coupant court à une partie des informations publiées dans Le Monde du jour. Ambiance …
5) Sur la 2ème circonscription, la rivalité PS / Front de gauche a repris de plus belle.
En conséquence, en l'absence d'état de grâce du PS sur le plan national comme le confirment toutes les enquêtes d'opinion les plus récentes, ces tendances locales devraient marquer un premier mouvement de balancier pour la droite en Isère.
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