Denis Bonzy

La Métro de Grenoble protège-t-elle assez les intérêts des contribuables locaux ?

Combien de millions d'euros partent actuellement en fumée dans la gestion de la Métro de Grenoble ?

Le Stade des Alpes va rester vide pendant encore 12 mois au minimum. La Métro a déjà inscrit 850 000 € en provisions pour des créances qu'elle considère irrecouvrables par le dépôt de bilan de la SASP GF 38. Mais il est à craindre que ce montant ne suffise pas.


Le dossier de l'appel éventuel en comblement de passif risque de se poser pour la Métro et / ou pour la Ville de Grenoble de façon très sérieuse. L'arrêt de la Cour de Cassation du 15 juin 2011 dans le dossier de la Ville d'Angoulême mérite une attention toute particulière en l'espèce.

Pour l'instant, le montant global du passif n'est pas connu. La circularisation des créanciers suit son cours légal et naturel a fortiori avec de probables créanciers internationaux ouvrant des délais légaux plus importants en matière de déclarations.

Mais l'ardoise s'annonce très lourde.

Le rachat anticipé d'un emprunt toxique Dexia pose des questions de fond. Ce ne sont pas des questions partisanes mais de morale. Il faut d'ailleurs noter au passage que les politiques PS et UMP ont voté dans la même direction en la matière.

La dette de Dexia est comparable à celle de la Grèce. Les dirigeants de Dexia ont perçu des rémunérations et des "retraites chapeaux" par millions d'euros pour "récompense" de cette situation. Est-il normal que la Justice ne soit pas saisie ? Non. La Métro ne doit pas racheter la dette en question à plus de 13 % mais engager une procédure en justice et livrer le bras de fer.

Les contribuables épongent des agissements gravement fautifs de banquiers qui, quand ils sont en "position de force",  poussent à la faillite y compris personnelle des ménages d'artisans, de commerçants… Ils doivent assumer leurs responsabilités quand c'est leur tour.

Avec le recul du temps, la présente période sera d'abord un immense échec moral marqué par l'irresponsabilité d'une caste qui a touché des pactoles pour mener un système à la faillite et parfois même en ayant connu des alertes officielles comme pour Dexia.

La Métro doit engager des actions en justice pour obtenir la sanction de la présentation fautive qui lui a été faite en l'espèce viciant le contenu de son engagement initial. Si elle ne le fait pas, cette situation sera grave sur le fond et nécessitera des explications de première importance.

A ce jour, objectivement, la Métro de Grenoble ne protège pas assez les intérêts des contribuables locaux. Il est temps de se demander pourquoi. 

 

Commentaires

2 réponses à « La Métro de Grenoble protège-t-elle assez les intérêts des contribuables locaux ? »

  1. Avatar de ARNAUD
    ARNAUD

    Bonjour Monsieur,
    Je suis électeur de gauche (PS). J’ai 27 ans. j’ai contracté un emprunt pour mes études d’ingénieur. Aujourd’hui, je paye 350 € par mois pour rembourser cet emprunt. Je vis dans un petit appartement parce que ce remboursement cumulé à ma location ponctionne toutes mes possibilités financières en dehors de ma consommation courante.
    En 2014, tous les élus qui ont voté vendredi pour le rachat du prêt Dexia donc pour éponger cette dette, non seulement je ne voterai pas pour eux mais je vais aller à chacune de leurs réunions publiques pour demander des explications. Et a plus forte raison s’ils sont PS.
    On n’est pas de gauche en s’auto-proclamant ainsi. C’est par des actes. Quand on devient l’allié des banques dans les circonstances actuelles, le peuple ne peut rester complice d’étiquettes qui n’ont plus de sens.
    Ils ont perdu ma voix et je vais faire en sorte que nous soyoons les plus nombreux possibles.
    Je viens d’adhérer à votre club.
    Arnaud

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  2. Avatar de HUGUETTE de Grenoble
    HUGUETTE de Grenoble

    Moi ma situation est différente de celle d’Arnaud qui a laissé un commentaire qui me touche et que je comprends tout à fait. J’habite vers Place St André à Grenoble depuis plus de 20 ans. Souvent avec mes petits-enfants, je les amène le mercredi à la Bastille quand la météo est bonne bien entendu. Je le dis tout net à Monsieur Destot, je n’entends pas me servir de bulles aux couleurs d’une banque comme la BPA. Tant que cette publicité sera là, je boycotte les bulles et la Bastille bien entendu. Je suis choquée que des éléments du domaine public puisse être peints aux couleurs d’un métier comme le secteur bancaire dont chacun connaît aujourd’hui le coût pour la société. Si c’est là la référence pour une collectivité publique, que l’on ne compte pas sur moi pour cautionner une telle propagande. En colère !!! Huguette

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