Au début, l’alerte sur l’état des finances locales dans l’agglomération grenobloise a été donnée par deux sources indépendantes : l’association « le renouveau citoyen » et nous. Puis, ce fut un reportage dans le Journal du Dimanche sur les dettes toxiques et Grenoble sur le podium.
Puis, ce fut 4 pages dans le quotidien Libération. Cet article a été repris sur deux pages par le quotidien régional Le Dauphiné Libéré. Puis, ce fut le Figaro Magazine qui a publié des tableaux relevant des informations techniques de l’Institut Thomas More.
Maintenant, c’est au tour cette semaine de la revue technique « Capital » qui présente Grenoble comme :
– une Commune parmi les plus endettées,
– une Commune parmi les plus imposées,
– avec une hausse supplémentaire des impôts locaux incontournable.
Cette succession de révélations majeures se déroule dans un climat politique local irréel :
– les pouvoirs locaux sont installés dans le déni pur et simple des réalités,
– l’opposition politique au sein des Assemblées directement concernées ne prend aucune initiative significative sur ce dossier très important. Elle pourrait demander des séances exceptionnelles tant à la Métro qu’à la Ville de Grenoble. Poser des questions majeures et refuser de siéger tant que les questions légitimes n’auraient pas reçu de réponses précises … Les actions éventuelles sont nombreuses pour que les contribuables soient mieux respectés. On est loin de cet exercice démocratique.
Or, les contribuables ont droit à être mieux respectés.
Des contribuables mieux respectés en ayant droit à la vérité des chiffres comme des causes.
Des contribuables mieux respectés en ayant droit à la visibilité quant à la sortie pluri-annuelle de cette crise financière locale.
Parce qu’il y a bien crise financière locale. Beaucoup est fait à ce jour pour la cacher ou du moins pour retarder son exposition au grand public. Comme l’augmentation de la TVA sur le plan national, c’est une autre forme de taxe sur la consommation qui sera la sortie par la hausse toujours plus forte des taxes : l’installation du péage urbain, sorte de taxation sur la consommation des voiries locales.
Il serait temps de dire la vérité sur tous ces points. La majorité et l’opposition perdent beaucoup en crédibilité à ne pas vouloir regarder en face cette réalité désormais incontournable.
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