Denis Bonzy

Quand la crise financière entraîne la crise de l’offre politique

Le dernier sondage Ifop pour Atlantico est passé quasi-inaperçu dans des conditions étonnantes. Sur la question de la crédibilité pour résoudre la crise, que répond l'opinion :

1) Hollande est plus crédible que Nicolas Sarkozy :


 26 % / 25 % : ce chiffre montre, si besoin était, combien le positionnement actuel du Chef de l'Etat n'est pas en phase avec l'état de l'opinion.

2) Qui est le plus crédible : "ni l'un ni l'autre" : 49 % !

Près de 50 % de l'opinion ne fait donc pas confiance aux deux représentants des deux principales formations politiques pour résoudre la crise. C'est dire combien la crise financière a décrédibilisé l'offre politique habituelle.

La crise financière n'emporte pas seulement avec elle les économies. Elle emporte toute une génération de responsables politiques qui sont perçus comme ayant d'abord menti :

– menti sur les chiffres avec des prévisions de croissance irréalistes,

– menti sur les mesures mises en oeuvre à l'exemple de l'assainissement bancaire après novembre 2008 jamais mis en oeuvre et toujours promis,

– menti sur le montant réel global de la facture,

…

La politique de la crise est d'abord devenu la crise de la politique. Ce terrain ouvre considérablement le jeu pour mai 2012.

NB : pour rappel : depuis hier, parution du numéro 3 de la lettre du Changement :

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