Dans quelques jours, les Etats-Unis connaitront leur « super mardi ». 10 Etats vont voter pour désigner au total 419 délégués (voir vidéo ci-dessous).
Avec l’histoire spécifique de ce pays, les primaires sont installées comme un outil de régulation de la diversité. Les primaires permettent que la diversité reste une richesse et ne devienne pas une machine à perdre.
En France, beaucoup de retard a été pris dans la gestion pacifiée et organisée de la diversité. Ce retard a parfois suscité des conséquences lourdes.
Il ne faut pas oublier par exemple que, dans le Département de l’Isère en mars 2011, la majorité présidentielle (UMP) n’a eu pas un seul candidat dans un canton du ressort de la l’agglomération grenobloise.
Cette situation peut-elle se reproduire lors des législatives ?
C’est possible.
Le FN en milieu urbain peut compter sur un seuil sécurisé de l’ordre de 17 %. Il reste donc 33 % aux autres formations de droite dans le meilleur des cas si l’on considère que les circonscriptions électorales sont dans un rapport droite / gauche de 50 / 50 ce qui est déjà parfois une base optimiste pour la droite.
Il reste donc 33 % à se » répartir » pour d’éventuels autres candidats de « droite ». Si la majorité présidentielle explose et que chacune de ses formations politiques cherche à se compter, notamment pour engranger ensuite sur 5 ans les financements publics qui en résultent, un potentiel cumulé de près de 13 % peut alors être représenté par le Nouveau Centre, le Parti Radical, République Solidaire sans intégrer l’impact du Modem.
Cela signifie que, dans le meilleur des cas, le candidat ou la candidate UMP descend à 20 % et à la condition qu’il n’y ait pas de candidature DVD qui s’ajoute.
Le rapport entre le candidat de droite et le FN entre alors dans une zone qui n’est plus sécurisée.
Cette réalité des chiffres devrait mériter un examen plus sérieux.
La multiplication des candidats ne fait pas augmenter le potentiel global des voix à se « répartir ». Cette multiplication fragilise chaque candidat de l’opposition départementale.
Il ne faudrait pas que les cantonales de mars 2011 n’aient été que la première étape d’un processus trouvant une application de plus en juin 2012.
Ce qui est sûr, c’est que l’ensemble de l’opposition départementale y compris avec toutes ses tendances associatives non partisanes gagnerait à fixer rapidement des modalités pratiques d’organisation de la diversité pour les élections locales de 2014.
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